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 LOUISE OU LA VRAIE VIE

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mielpops09
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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Jeu 14 Mar - 14:59

Au commissariat, Lemoux sort de son dernier entretien d'avec Gavoilhe. Penaud et abattu, il se laisse entraîner par deux gardiens de la paix jusqu'à la sortie des bâtiments sous l'oeil satisfait de l'officier. Arrivé à la porte, il remonte tant bien que mal le col de son manteau, barrière dérisoire contre le froid et la bise hivernale. Il traverse les quelques mètres qui le séparent du fourgon qui, bientôt, va le conduire en prison. Une foule assez nombreuse est venue se rendre compte de la déchéance de l'avocat pourri. Quelques insultes fusent ça et là mais Lemoux, dans un dernier élan de fierté, les toise de son regard le plus sombre.
“ Tu ne fais plus peur à personne Lemoux. Contente toi d'avancer avant que l'un d'entre eux ne te plombe quand ils apprendront les nouvelles demain dans la presse. Tu vas encore faire la une des journaux. Tu voulais la célébrité, t'es servi!
- J'ai une question Commissaire.
- Je t'écoute.
- Qu'est devenu Walter?
- Il est parti depuis un petit moment.
- Il est au courant pour Louise?
- Absolument. Il m'a même dit que tu projetais sa mort depuis un moment déjà.. Tu vois, j'ai une autre preuve et c'est du solide!
- Ce fumier m'a vendu!
- Non, pas du tout. Je suis surpris qu'un vieux roublard comme toi soit tombé si facilement dans le panneau. Non, il n'a rien dit, toi, par contre, tu viens de serrer le noeud de ta propre corde.
- Pourquoi, un fin limier à la réputation surfaite manquait encore de preuves?
- Je voulais simplement te l'entendre dire. Ma réputation est peut-être surfaite, mais la tienne en a pris un sacré coup dans l'aile.. Allez, embarquez moi ça ! Il pollue l'air que je respire.
- On se reverra Commissaire.
- Pour sûr !je viendrai te porter des oranges en prison. Et pas plus tard que demain, je t'en apporte un kilo avec ta feuille de chou favorite. Y'aura de pleines pages écrites en ton honneur..”


Jean-François Lemoux grimpe dans le fourgon, suivi par un gardien de la paix, direction, la prison.




Noémie et Nathan, arrivent au manoir dans un taxi noir et jaune. Dans ce décor de rêve, au milieu d'une nature qui a pris des apparences somptueuses, quelque chose cloche. L'enchantement habituel des lieux ne fonctionne pas aujourd'hui, quelque chose manque, le petit quelque chose en plus qui fait qu'arriver en cet endroit est un moment magique : Xavier n'est pas là pour les accueillir. Lui, qui d'habitude attend ses employeurs ou ses invités sur le perron de l'entrée, quelque soit le temps, quelles que soient les circonstances, avec son éternel sourire sur les lèvres et un mot toujours affable, mène en ce moment un combat difficile contre la mort.
Les adolescents sont tiraillés entre l'envie de se mettre enfin au chaud et celle de retrouver leur mère et sa compagne au chevet du majordome. La maison, sans leur présence est devenue terne et monotone et, malgré la chaleur accueillante du site, un froid insaisissable s'empare d'eux.
“ Tu sens comme moi soeurette?
- Oui, c'est triste ici. C'est si vide dans cette grande baraque!
- Entièrement d'accord. Et rester ici, à attendre des nouvelles qui vont pas venir avant un bout de temps peut-être, va pas être facilement gérable.
- On a pas le choix de toute façon.
- Mais j'aimerais tellement être avec eux!
- Moi aussi, mais notre présence ne servirait pas à grand chose. Et il faut obéir à maman. Dit Noémie.
- Je pense qu'elle va avoir des questions à te poser.
- Des questions? A propos de quoi?
- Kévin.
- Bein quoi Kévin?
- Je pense qu'elle était inquiète que tu sois restée tout ce temps avec lui, tu vois ce que je veux dire?
- Oh oui, je te vois venir toi!
- Vous avez... ? Questionne Nathan.
- Ca te regarde pas ce qu'on a fait ou pas.. Je t'en pose des questions, toi, quand t'es avec Anabelle? Répond l'adolescente tout en jetant son manteau trempé sur son grand frère.
- Héhé, mais maman, oui, ça la regarde!
- On verra, je la laisse venir sur le sujet. Elle n'a pas grand chose à craindre. Je l'ai accompagné rejoindre son groupe à la répet de hard. Et puis pourquoi je te dis ça? J'ai pas à me justifier! Et mince, pourquoi elle s'inquiète toujours plus pour moi que pour toi à la fin?
- Pose lui la question, je sais pas quoi répondre à ça même si je comprends ton point de vue.
- Bon, on fait quoi Nathan? C'est d'un triste ici!
- On se rallume un bon feu dans la cheminée, on se prépare un plateau télé et on reste bien au chaud devant l'écran en attendant que maman et Virginie se manifestent.
- Ca risque d'être long..
- Un film, une wii, il va bien falloir s'occuper.
- Ca va pas être facile de se concentrer sur autre chose que sur les événements..
- Je sais, mais on va essayer, d'accord? Autant passer cette attente insoutenable de façon la plus agréable possible, tu crois pas?
- Je suis entièrement d'accord, mais je suis pas sûre d'y arriver. Aujourd'hui, c'était le jour de Xavier, son anniversaire! Maman et Virginie lui ont organisé la virée au kart pour le sortir d'ici et il se retrouve sur un lit d'hôpital, branché de partout.. Et on sait même pas s'il passera la nuit! J'avoue que ce ne sera jamais plus pareil s'il ne revenait pas.. murmure Noémie dans un sanglot.
- Oh, tite soeur, viens faire un calin. Mais si, il va s'en sortir. Xavier a déjà passé de nombreuses épreuves. Personne n'a été aussi marqué par la vie que lui et c'est ça qui ne l'en a fait aimer que d'avantage. C'est un amoureux de la vie, tu vas voir, il va s'en sortir..
- J'ai envie de te croire Nathan..
- Ce va pas ça, comme réponse.
- Ok, je te crois Nathan.
- C'est bien.. Bon, on bouge? Il commence à faire un peu frisquet ici.”




Louise et Virginie n'ont pas quitté leur position, fixant sans fin le majordome allongé dans l'espoir d'une amélioration, ne serait-ce que minime, quand le bruit strident d'une alarme retentit. Les deux femmes sursautent et comprennent immédiatement que quelque chose de très grave se produit, alors qu'un petit groupe du personnel soignant accourt dans la chambre où gît Xavier.
Chacun s'affaire à des gestes des milliers de fois exécutés lorsqu'un patient est en arrêt cardiaque. Une infirmière retire le drap avant d'y placer des électrodes, une autre met en marche le défibrillateur dont elle remet les palettes au médecin de garde.
Un premier choc, le corps de Xavier se soulève et retombe, inerte sur le lit.
La main de Louise s'agrippe à celle de Virginie, assistant toutes deux, impuissantes à une scène qu'elles revivent douloureusement.
Le bip continue de tracer sur le scope son tracé plat. Le coeur de Xavier refuse de repartir. Les deux femmes restent pétrifiées, les yeux rivés sur l'équipe médicale qui continue de s'affairer autour du pauvre Xavier.
“On recommence. Chargez.
- Ca charge...et quelques interminables secondes plus tard..chargé...
- Allez, on y va. On lâche pas le morceau. Allez, accroche toi mon grand.”


La décharge puissante soulève à nouveau le corps toujours inanimé du majordome dont le visage commence à prendre la couleur si particulière de la mort.


“ Pas de pouls”


Louise, les yeux pleins de larmes, pose son front sur l'épaule de sa compagne et les ferme fortement dans un mouvement de déni alors qu'au même instant, une aide soignante, de l'intérieur de la chambre, baisse les stores, les coupants cruellement du dernier lien qui les unissait à Xavier.


“ Allez mon grand.. Tu peux y arriver.. Il y a juste à côté, deux femmes superbes qui comptent sur toi et pour qui tu comptes beaucoup.. Chargez... Ne les déçois pas. Allez, on recommence..
- Chargé..
- Dégagez.. j'envoie..”


Pour la troisième fois, une puissante décharge traverse le corps de Xavier. Les yeux du médecin et de l'équipe médicale sont rivés sur le scope.


Dernière édition par mielpops09 le Ven 15 Nov - 22:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Sam 16 Mar - 23:18

“ C'est fini .. lâche l'infirmière d'un ton grave. Quelle tristesse.. ..”
Le Docteur Kramer baisse les yeux une fraction de seconde, triste, et résigné. Il tient encore dans ses mains fines mais puissantes, les palettes qui viennent d'envoyer dans le corps inerte de Xavier, le dernier espoir de le ramener à la vie.


“ Non, il est costaud, il peut y arriver.. Allez, on retente.. Chargez..
- Ca charge..
- Préparez une autre dose d'adré, la même.
- Prêt..
- C'est chargé..
- Reculez-vous.. J'envoie”


Une fois encore, Xavier reste insensible à la puissante décharge électrique qui vient de lui traverser le corps.


“ Non, je refuse.. Allez mon grand, accrochez-vous... Toi, la faucheuse, tu repasseras une autre fois! .. On charge!
- Ca charge docteur..
- Bon alors?
- Ca charge toujours.
- Mais bon dieu, il lui en faut du temps à charger à ce défibrillateur..
- C'est chargé..
- C'est pas trop tôt! Poussez-vous.. J'envoie..”


“Bip, bip, bip..”


“ On a un pouls! S'exclame l'infirmière
- je savais qu'on y parviendrait. Je savais que le bonhomme est un dur à cuire... Le pouls est régulier à nouveau et la respiration aussi. Surveillez ses constantes, je vais rendre des comptes à ces deux femmes qui se morfondent dans le couloir.
- Entendu.
- Quelle heure est-il?
- 20 h33
- Merci.. je préfère voir cette heure sous l'angle de la renaissance que de déclarer celle d'un décès.”


A l'extérieur de la pièce, Louise et Virginie qui n'ont pas bougé d'un seul millimètre, entendent la porte s'ouvrir sur le médecin qui vient à leur rencontre. Ce dernier lit dans leurs yeux la plus profonde tristesse mais aussi l'espoir d'une bonne nouvelle.


“ Tout va bien Mesdames.
- Oui mais.. tente d'articuler Louise, avec des tremolos dans la voix.
- Son coeur s'est arrêté mais nous avons reussi à le faire repartir. Il est vraiment accroché à la vie ce monsieur. Dit le docteur Kramer d'une voix extrêmement douce qui se veut rassurante.
- Oui, c'est un amoureux de la vie.. renchérit Virginie.. Et il sait qu'il a pas le droit de nous lâcher comme ça où ça va barder pour son matricule ! Tente-t-elle de plaisanter.
- Ah, je comprends mieux alors ! Dit le médecin en répondant à son sourire. Je pense qu'il a beaucoup de chance de vous avoir à toutes les deux vous savez.. Et ça va l'aider énormément dans les prochaines heures. Je suppose que vous allez rester à son chevet. Vous devriez allez reprendre des forces, la nuit va être longue. Vous n'avez pas bougé depuis votre arrivée. Il faut penser à vous aussi vous savez..Il aura besoin de vous en pleine forme.
- Je n'ai pas très faim lui répond Louise
- Moi non plus . Dit Virginie. Mais le docteur a raison, il va falloir qu'on se force un peu.. Où peut-on trouver quelque chose à grignoter?
- La cafétaria est encore ouverte. C'est au premier, au fond à droite.
- Merci, mais ne croyez pas que vous vous débarrasserez de nous comme ça. On sera très vite de retour.
- Je n'ai aucun doute là-dessus...
- Oh, une petite question Docteur.. Pardonnez ma curiosité, mais je crois déceler chez vous un léger accent..
- Exact, je suis Allemand et je vis en France depuis plus de quarante ans maintenant.
- Très charmant petit accent en tout cas.. Merci Docteur.. on file à la cafétaria.
- Je serai dans les parages si vous avez besoin de moi, je suis de garde.
- Entendu.. Encore merci, merci pour tout ce que vous faites Docteur.”


Les deux femmes s'engouffrent dans l'ascenseur, croisant ça et là des visiteurs sur les visages desquels elles lisent différentes expressions. Avant que les portes ne se ferment, elles aperçoivent celui d'une jeune femme en pleurs, consolée par une dame plus âgée qui semble être sa mère.
Cette image leur fait penser immédiatement à la situation qu'elles sont en train de vivre et ne manque pas de leur rappeler l'état précaire de Xavier. Le court moment de distraction avec le médecin se dissipe, retour à la réalité des choses. Elles se regardent toutes deux et fondent en larmes. Mais, Virginie, la première, se reprend. Prenant Louise dans ses bras, elle dépose sur sa bouche un léger baiser avant de lui adresser la parole tout en dégageant sur son front, une mèche rebelle.
“ Hey, non, c'est pas bien.. il faut rester fortes pour lui bébé. Il le ferait pour nous et je suis sûre que s'il nous voyait, il n'apprécierait pas que l'on soit tristes..
- je sais ma chérie, mais c'est tellement dur.
- Bien sûr que c'est dur, mais il faut qu'on le soit encore plus ! Il le faut, pour Xavier.. ok?
- Je sais mon ange.. tu as raison, tout à fait raison..” Puis, se prenant au jeu, “ Je me demande ce qu'on va trouver de bon à la caf.
- Heu, Jambon purée, jambon pâtes, couscous, frites..
- Ah, je vois, tout ce qu'il faut pour le régime..
- Bein quoi.. C'est ce que je mange moi!
- Et tu as pas un gramme en trop..lui dit Louise en la détaillant d'un regard pétillant, des pieds, à la tête.
- Merci ! Dit Virginie dans un sourire rayonnant. T'es pas mal non plus dans ton genre tu sais.. Ah ouais?
- Tout à fait. Tout ce qu'il faut, à la place qu'il faut.. et tes seins.. mmmm
- Virginie!!”


Les deux femmes rient malgré ce petit pincement au coeur persistant. Mais l'une, comme l'autre, s'est engagée à lutter contre la tristesse et la peine. Elles pénètrent dans la cafétaria où elle reconnaissent leur amie Ingrid au fond de la salle de refectoire.


“ Hey dit-elle! - Ingrid!
- Ca va les filles?
- Ca pourrait aller mieux, mais on va faire en sorte que ça aille ..
- Alors, Xavier?
- Ca va pas fort. Il a encore fait un arrêt cardiaque mais le docteur Kramer nous a assuré que tout allait bien maintenant.
- Ah, Kramer! Il pouvait pas tomber mieux. C'est un excellent toubib. Xavier est entre de bonnes mains avec lui.
- Dis nous franchement, Ingrid.. Est-ce-que Xavier va s'en sortir?
- Je vais pas te refaire le topo médical, vous le savez déjà. Mais oui, il a ses chances. Kramer a du vous le dire!
- Donc, il faut attendre le passage fatidique de cette nuit.
- Oui.
- Dis nous qu'il va s'en sortir Ingrid.
- Je ne veux pas, et ne peux pas vous donner de faux espoirs mes chéries. Je n'en ai pas le droit. A Xavier de jouer maintenant. Mais tel que je connais le bonhomme, il est pas prêt de lâcher l'affaire. Son moral va y jouer pour beaucoup.
- Mais il est à l'article de la mort, comment peut-il avoir l'envie de vivre..
- Tu parles de la conscience ma petite chérie.. Si beaucoup pensent qu'elle est dans le cerveau, je n'en crois pas un mot. Elle est quelque part, et crois moi, Xavier, il entend tout et voit tout. Alors, faites moi le plaisir de sourire, de manger un bout et de repartir du bon pied vers lui.. Ok ?”


A ce moment là, le bipper d'Ingrid se déclenche. Elle regarde la nature de l'appel et s'excuse auprès de ses deux amies.
“ Et c'est reparti.. Un malaise cardiaque.. A plus les belles, je reviens dès que je le peux!”




Le fourgon stoppe net devant les portes de la prison. Après un bref contrôle au portail d'entrée, le véhicule repart lentement avant de pénétrer dans l'enceinte de l'établissement pénitencier. Le conducteur descend rapidement, sans un mot et va ouvrir les portes sécurisées arrière du fourgon duquel descend, à pas lents, Jean-François.
La neige tombe à gros flocons sous une bise glaciale digne d'un vent sibérien qui fouette son visage blafard et éteint. Devant lui, les murs gris de la prison. Il se retourne machinalement et voit se refermer derrière lui les lourdes portes de la liberté, d'une vie luxueuse et luxuriante. Il ferme les yeux, puis, dans un souffle rauque, suit le gardien de la paix qui le mène à l'entrée principale.


“ Bon, on fait quoi maintenant qu'on a reussi à manger quelque chose demande Noémie? J'ai beau essayer de ne pas y penser, mais c'est dur tu sais..
- J'y pense tout autant que toi, tite soeur. Et je trouve que le temps horriblement long.
- Et maman qui n'a toujours pas donné signe de vie.. Ca devient intolérable! Et si on textotait maman?
- On peut le faire, mais je sais pas si elle aura notre message. Dans le service où elle se trouve, les téléphones doivent être éteints.
- Mais alors, elle attend quoi pour nous faire un signe?
- J'en sais rien, mais si elle le fait pas, c'est qu'elle a une bonne raison.
- Elle n'a pas le droit de nous torturer comme ça! On est aussi inquiets qu'elle!
- Elle sait tout ça, dit Nathan. Elle fait ce qu'elle peut. T'inquiète pas, je suis persuadée qu'on va vite avoir de ses nouvelles.
- Tu as dit ça il y a cinq minutes Nathan.
- Je sais! Mais s'il te plaît, arrête de tourner en rond et calme toi un peu. Viens t'asseoir près de moi que je te fasse un calin.
- M'assoir, mais je suis restée assise jusqu'à maintenant!
- Que tu dis! Tu fais les cent pas toutes les cinq minutes! A ce rythme là, il y aura un petit sentier sur le tapis!
- Désolée..
- Je rigolais soeurette. En fait, je suis aussi inquiet que toi, mais j'essaie de gérer.
- Bein je sais pas comment tu fais, moi j'y arrive pas!
- Viens ici, je te dis.
- Attend, j'ai froid, je rajoute une bûche dans la cheminée.
- Ils donnent quoi à la télé ce soir?
- Tu as envie de regarder la télé? Je vais même pas arriver à me concentrer sur ce qu'il y aura.
- Peut-être, mais ça cassera le silence mortel qui règne ici. Répond timidement Nathan.
- Xavier me manque, Xavier nous manque. Il manque au manoir tout entier en fait. Sans lui, tout est morne et triste.
- Xavier va revenir Noémie. Il ne peut en être autrement. Ca n'aurait plus de sens. Sa perte serait extrêmement lourde pour nous tous.
- Ce qui ne serait pas le cas de celui qui nous sert de père. Qu'il crève en taule, je m'en fiche. Mais pas Xavier, non, pas lui.
- La garde à vue est terminée, il doit être au trou à l'heure qu'il est, ou pas loin.
- Me fiche de ce qu'il fait et d'où il est. Je veux que Xavier survive.. Ah mais maman, qu'est-ce-que tu fous bon sang?”


Le témoin sonore du téléphone de Nathan indique l'arrivée d'un message. Les deux jeunes gens se précipitent vers le petit appareil.


“ Elle t'a entendue! C'est maman c'écrie Nathan - Qu'est-ce-qu'elle dit?
- Attends deux secondes tite soeur.. ah, voilà:


“” Xavier a fait un autre arrêt cardiaque mais tout va bien à présent. On est à la caf. On passe la nuit à son chevet. Vous avez mangé j'espère. J'attends réponse””


“” yep maman, pas de souci. C'est fait. Tout va bien ici. Merci pour le message, on commençait à se faire du mourron””


“” je sais les enfants, désolée. Pas pu avant. On vous recontacte dès qu'on peut. Bisous les chéris””


“” Ok maman, on attend avec vous de notre coté. Des qu'il y a du nouveau, tu dis, ok?””


“” Ok, bien sûr, bisous les chéris, @ +””


“ Cool ! Ce vieux grigou est toujours parmi nous! Dit Nathan la larme à l'oeil. Tu vois, je te l'avais dit!
- Je vois aussi que tu es plus sensible que tu ne le laisses paraître.
- C'est le rôle d'un grand frère que de réconforter sa petite soeur, non?
- Oui, mais je te signale que l'inverse est de mise aussi..
- Oui, bon, on fête ça? Tu veux un verre de coca?
- Avec plaisir!!”




Dans le long couloir, aux sols linéifiés cirés des centaines de fois, Lemoux marche lentement. A sa droite, la rangée interminable de cellules, à sa gauche, le vide, ce vide où sont néanmoins tendus des filets géants dans le but de couper toute envie aux suicidaires de faire le grand saut.
Ses pieds trainent, ses yeux scrutent chaque recoin de l'endroit où l'on entend les détenus s'invectiver et échanger quelques propos salaces.


“ Hey, ça bouge dans les couloirs les gars! Y'a d'la chair fraîche!
- Si ça se trouve, il est pas pédé.
- Il apprendra! Tu verras mec! Puis, s'adressant à Lemoux. Tu vas aimer ça”.


Un rire gras s'échappe alors des quelques cellules environnantes, les gardiens de prison continuent leur chemin sans mot dire. Enfin, un peu plus loin, un des deux gardiens fait stopper le petit groupe et fait un signe d'ouvrir la porte. Il fait signe de la tête à Lemoux et celui-ci entre.
“ Voilà ton nouveau palace l'avocat, bienvenue chez toi! Estime toi heureux, tu es en single, c'est le luxe ici!”
Lemoux jette un coup d'oeil rapide autour de lui : un lit sommaire, une table, des wc.
“ Lemoux ? Allez rentre chéri, crie un détenu. Tu vas voir, tu vas te plaire ici! Un nom digne du tien, on va s'en occuper aux petits oignons. Chuis sûr que t'as un beau cul. Garde le bien au chaud pour ma tite bite.. hahahaha
- ho, hey, l'avocat, c'est un prétentieux. Sa bite va te faire des chatouilles. Par contre, mon braquemar, tu vas bien le sentir..”.




Dans une autre prison, au même instant, le Belge, alias Eekhoud, git, allongé sur le lit minable de la cellule dans laquelle on l'a enfermé depuis quelques heures. Un bras sous sa nuque et une jambe repliée, il pense. Ca fait des heures qu'il pense. Il pense, et pense encore. Les flics ont été bien renseignés. Dans son cerveau sans cesse en ébullition, des centaines d'hypothèses ont été étudiées, analysées, encore et encore jusqu'à ce qu'il arrive à une certitude. Personne dans son entourage n'a pu commettre d'impair. Son leurre était on ne peut plus au point. Quelqu'un dans l'entourage proche de son copain Jeff a fait échouer ses plan et est le seul responsable de son enfermement. Il ne peut en être autrement. Il en est certain à présent. Un ami? Un proche? Qui a pu être aussi proche de Lemoux pour être au courant de tous leurs faits et gestes? Dans la possibilité de connaître tous les détails de leurs rendez-vous, de leurs plans, de leur rencontre à Venise et enfin, du projet d'assassinat de Louise? Qui, si ce n'est un agent infiltré? Lemoux a tant de contacts réguliers, qu'il lui sera impossible d'en déterminer l'identité.


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mar 26 Mar - 13:14

Louise et Virginie remontent à l'étage où Xavier mène un combat sans merci contre la faucheuse. Dans l'ascenseur qui les y transporte, elles se laissent aller à un petit moment de douceur, s'enlaçant et se donnant de tous petits baisers du bout des lèvres jusqu'à ce que les portes s'ouvrent.
Le silence de la nuit qui vient de tomber pèse lourdement dans le service que viennent perturber les témoins sonores des machines. Une voix qui leur est familière se fait entendre à l'extrémité du couloir, celle du Docteur Kramer qui sort de la salle des infirmières qu'elles entendent pouffer dans la salle de repos. Le médecin, tout souriant des ses propres facéties, se dirige dans leur direction.


“ Alors, vous avez réussi à avaler quelque chose j'espère! La cafétaria ne sert pas de la gastronomie de luxe mais..
- Mais elle est très consistante.. oui, je m'en suis rendue compte l'interrompt Virginie, tout sourire.
- Je n'ai mangé qu'une salade mais je peux le confirmer. On ne sort pas de table avec la faim au ventre!
- C'est ce qui compte..
- Comment va Xavier? Interroge Louise, redevenue sérieuse. Y a-t-il du changement?
- Ni en mieux, ni en pire. Mais c'est déjà une bonne nouvelle car il se maintient très bien, surtout avec ce qu'il a subi tout à l'heure. Vous ne voulez pas rentrer chez vous et vous reposer?
- Non! Non seulement il neige trop dehors, mais encore, j'ai ici, quelqu'un qui est très cher à mon coeur et que je ne laisserai pas seul, ne serait-ce qu'une minute.
- C'est bien ce que je pensais. Les fauteuils de la salle d'attente sont très confortables vous savez. Voulez-vous que je vous fasse apporter deux couvertures?
- Non, ça ira très bien. Il fait déjà trop chaud ici, répond Virginie.. Enfin pas pour moi en tout cas. Et toi chérie?
- Je veux bien moi. Je suis assez frileuse.
- J'avais bien remarqué, tu me piques toutes les couvertures!”


Le Docteur Kramer, Hans, de son prénom, ne peut s'empêcher de sourire en écoutant le couple parler. Ses yeux pétillent de malice mais aussi de joie en les voyant enfin penser à autre chose qu'au malheur qui les frappe. Galant homme, il les invite à se rendre à la salle de garde afin de leur offrir un petit café, qu'elles n'ont pas eu le courage de refuser devant tant d'affabilité. L'odeur du café envahit la pièce, redonnant enfin à l'endroit aseptisé un côté plus humain. Les deux femmes sont accueillies chaleureusement par le personnel qui reconnaît aussitôt Louise mais fait preuve de tact en ne faisant aucune allusion aux évènements en cours. Les sourires et les mots rassurants fusent sous l'oeil attentif du docteur Kramer, ravi, d'offrir à Louise et Virginie un petit moment de détente fort bienvenu.


Les sourires, les paroles et la compagnie réconfortent les deux femmes pendant un bref laps de temps lorsque l'alarme rouge retentit une nouvelle fois. Tétanisées, Louise et Virginie se regardent. Elles n'osent se retourner ou questionner le médecin, sachant par instinct de quoi il en retourne.


“ La 416 ! Code rouge.
- On y va! Prenez le chariot de réa!”


Sans le moindre stress mais avec rapidité et efficacité, le petit groupe se précipite dans la chambre de Xavier dont les fonctions vitales viennent de s'arrêter, une fois encore.
Dans les yeux merveilleux des deux femmes, la gaieté fait place à l'anxiété et la peur. Collées l'une à l'autre, les mains unies et les doigts crispés, elles assistent, impuissantes aux évènements. Mettant tous leurs espoirs dans les mains du médecin, elles prient pour la survie de Xavier malgré les dessins les plus funestes qui défilent dans leurs esprits.


“ J'ai très peur chérie.. vraiment très peur. C'est le troisième arrêt cardiaque depuis cet après-midi. J'ai si peur que cette fois-ci..
- Chhhhhhht bébé... tente de la rassurer Virginie.
- J'ai si peur mon ange..
- Je sais, mais tu dois être forte, on doit être fortes pour lui et lui apporter tout notre soutien. Il sait qu'on est là et il ne doit pas aimer nous voir ainsi..
- Allez, ils ressortent les palettes..
- Oui, pour faire repartir le coeur.. et de l'adrénaline pour donner un coup de fouet.. Tu sais bébé, ils ont fait ça des milliers de fois.. Tu dois leur faire confiance.
- Mais j'ai confiance en eux, j'ai juste peur que Xavier abandonne la partie.
- On te l'a déjà dit, Xavier est un battant. Il laissera pas tomber aussi facilement...”


Dans la chambre où le bruit strident des appareils se fait entendre, un combat acharné contre la mort est en train de se jouer. Le sourire du Docteur Kramer s'est envolé pour faire place à un pincement de lèvres qui traduit la préoccupation et l'inquiétude. En effet, les trois premières tentatives viennent d'échouer, et l'adrénaline ne semble plus vouloir agir sur un corps extrêmement affaibli.


“ On recommence, on met le paquet.
- Docteur, murmure l'infirmière.
- Je sais, mais on tente quand même.
- Docteur..
- Il suffit.. On tente une dernière fois. Allez mon grand. Tu vas pas abandonner maintenant! Allez, chargez..
- Ca charge.” Et après des secondes qui s'écoulent comme des éternités :
- C'est chargé.
- Reculez, j'envoie.. poussez vous je vous dis!”


Le médecin actionne une fois encore le déclencheur qui permet au défibrillateur d'envoyer la puissante décharge électrique dans le corps du majordome. Toute l'équipe médicale fixe à présent le scope pour guetter la moindre activité cardiaque. Les yeux de Virginie et de Louise sont rivés sur la ligne verte qui reste désespérement plate accompagnant le bruit strident de la machine, qui est devenu insupportable.


“ On arrête, murmure le médecin, abattu. Heure du décès?
- 23h43.
- Bon, débranchez le, coupez moi ces putains de machines et rendez-lui forme humaine. Je vais retrouver ses deux amies.
- Bien Docteur”


A l'extérieur de la chambre, Louise et Virginie ont fondu en larmes. Elles se tiennent, l'une, dans les bras de l'autre, pleurant tout leur désespoir et leur immense tristesse..


A cet instant, le médecin s'approche du couple et articule laborieusement les mots que tout médecin a horreur de prononcer.


“ Je suis désolé. Vraiment désolé.
- Vous aviez dit..
- chut, Louise, non. On savait que ça pouvait arriver.
- Oui, répond le Docteur Kramer, navré. Je suis désolé. Son corps affaibli n'a pas répondu aux doses massives d'adrénaline et aux chocs électriques. Nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir..
- Nous n'en doutons pas une seconde Docteur, répond Virginie.
- C'était un chic type se morfond Louise. Qu'est-ce-qu'on va devenir sans lui? Et les enfants.. je n'ose même pas y penser. Ils ne vont pas s'en remettre.”


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mar 26 Mar - 19:15

Dans la chambre, les deux infirmières, tout aussi tristes, se mettent en tâche d'executer les ordres du médecin. Lentement, la première débranche les tubulures avec une précaution infinie et un profond respect pour Xavier alors que la seconde presse le bouton “off” du scope avant de débrancher les électrodes témoins d'une activité cardiaque. Le silence retombe soudainement dans la pièce et tout le service à cette heure tardive de la nuit.
Alors qu'elle s'apprête à retirer les électrodes du torses de Xavier, sa collègue dresse la tête afin de lui adresser la parole, mais ses mots restent en suspend lorsqu'elle aperçoit derrière elle des mouvements oscillatoires sur le scope..
“ Mon Dieu, Mélanie, y'a un pouls!
- Hein?” Mélanie se retourne et n'en croit pas ses yeux.
- Vite, appelle Kramer pendant que je remets tout en place!”


A ces mots, la jeune infirmière se rue sur la sonnette d'alarme attenante au lit où Xavier semble faire une nouvelle apparition à la vie. Il ne faut que quelques secondes au docteur Kramer pour débouler dans la chambre, laissant Louise et Virginie qui comprennent très vite que quelque chose est en train de se passer. Elles observent sans mot dire l'intense activité qui se déroule sous leurs yeux.


“ Mon dieu, dit le médecin.. vite, il y a une réaction. Son coeur repart comme en l'an 40. Rebranchez tout et on continue les mêmes soins.
- Comment se fait-il ?
- La médecine n'a pas les réponses à tout Josette. Bien des mystères restent encore à découvrir. Mais là, visiblement, notre bonhomme a décidé coûte que coûte de s'accrocher à la vie. Et c'est ce qui compte. On verra plus tard pour le reste.” Puis, s'adressant à Xavier “ Les constantes sont normales, tout est normal.. Tu nous as fait un sale coup mon grand... Alors, ça suffit maintenant, ne nous fais plus des frayeurs pareilles.. ok?”


Hans Kramer sort de la chambre après avoir donné de nouvelles directives aux deux infirmières et vient trouver, tout naturellement, Louise et Virginie, qui ne lui laissent pas le temps d'ouvrir la bouche.


“ Il... il.. il est revenu ?
- Oui..
- comment ça se fait? Il était... mort.
- Oui, mais quelques instants seulement. Il a réagi, à retardement si je puis dire. Ce genre de situation est plutôt rare, mais ça arrive.
- Et si vous l'aviez pas vu?
- Le scope s'est manifesté et la cage thoracique a bougé, donc, il était impossible de ne pas le voir.
- Et maintenant, on en est où? Va-t-il survivre ou passer la nuit à nous faire ça?
- Je n'en ai aucune idée. On peut s'attendre à ce que ça se reproduise, tout comme il peut tenir jusqu'au bout de la nuit sans problème.
- On peut rester?
- Certainement. Allez vous installer dans la salle d'attente et tâchez de dormir un peu. Vous êtes exténuées, il vous faut du repos.
- Le docteur a raison, intervient Virginie. Le mieux que l'on puisse faire à présent est de penser à nous et attendre
- Tu crois que ça va être facile de penser à autre chose?
- Bien sûr que non, et se reposer ne veut en rien dire ne plus penser à lui. Et j'y pense.. tu devrais peut-être envoyer un petit message aux enfants. Ils doivent être mort d'inquiétude
- Tu as raison mon ange. Je le fais de ce pas. Ca t'ennuie si je descends fumer ou alors, tu viens avec moi?
- Non, vas-y, je reste là
- Merci chérie
- Embrasse les pour moi
- Je n'y manquerai pas. Je suis là dans cinq minutes”.




Dans se cellule, le Belge n'a en rien interrompu ses réflexions. Etre coupé de l'extérieur n'est pour lui qu'une simple anicroche sur le moment mais il sait qu'il aura vite la possibilité de contacter ses amis et de leur donner les directives à suivre lorsqu'il en aura la possibilité. Un sourire se dessine sur ses lèvres. Il n'est pas un homme que l'on met derrière les barreaux. Dehors, son armée suit de près l'évolution depuis son arrestation et attend un simple geste de sa part pour se mettre en marche. Réfléchissant depuis son enfermement, son plan est déjà tout tracé, il ne lui reste plus qu'à attendre l'opportunité pour l'exécuter.


Son plan pour mettre les flics sur une fausse piste a échoué, quelqu'un a suivi de très très près sa rencontre avec Lemoux à Venise et ce même quelqu'un était également au courant de la transaction à Montparnasse. Ce quelqu'un, il se le répète ne peut être qu'un proche à ce crétin d'avocat auquel il a eu la mauvaise idée d'accorder toute sa confiance et qui, par conséquent, l'a trahi par son incompétence. Plus les minutes s'égrennent et plus, il se persuade que Lemoux, l'incapable, mérite une petite punition.
“ Ho mec, pourquoi tu te marres?
- Pour qui tu te prends pour me parler l'avorton?
- Ho, ça va, c'était pour lancer la conversation. T'as pas dit un mot depuis que t'es là!
- Et alors, ça te pose un problème?
- On risque de passer un moment tous les deux. Ca serait cool de pouvoir s'entendre tu crois pas?
- Je suis bien mieux quand je suis pas emmerder par des sous merdes comme toi. Et tais-toi, tu m'empêches de réfléchir.
- Hey mec, t'es pas Dieu ici. Pour qui tu te prends?
- C'est là que tu te gourres mon gars. Visiblement, tu me connais pas. Tu vas apprendre à me connaître. Et pour commencer, tu vas fermer ta grande gueule, vu?”


Joignant le geste à la parole, Eekhoud se dresse d'un bond hors de son lit et agrippe le codétenu à la gorge avant de se mettre à serrer, lui broyant littéralement le larynx. D'une voix presque inaudible et au bord de l'apoplexie, le gaillard qui dépasse le Belge de plus d'une tête, articule du mieux qu'il peut.
“ Ok mec, j'ai rien dit.. j'ai compris, j'te fous la paix..
- C'est bien, tu comprends vite. Si j'ai besoin de toi, je te le ferai savoir. Tu peux m'être utile et si tu fais correctement ce que je peux te demander à l'avenir, tu seras récompensé. Mais pour le moment, va te mettre dans un coin et fais toi oublier. Si j'ai besoin, je te sonnerai.”


Eekhoud desserre ses doigts noueux et retourne s'allonger, satisfait, alors que son compagnon de cellule récupère peu à peu son souffle, tout en frottant son cou.


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Sam 30 Mar - 20:09

Dimanche :


Chacune sur son fauteuil, Louise et Virginie se sont laissées rattraper par la fatigue. Leurs mains jointes dans le sommeil, elles dorment tels deux anges. Elles sont si belles que le personnel n'ose les tourmenter dans leur repos et glisse à pas feutrés dans l'espoir que leur passage incessant ne les éveillera pas. Le docteur Kramer saisit cet instant de sérénité et s'approche des deux femmes qui semblent sentir sa présence et ouvrent leurs magnifiques yeux à la lueur du jour.


“Ho, je suis désolé, je ne voulais pas vous réveiller Mesdames.
- Non.. ho, bonjour docteur. Non, non, ça va bien, pas de souci.. Nous nous sommes assoupies je crois..
- Oui, et vous en aviez grandement besoin.
- .. Et Xavier? Mon dieu, comment va-t-il?
- Il va très bien, rassurez-vous. Il a passé la nuit sans encombre et n'a plus montré le moindre signe de détresse. Au contraire, il va de mieux en mieux. Il m'impressionne. Comme tout allait bien, j'ai jugé bon de vous laisser vous reposer.
- C'est très gentil de votre part. Merci. Tout ça grâce à vous docteur. Nous avons eu très peur vous savez. J'ai cru qu'on allait le perdre. Comment vous remercier
- Je n'ai fait que mon métier..
- Mais vous aimez votre métier, docteur, ça se voit !
- Cessez, vous allez me faire rougir. Non, non, il n'y a pas de quoi.
- On peut le voir?
- Certainement, je suis certain qu'il sera content de vous sentir à ses côtés. Ma garde se termine dans quelques minutes . Je tenais à vous saluer avant mon départ et à saluer le courage qui vous habite toutes les deux.
- On vous revoit bientôt Docteur?
- Demain. Mais je suis toujours joignable par téléphone. Il doit me rester une carte dans ma poche.. Ah, la voilà, tenez.
- Merci Docteur.
- Passez un bon dimanche et n'hésitez pas à m'appeler si besoin est.
- Nous ne perturberons en aucun cas une journée de repos bien méritée.
- En fait, c'est une excuse, dit le médecin, un sourire malicieux aux lèvres. J'aime trop mon travail et m'ennuie ferme quand je suis seul chez moi. Mon travail, c'est ma vie, mon seul compagnon de route.
- Je vois, lui répond Louise d'un clin d'oeil. Mais que vous dire si on vous appelle?
- Comment va votre cher Xavier par exemple. A bientôt. Bon dimanche à vous aussi.
- Je pense que c'est déjà le plus merveilleux des dimanches” lui murmure Louise, un sourire radieux et la larme à l'oeil.


Hans kramer, bel homme à la cinquantaine dynamique et doté d'une extrême gentillesse, s'éloigne du couple et disparait au fond du couloir sous l'oeil reconnaissant des deux femmes.


Louise et Virginie se retournent et regardent Xavier, toujours branché à d'innombrables machines. Son visage leur paraît apaisé et serein malgré l'inconscience profonde qui l'habite. Le bip régulier du scope et le rythme fréquentiel du respirateur artificiel les rassurent, installent une certaine quiétude dans leurs esprits.


“ Ah, Xavier, Xavier, tu nous as fait peur tu sais.. Reviens nous vite hein! Le manoir est bien vide sans toi. Allez, on te laisse un petit moment, juste pour nous le temps d'aller nous doucher et de nous changer et on revient”




Au manoir, Nathan et Noémie, prévenus de l'arrivée de leur mère et de Virginie, font le pied de grue devant l'imposante entrée. Ils ne laissent pas aux deux femmes le temps de descendre du véhicule, que déjà, les enfants se ruent dans les bras de Louise, puis ceux de Virginie..


“Alors, Maman, comment va Xavier? Il est tiré d'affaire?
- Bonjour mes amours.. Ca va? Oui, Xavier a passé le plus difficile.
- On était morts d'inquiétude.
- Nous aussi vous savez. Il est passé vraiment très très près.. Mais c'est un costaud.
- Oui.. Ah, ça fait du bien de vous revoir toutes les deux.
- On reste pas longtemps les chéris. On vient juste se doucher et se changer et on repart.
- Vous partirez pas avant d'avoir pris le petit déjeuner qu'on vous a préparé Noémie et moi.
- Oh c'est chou!
- Heureusement qu'on est là pour penser à vous hein.. On a besoin de mamans en forme nous, et Xavier aussi.
- C'est bon, c'est bon, on arrive..
- Allez, dépêchez vous les filles, ça caille, et ça va refroidir!!
- Quelle idée de sortir en pyjama aussi!!”


Louise pince alors tendrement son fils à la joue avant que celui ci ne la serre fort contre lui, imité bientôt par Noémie qui entraîne tout naturellement Virginie.


Dans sa cellule, Lemoux n'a pas fermé l'oeil de la nuit. Les heures se sont écoulées comme des siècles, dans l'attente des premières lueurs du jour où il pense trouver enfin un semblant de sérénité. Mais il sait à présent que ce sentiment n'est qu'utopie. De grosses perles de sueurs inondent son visage alors qu'il grelotte de froid. Des frissons désagréables parcourent son échine, son coeur bat trop fort contre ses tempes, un mal intense déchire ses entrailles.
“ Ho mec, ça va pas?
- hum.. quoi?
- T'as pas l'air de te sentir trop bien.. Ca va?
- Si on te le demande, t'as qu'à dire que t'en sais rien.
- Bein justement, j'en sais rien, alors dis moi si je peux faire quelque chose pour toi.
- Mêle toi de tes oignons, je vais bien ok?
- C'est pas l'impression que tu me donnes en tout cas.
- Si tu cherches à te vider les burnes, t'es mal barré, je déteste les pédés. Alors, dégage.
- Ok, ok, ok... pas de souci man. Je connais quelqu'un qui aurait pu soulager ton manque, mais bon, pas grave.. J'offrirai mes services à quelqu'un d'autre..
- De quoi tu parles là, enfoiré?
- T'as très bien compris mec.” Puis, un sourire narquois aux lèvres “ Ah, je vois que je t'interesse tout d'un coup..
- Peut-être bien. Ce qui sert mes desseins m'interesse toujours. Mais compte pas sur moi pour t'enfiler.
- C'est bon mec, j'ai bien compris, et si ça peut te rassurer, je préfère une chatte bien trempée à une bite dans le cul.
- Sauf que toi, tu es là pour perpete, moi pas. Pauvre vieux, tu vas être condamé à te branler devant des photos de papier glacé.”


N'ayant pas apprécié la remarque de Lemoux, le sourire se fige sur le visage du géant. Le black se saisit alors du journal qu'il avait conservé sous son oreiller et le jette au visage de l'avocat vereux.


“ Tiens, ça t'aidera peut-être penser à autre chose”


Lemoux rattrape le journal d'un geste lent et malhabile.


“ C'est quoi? Lance-t-il d'une voix pâteuse.
- Regarde, tu vas vite comprendre de quoi je parle. Je pense que ça devrait te plaire.
- Si c'est pour entendre parler de mes magouilles, des accusations ou tout ce que tu voudras, tu peux te mettre ton journal au cul.. au mieux, te torcher avec.
- Regarde je te dis bordel. Ta femme, c'est un sacré morceau..
- Qu'est-ce-que? ”


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Dim 31 Mar - 22:47

Jean-François Lemoux déplie le journal froissé qu'il tient dans ses mains tremblantes et découvre, en première page, une photo de Louise, accompagnée de Virginie.


“ Qu'est-ce-qu'elle fout à l'hosto avec elle, la gouine? Elle a rien à foutre là!
- Regarde mieux que ça.
- Mais quoi ..
- T'es vraiment en piteux état, regarde mieux bon sang!
- Putain mes lunettes ! Je te préviens que si c'est pour une connerie, je te pète la gueule, minable !
- Je pense que ça devrait t'interesser.”

Lemoux, fouille fébrilement ses poches quelques secondes, chausse ses lunettes à monture dorée et écoute les conseils de son compagnon de cellule en détaillant plus attentivement la photo qui prend une bonne demie page. Ses yeux se froncent soudain avant de s'ouvrir de façon démesurée. Puis, froissant le journal, il se met à hurler.


“ Non, non, c'est pas possible.. Non, mais j'hallucine.. Louise a viré la cuti?!J'y crois pas, non,c'est pas possible.. Cette pute a osé me faire ça.. et avec cette blondasse mal baisée! Putain de merde, elle va me payer ça cette grosse salope!
- Je savais que ça allait t'interesser.. Elles sont pas belles toutes les deux, enlacées? Et puis, regarde là, sur la photo en troisième page, les journalistes s'en sont donné à coeur joie..
- Elles se roulent un patin ou je rêve?
- Bein oui mec. Et ça a pas l'air d'être du cinoche..
- Comment ces fouille merde ont-ils pu publier cette abomination?
- Bah, c'est un truc à la mode les homos en ce moment tu sais mec.. répond le gros chevelu sur un ton narquois.
- Et tu te fous de ma gueule en plus? Attend, tu vas pas rire longtemps sale fumier !”


Retrouvant toute son énergie, Lemoux se précipite d'un bond sur l'homme qui mesure une tête de plus que lui. Son poing fermé tente de l'atteindre au visage, mais il est arrêté net dans son élan par une main aussi large que des battoirs, qui l'enserre et se referme inexorablement, arrachant sur le visage de l'avocat, la grimace de la douleur. Lemoux finit par


“ Hey mec, tu crois aller où comme ça?
- je vais te péter la gueule ducon..
- Calme toi mec ! T'es juste un cocu de plus, et alors?
- Lâche moi, ou je t'éclate le nez !
- Je crois pas que tu sois en position de me dire ce que je dois faire ou pas. T'as vu dans l'état où tu es? T'as vu dans l'état où tu te mets? Tu comptes faire quoi maintenant? T'as plus aucun pouvoir sur elle. Au contraire, elle te tient par les couilles. Tu peux plus rien faire mec! T'as pas compris encore ou il faut que je t'explique?
- Et tu te crois plus fort que moi à ce petit jeu là? Tu crois en savoir plus que moi?
- J'en sais assez pour savoir que t'es dans la merde! Ce journal, c'est le prétexte pour te faire rentrer dans la tronche que tu n'as aucun pouvoir ici et que tu devras t'aligner comme les autres.
- Ah ouais, et sinon, il va m'arriver quoi?
- La main qui broie la tienne, te broiera le larynx. Et je peux te jurer que personne n'y verra que du feu. Un bon conseil mec, vaut mieux pas que tu me caresses dans le sens contraire du poil. T'as pigé?”


Le visage défiguré par la douleur, les doigts broyés, Lemoux, à genoux, réalise qu'il n'a pas d'autre choix que de céder face à cette brute.


“ Ok, ok.. J'ai compris. Mais lâche moi s'il te plait.
- C'est bien! Tu vois quand tu veux!” dit le géant en desserrant son étreinte avant de lui tapoter la joue. “Tu comprends vite. Et je serai gentil si tu fais ce que je te dis. Je peux t'apporter tout ce que tu veux, tout ce dont tu as envie.. Tu en as les moyens.. Ca devrait pas être un problème pour toi je pense..
- Ouais, et après, tu vas me demander quoi?
- Je laisse ton petit cul tranquille si tu vois ce que je veux dire.
- C'est du chantage ça mec.. du racket..
- Ca te fait quoi d'être la victime ce coup ci mec?”


Savourant sa victoire, le visage du géant s'illumine d'un large sourire. Du fond de sa gorge, surgit un son rocailleux mais puissant, transperçant comme mille poignards, le corps affaibli de Lemoux.




Louise et Virginie, suivies de près par Nathan et Noémie, pénètrent dans la cuisine où un délicieux arôme de café fraîchement passé vient titiller leurs narines. Sur la table trônent, beurre, chocolat, viennoiseries de toute sorte, marmelade, jus de fruit, sucre et crème, forçant l'admiration des deux jeunes femmes.


“Mon dieu, mais y'en a pour un régiment ! Vous avez invité tout le quartier ou quoi? S'exclame Louise en découvrant les richesses abondantes étalées sous ses yeux.
- Bein quoi, vous avez pas faim ? Questionne Nathan en lui lançant un clin d'oeil bien senti.
- Oh si si.. Si faim que j'en avalerais le curé avec sa soutane!
- Non, la nonne avec son capulet, mon coeur, renchérit Virginie.
- Asseyons-nous. Et discutons tout en faisant honneur à ce copieux petit-déjeuner, intervient Louise. Vous avez déjeuné les enfants?
- Non, on vous attendait. J'étais debout depuis pas longtemps quand j'ai reçu ton texto, alors, Noémie et moi, on a préféré vous attendre.. Pour déjeuner..
- Et discuter, continue Louise dans un sourire.
- Allez Maman, Virginie, asseyez-vous et laissez-nous faire dit Noémie.
- Oh, c'est trop mimi ça..
- Vous êtes fatiguées, on va s'occuper de vous.. répond la jeune fille en entourant de ses bras, le cou de sa mère.
- Vous n'êtes pas très frais vous non plus ! La coupe Louise en déposant un baiser sur sa joue.
- Non, ça va, je t'assure, ça va.. Café, thé, chocolat?
- Comme d'habitude ma chérie, un café .. et 4 sucres..
- C'est plus du café sucré, mais du sucre au café ! Plaisante Noémie..
- Oui.. je sais, je sais..
- Et le café perd tout son arôme..” Voyant sa mère tartiner généreusement un croissant qu'elle a coupé en deux, Noémie rajoute : “ Et ça suffit pas, il faut encore que tu mettes tout le pot de marmelade sur ta tartine!
- Non, mais tu as fini oui?! S'esclaffe Louise en pincant la joue de sa fille.
- Non, je fais que commencer ma petite maman! Je t'aime tu sais!
- Mais moi aussi je t'aime mon coeur! Je vous aime tous les deux plus que ma propre vie!
- Ca, on sait, mais il va te falloir penser un peu plus à toi maintenant..
- C'est ce que je fais en ce moment même, avec vous..
- Certes, Xavier, moi, Nathan.. Mais il y a toi.. et Virginie maintenant..
- Maman ! Intervient Nathan, ce que Noémie veut dire, c'est que ta vie est aussi importante pour nous, que la notre pour toi. Tu dois penser à toi et à ta nouvelle vie avec Virginie.
- C'est vrai qu'on a pas eu trop le temps d'en parler..
- Avec tout ce qui nous tombe dessus, c'est clair. Mais il ne nous a pas fallu longtemps pour comprendre, et voir que tu es enfin heureuse maman. Quoique les gens pensent ou disent, on sera là pour leur clouer le bec et vous défendre. Papa.. enfin, celui qui n'en a que le nom, aura qu'à fermer sa gueule car il entendra parler du pays.
- Vous êtes des amours mes anges.. je vous aime fort.. très fort.
- Nous aussi petite maman, et on veut ton bonheur, pas comme cet abruti qui nous sert de père et qui n'a jamais compris qu'il avait la plus merveilleuse des femmes sous les yeux. Mais Virginie l'a compris elle.. n'est-ce-pas Virginie?
- Oh que oui. Je suis tout à fait d'accord avec toi Nathan. Ta mère est une femme exceptionnelle.. qui m'a donné du fil à retordre.. mais... je l'aime. Répond la jeune femme blonde en prenant tendrement la main de Louise dans la sienne. Je ferai tout pour la rendre heureuse, et vous aussi.. enfin, si vous le souhaitez bien sûr!
- Si on veut?! Et comment?! Quand c'est que tu t'installes?”


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Lun 1 Avr - 19:44

Louise et Virginie, interdites, dévisagent les enfants avant de se regarder. Puis, Louise intervient.


“ Je trouvais que les choses allaient très vite, mais là, on peut dire que vous mettez le turbo. Je n'ai pas encore discuté de ça avec Virginie. Mais puisque vous en parlez, je fais mienne votre question. Mais tu n'es pas obligée de répondre tout de suite mon ange. Tu as tout ton temps. Tu n'es pas obligée d'être mélée, de près ou de loin, à toute la merde qui touche de près ou de loin, la famille.”


Bien qu'elle ait sa réponse dans sa ravissante tête avant la fin de son élocution, Virginie fixe tendrement sa compagne et attend sagement qu'elle en ait terminé.


“Chérie, combien de fois t'ai-je émis le souhait de me battre à tes côtés? Combien de fois ai-je dit que je mènerai ce combat jusqu'au bout quelle qu'en soit l'issue? Ce qui n'était, au départ, qu'une affaire de divorce, est devenu quelque chose de bien plus grave. Il est de mon devoir de te cotoyer et de t'épauler d'avantage dans cette nouvelle bataille, Par conséquent j'estime que je dois être aux côtés de la femme dont je veux partager la vie, pour le meilleur et pour le pire... Les enfants, pour répondre à votre question.. si vous acceptez une seconde maman sous votre toit, et si tout le monde est d'accord, je m'incruste dès à présent!
- Et tu es la bienvenue Virginie s'exclament en coeur Nathan et Noémie. On va même t'aider à t'installer ici, à tout transporter au manoir, à te sentir chez toi.
- Je suis déjà chez moi les enfants. Il peut pas en être autrement avec l'accueil que vous me faites.. et.. ah, oh, purée, vous me faites pleurer!”


Abandonnant quelques instants leur mère, Nathan et Noémie se décalent dans le but de venir prendre la jolie blonde dans leurs bras. Louise, émue à son tour, ne peut s'empêcher de verser sa petite larme devant ce tableau attendrissant, avant d'intervenir, de légers tremolos dans la voix :
“ Bon, l'affaire est entendue alors... J'ai eu si peur de votre réaction mes chéris.. Une maman qui se met en couple avec une autre femme, j'ai craint que vous n'appréciez pas du tout.
- Maman, l'essentiel est que tu sois heureuse. Homme ou femme, ça n'a aucune importance. Et puis, tu sais, la présence de Xavier, sa vie, nous ont fait ouvrir nos coeurs et nos esprits. Et puis, on adore Virginie. Vous respirez le bonheur toute les deux.. et par là, vous embellissez le notre.. Vous avez notre bénédiction, termine Nathan en faisant le signe sacré, le visage grave.. avant de laisser échapper un éclat de rire retentissant.
- Non, mais t'es pas possible Nathan! Articule difficilement sa jeune soeur. Tu as raté ta vocation toi!”


Le petit déjeuner se finit dans la joie et la bonne humeur, loin des soucis et des inquiétudes. Xavier a survécu, Virginie entre dans la famille, Jean-François est derrière les barreaux.. que demander de mieux pour le petit groupe?


Louise et Virginie quittent la cuisine, laissant le soin aux enfants de ranger, avant de monter à l'étage et de rejoindre la salle de bain où les appelle une douche réparatrice. A peine la porte de leur chambre refermée, elles ne peuvent réprimer un élan qui les mène soudain dans les bras l'une de l'autre, bouche contre bouche.


“ Enfin seules.. j'avais tant envie de t'embrasser!
- Ca me manquait aussi, répond Louise dans un large sourire..
- Tu as des enfants en or mon coeur..
- Oui, j'ai du mal à croire qu'ils sont aussi ceux de Jean-François ricane Louise..Ils sont si merveilleux..
- Oublie le mon amour.. Il n'a que ce qu'il mérite. Et pensons à nous, là, maintenant, tout de suite..
- Oh, oh,..; que dois-je comprendre pas ce sous entendu mon coeur? Un petit clin d'oeil à la clé.
- Oh, moi? Oh, rien..heu, et.. si on prenait notre douche ensemble?
- Mouais.. à d'autres.. Allez viens.. On va se décrotter, on en a bien besoin.. murmure Louise;
- T'as raison, y'a de drôles d'odeurs ici..
- Parle pour toi chérie!!
- Non mais ho, dis donc toi! Tu veux un coup de main?
- Pour me frotter le dos? Excellente idée..
- Ouhhhhh toi.....”


Se dégageant rapidement des bras de sa compagne, Virginie s'apprête à laver ce terrible affront. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps d'esquisser le moindre geste, Louise s'échappe devant elle tout aussi rapidement, devinant la manoeuvre. L'avocate, ravie de sa ruse, ne se méfie pas de la tornade blonde qui se rue sur elle et vient s'acharner sur ses fesses, simulant une correction magistrale..


“ Ah, mais tu veux ma mort!
- Non, je veux te faire l'amour..
- Drôle façon de me le faire comprendre!
- A qui la faute!!
- C'est ça, c'est moi la coupable!
- Oui, et tu vas devoir faire ta propre défense!
- Alors, voyons, voyons.. dit Louise en détaillant d'un oeil gourmand, le corps de sa compagne.. Laisse moi réfléchir.. Comment est-ce que je pourrais me faire pardonner? Attends... Je réfléchis.. ah, je crois que j'ai trouvé.. Tourne toi mon coeur..”


Virginie ne résiste pas un seul instant à la voix suave et ensorcelante de Louise. Elle se tourne et lui fait dos. Louise en profite pour se saisir de l'éponge naturelle et du gel qu'elle fait mousser délicatement sur le corps de Virginie, dans des mouvements d'une infinie tendresse, posant ça et là, de doux baisers qu'elle recouvre ensuite de mousse. Puis, tout aussi délicatement, elle invite Virginie à lui faire face avant de savourer le goût de ses lèvres. Leurs bouches se trouvent sous l'eau délicieusement chaude et bienfaitrice qui perlent sous leurs corps fatiguées comme des milliers de petits cristaux. Lentement, elle recommence ses gestes sur le buste de sa blonde compagne, passant entre ses seins magnifiques aux pointes dures et fières.. Virginie imite Louise de sa main nue. De délicieux frissons parcourent alors leurs corps qui se rapprochent inexorablement par le désir et l'envie.


Leurs lèvres unies, leurs mains investissent leurs corps respectifs dans une lenteur calculée mais terriblement excitante. Leurs seins se touchent, puis s'écrasent sous la délicieuse pression de leurs envies. L'eau chaude et fumante sur leur peau fait monter la chaleur de leurs corps et de leurs désirs.
Virginie, la première franchit le pas de la pudeur en laissant ses doigts fureter sur les endroits sensibles arrachant à Louise de petits gémissements d'encouragement, tout en répondant à chacune de ses caresses.
Les mains de chacune enveloppe délicatement les seins de l'autre, jouant savamment du bout des doigts avec les pointes durcies de plaisir. Leurs lèvres ne peuvent plus se séparer si ce n'est pour aller les titiller et les savourer à tour de rôle alors que leurs mains explorent les flancs, les hanches et les cuisses de l'autre avant de venir se perdre dans leurs plis secrets affamés de sensation extrême.




Quelques longues minutes plus tard, Louise et Virginie dégringolent quatre à quatre les vastes escaliers qui les mènent jusqu'au rez de chaussée où elles retrouvent Nathan et Noémie en train de mener un terrible combat contre des monstres sortis tout droit de l'imagination fertile des concepteurs de jeux video.


“ Coucou les enfants! Alors, qui gagne?
- Nathan, comme d'habitude!! Je n'arrive pas à le battre à ce jeu.. Pourtant, c'est pas faute d'essayer!
- C'est parce que tu joues comme une bille soeurette!
- Ah mais oui, mais non! Tu ne sais jouer qu'à celui là!
- Et j'adore t'écrabouiller hihi..
- Bon, on y retourne les enfants, on a déjà assez trainé ici..
- Oki dac maman... Ca fait plaisir de vous voir fraîches comme des gardons, elle était bonne la douche?
- Terriblement bonne...
- Je n'en ai aucun doute..
- Au lieu de me noyer de sous entendus et vous abrutir sur cette télé, n'oubliez pas qu'on est dimanche et qu'il y a cours demain.. Vous avez fait vos devoirs?
- Oui M'man.. Ils sont fait depuis hier. On s'est mis au boulot pendant que vous étiez à l'hosto avec Virginie. Après les films, les jeux et la lecture, on a trouvé que ce moyen de nous occuper vraiment l'esprit en attendant que tu nous textotes.
- Ok, les enfants... Allez, on y va..
- M'man ?!
- Oui?
- On peut pas rester ici Nathan et moi. On aimerait venir avec vous. On peut venir dis?!
- Vous en êtes sûrs? Je n'y vois aucun inconvénient, mais je veux que vous en soyez sûrs. Xavier est branché à toute une batterie de machines et je ne voudrais pas que ça vous traumatise.
- On est plus des gamins M'man.
- Je sais bien, mais il n'y a pas que des gamins qui peuvent l'être tu sais.
- Ok. Laisse nous nous couvrir et on est à vous. Même si ce n'est pas dont ce que tout le monde aurait pu rêver.. ça reste néanmoins notre première sortie en famille.”


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mar 2 Avr - 9:40

“Alors, mec, tu veux que j'adoucisse ta peine? Demande le Chevelu à son compagnon de cellule. T'as vu dans quel état pitoyable tu es? Le questionne-t-il tout en connaissant la réponse. Tu fais comme tu veux, joue les plus forts.. Mais je te rappelle que t'es rien ici. Si tu crèves, personne ne viendra te pleurer, par contre, si tu obéis aux règles, tu as une petite chance de faire ton trou.
- Ah ouais? Et comment? Demande Lemoux. En me broyant la gorge?
- Ca, c'était juste une démonstration. Si tu refuses, ça pourra faire beaucoup plus mal.
- C'est toi qui passe la dope ici?
- Oui, en autre. Tout passe par moi ici.
- En quoi je t'interesse autant puisque tu sais que je peux me la procurer par mes propres moyens la came?
- Ca, c'est toi qui le dis. Ici, je suis le king. Rien ne passe sans mon accord. Comment? Je paie grassement les gardiens pour que mon petit business fonctionne. Certains sont encore plus pourris que ceux qui sont derrière les barraux.
- J'ai pas le choix donc.
- Je te propose de devenir mon bras droit mec!
- C'est plutôt une menace déguisée en offre.
- Appelle ça comme tu veux. Soit tu acceptes, et tu auras la belle vie, soit tu refuses et tu vas en chier. A toi de choisir.
- Ai-je le choix de toute façon?
- Je crois pas non... Tu veux mon poisson? J'ai horreur du poisson..
- Fous te le là où je pense ton poisson.
- Ah oui, autre chose. Puisque tu en parles. Ton cul, surveille le de très près. C'est un conseil que je te donne.
- Je sais, tu me l'as déjà dit.
- Tu sais ce qu'on dit, mieux vaux deux hommes avertis qu'aucun. Je te foutrai la paix moi, pour les autres, je peux rien te garantir.. Et, tu sais, le petit gros qui fait la distribution de la bouffe, je crois bien qu'il a le beguin pour toi. S'esclaffe le géant. Au fait, si tu entends parler de Hulk.. c'est moi. Laisse trainer tes oreilles partout où tu pourras aller. Fais ce que je te dis et je laisserai tes couilles tranquilles.”


Lemoux déglutit difficilement, puis manque de s'étouffer, une arête plantée au fond de sa gorge.. Il tousse si violemment que son visage s'empourpre et qu'il est pris de nausées. Hulk lève sa lourde carcasse et lui assène un violent coup du plat de sa main dans le dos, manquant de l'envoyer valdinguer contre le mur opposé de la cellule.


“ Ca va mieux? L'interroge-t-il avec cette eternelle ironie dans le son de sa voix. Ou tu veux que j'en rajoute une couche?
- C'est.. c'est bon, je crois que je l'ai recrachée.. répond Lemoux qui se remet difficilement de la bourrade dans le dos.
- Ok, J'ai eu peur pour toi mec. Ca aurait été dommage que la poule aux oeufs d'or clampse pour une connerie.
- Ce serait peut-être une solution après tout.”


Lemoux va se rassoir sur son lit, passant ses mains dans ses cheveux poivre et sel. Ses gestes de moins en moins assurés et ses tics sont l'occasion à Hulk, de remettre une conversation qui lui est chère sur le tapis. Le sourire aux lèvres, le géant se lève et fouille au fond de sa poche. Sa carrure impressionnante provoque soudain une ombre gigantesque à l'endroit de Lemoux qui se sent de plus en plus impuissant. Il suit dans son mouvement le géant et le fixe d'un regard mêlé d'admiration devant cette force de la nature, mais aussi de crainte si jamais il la contrariait.


“ Tiens, cadeau.” Hulk jette sur la couche de Jeff, un petit sachet en plastique que l'avocat regarde de loin mais avec une fixation démesurée..
“ Bein prend! C'est cadeau je te dis.
- Tu crois que je vais tomber dans le panneau?
- Oh, fais pas ta forte tête. Rien qu'à voir ta tronche, tu vendrais père et mère pour une dose.
- Tu te trompes.. J'ai pas besoin de cette merde.” répond Lemoux, d'une voix peu convainquante et convaincue.
- Pas de ça avec moi mec. J'en ai vu des dizaines, voire des centaines passer et ils avaient tous la même bobine que toi. T'es en manque grave mec. Allez, fais toi plaisir. Tu te sentiras beaucoup mieux après et tu feras pas chier ton monde. J'ai envie de dormir moi cette nuit. Et crois moi, si je dors pas, je te fracasse le crâne contre le mur. Prends je te dis, ou je te la fais sniffer de force..!”


Lemoux n'est plus que l'ombre de lui-même et la brute épaisse n'en est que trop conscient. Affaibli, et tenaillé par les symptômes de manque qui s'aggravent d'heure en heure, l'avocat pourri finit par capituler et s'empare du minuscule sachet de dope qu'il n'a cessé de fixer la conversation durant.


“ C'est bien mec. Tu vas aller vite mieux. C'est de la bonne.”




Louise, Virginie, Nathan et Noémie arrivent laborieusement à l'hôpital sous une neige battante faisant penser aux blizzards de Sibérie. Conduisant avec précaution, Louise se faufile parmi les voitures de l'immense parking de l'hôpital, guettant une place au plus près de l'entrée. Misant sur les mauvaises conditions météorologiques, elle attend patiemment qu'un des visiteurs décide de fuir le mauvais temps.
Il ne faut que quelques minutes pour que le voeu de la conductrice soit exaucé, au plus grand bonheur de tout ce petit monde, ravi de n'avoir à affronter qu'au minimum les assauts de cet hiver exceptionnel. Peu de temps après, la petite 308 aussi grise que le ciel, se gare tranquillement avant que l'équipage n'en descende et se dirige vers l'entrée principale de l'établissement hospitalier.
Evoluant péniblement sur le bitume qui blanchit à vue d'oeil, le petit groupe avance péniblement, tête bessée.
“ Mais c'est pas possible, on se croirait chez les inuites!
- A ce rythme là, on va se transformer en glaçon!
- Ou en bonhomme de neige crie Nathan qui ne résiste pas à quitter les filles et de s'armer de boules de neige avant de les bombarder copieusement..
- Nathan!! Mais!!! ….....
- Désolé, mais la tentation était trop grande..
- Tu as mal calculé ton coup p'tit gars, rétorque Virginie qui est la première à riposter. On est trois et tu es tout seul. Tu vas morfler!! Sus à l'ennemi les filles!”


Une majestueuse bataille de boules de neige se déclenche sur le parking de l'hôpital, au grand dam des visiteurs qui se précipitent dans la chaleur bienvenue de leur véhicule. Tels des enfants, Louise, Virginie, Noémie et Nathan s'en donnent à coeur joie, trouvant dans cette distraction un bon remède pour évacuer le stress accumulé des derniers temps.


Mais la tempête de neige redouble de violence et le petit groupe se voit contraint de gagner l'intérieur surchauffé de l'hôpital. Ils pénètrent dans le hall, tout souriants, les cheveux hirsutes, trempés de la tête aux pieds. Sans se préoccuper des regards curieux, ils se dirigent vers la rangée d' ascenseurs au fond de l'immense salle.


Quelques secondes plus tard, l'ascenseur s'arrête au quatrième étage et, à peine les portes automatiques ouvertes, ils se dirigent en direction de la chambre de Xavier. Le service est particulièrement calme en cette journée et le personnel hospitalier s'est réfugié dans la salle de garde où Louise et Virginie, perçoivent, comme la veille au soir, un joyeux, mais discret vacarme. Ils dépassent discrètement le local et longent le grand couloir avant d'arriver à destination. Soudain, le vide, l'incompréhension se lisent sur leurs visages. Les rires ont fait place à la stupéfaction et à l'inquiétude : Le lit de Xavier est vide.


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Jeu 4 Avr - 19:20

“Oh mon Dieu.. Qu'est-ce-qui se passe, pourquoi il est plus là ? S'écrie Noémie
- Il doit y avoir une raison, ne t'inquiète pas ma puce. Je vais me renseigner, la rassure sa mère, qui éprouve du mal à dissimuler son inquiétude.” Mais avant qu'elle fasse le moindre pas, une voix douce se fait entendre dans son dos.
- Ho, bonjour Madame Berthomieux, bonjour Melle Cantier, bonjour les enfants..
- Xa..Xavier, il est où?
- Je vous ai vus passer au dernier moment et je me suis précipité avant que vous vous inquietez. N'ayez crainte, votre majordome va de mieux en mieux. Il arrive déjà à respirer tout seul et son état étant jugé très satisfaisant, nous l'avons transféré dans une chambre normale.. à l'étage juste en dessous..
- Ho mon Dieu, j'ai eu si peur Docteur.. Mais, vous n'étiez pas sensé être en congé aujourd'hui?
- Oui, mais vu le spectaculaire rétablissement de votre ami dont les infirmières se sont chargées de m'informer, je n'ai pu résister de venir.
- Votre amour du métier docteur. Vous êtes un ange. Xavier est dans d'excellentes mains avec vous. Si tous les médecins pouvaient être comme vous, on craindrait moins les hôpitaux..
- Merci Madame Berthomieux. Ce que vous me dites me touche. Il est à la chambre 311. Vous pouvez le voir si vous le désirez, mais pas plus de deux à la fois et pas trop longtemps s'il vous plait.
- Entendu docteur.. et merci, merci beaucoup.. Puis après avoir réfléchi quelques secondes... Vous avez prévu quelque chose ce midi docteur?
- Heu, non, pourquoi?
- Est-ce-que vous aimeriez vous joindre à nous pour déjeuner?
- Heu.. heu.. je ne voudrais pas jouer les intrus..
- Mais, qu'est-ce-que vous dites là? Puisque c'est moi qui vous invite.. et je suis sûre que Virginie, Nathan et Noémie sont d'accord.. hein que vous êtes d'accord?!
- Absolument répondent-ils en coeur.
- Ca nous ferait très plaisir de vous avoir avec nous.
- Bon, puisque vous insistez, je suis votre homme.
- On se donne rendez-vous où?
- Venez me chercher à la salle de garde. Je vous attends. A tout à l'heure. ”




La petite troupe courageuse, se dirige à pieds au restaurant jouxtant à l'hôpital. N'ayant osé se risquer à affronter la couche neigeuse sur les routes, Nathan, Noémie, Virginie, Louise et le Docteur Kramer se sont rabattus sur le petit établissement dont la réputation n'est plus à faire. On y sert une cuisine simple, mais délicieuse.
Par pur bonheur, ils découvrent que l'établissement est presque désert. C'est tout naturellement qu'ils s'installent à la meilleure table, de forme ronde, juste en face de l'âtre dans lequel crépite un feu généreux. Ils se sentent immédiatement à leur aise dans ce décor campagnard où les tables sont ornées de sur-nappes à petits carreaux rouges et blancs, les murs en pierres apparentes d'où sortent de solides poutres en bois travaillées par le temps. Ca et là, sont disposés des bouquets de fleurs séchées savamment composés. Aux murs, sont accrochés des jougs d'où jaillit un éclairage tamisé. En guise de décoration, contre la paroi du fond, a été installé un vaisselier qui semble d'époque vu l'imposante collection d'assiettes aux motifs anciens. Juste à côté de l'imposant meuble, on aperçoit l'office qui mène directement dans les cuisines d'où s'échappe une agréable odeur que personne ne manque de remarquer.
“ Vous avez fait un bon choix en venant ici ! Lance le docteur Kramer à la petite assemblée. J'y viens assez souvent et je ne suis jamais déçu. Ils font un risotto, une pure merveille!
- heu, j'ai bien peur que ça soit un peu lourd à digerer pour moi, intervient Louise.
- Vous vous méprenez très chère, je n'en connais pas de meilleur à la ronde. Colombo a son chili, moi, j'ai mon risotto.
- Pas pour moi ! Dit Nathan..
- Moi non plus renchérit Noémie.
- Ne me dites pas que vous allez encore vous taper un poulet frites! Vous pouvez pas changer pour une fois? Sourit Louise.
- Non, pas questions répondent les enfants en coeur.
- Vous êtes pas possibles!
- On sait. Mais tu sais qu'on ne changera pas et que le poulet pour nous, c'est sacré!
- C'est bon, c'est bon, je capitule! Puis, s'adressant au Docteur.. Je vais suivre vos conseils docteur.. et toi ma chérie?
- Je suis aussi.
- Bien, voilà une bonne chose de faite.. heu, ça vous dit un petit apéro?
- Volontiers ! Répond Virginie. Un peu d'antigel ne fera pas de mal avec ce froid!
- J'ignorais que tu avais un penchant pour l'alcool ma chérie ! Plaisante Louise, un large sourire aux lèvres.
- J'avoue. Tu viens de découvrir un de mes secrets..
- Que me caches-tu encore mon coeur?
- Ah, parce-que tu crois que je vais te le dire bébé?
- En tout cas, j'en connais déjà deux..
- Ah oui? Et lesquels?
- Bein, celui là et un que la décence m'interdit de livrer en public.”


La remarque de Louise et le visage empourpré de Virginie, qui était loin de s'attendre à ce type de réponse, entraîne le fou rire général du petit groupe.




La tempête de neige faiblit quelque peu et ils finissent par quitter l'établissement, replets, entièrement satisfaits des prestations fournies. Mais le froid vif et piquant les pousse à accélérer le pas pour retrouver la chaleur de l'hôpital, de l'autre côté de la rocade, bâtiment imposant pour ne pas dire immense dont les murs gris livrent concurrence avec les lourds nuages qui menacent de déverser d'ici peu leurs millions de cristaux blancs.


“ Quand est-ce que cela va enfin s'arrêter? Gémit Virginie.
- Ils avaient dit cet après-midi, mais je crois qu'ils se sont plantés en beauté ! Râle Noémie.
- Je croyais que vous aimiez la neige ! Intervient Louise!
- Oui, mais là, ca commence à faire un peu beaucoup tu vois. Et on peut pas faire grand chose en fait
- Promis, je vous fais installer une mini station de ski dans le parc du manoir.
- Pffff, ça bouchonne aux ascenseurs.
- Hors de question que je me tape 3 étages avec ce que je viens de me mettre entre le nez et le menton. Je tiendrais pas la secousse.
- Ah làlà, ces jeunes! Je te jure , taquine Louise. Puis, s'adressant à Kramer. Vous rentrez ou vous restez?
- Ah non, je reste. J'ai passé un excellent moment en votre compagnie à tous et j'ai pas envie que ça s'arrête en si bon chemin. De plus, je dois aller me rendre compte de l'état de santé de mon patient préféré et il serait mal poli que je vous quitte ainsi... ah, voilà un ascenseur..”


A cet instant, le téléphone du médecin se met à vibrer, un message arrive à l'instant, qu'il lit le temps de laisser descendre les occupants.


“ Ho ho... le service..
- Que se passe-t-il questionne Louise sans lui laisser le temps d'achever sa phrase.
- Voilà un message que j'aime à lire. Votre majordome vient de se réveiller. Décidément, cet homme me surprend d'heure en heure.
- Mon dieu ! Il est réveillé ! Quelle merveilleuse nouvelle ! Puis, s'en prenant à l'ascenseur.. Allez, grouille toi, toi ! On doit dire bonjour à un vieil ami ! »






Le temps du transfert jusqu'au troisième étage semble être une éternité pour les cinq passagers qui se ruent dans le couloir aussitôt parvenus à destination.


« Ah, docteur, vous êtes déjà là ?
- J'étais en bas quand vous m'avez envoyé votre message. Alors ?
- Il s'est réveillé il y a quelques minutes, frais comme un gardon.
- On peut le voir ? Questionne Virginie ?
- Oui, mais pas plus de deux personnes à la fois, du moins pour commencer. Il va être ravi de vous voir !
- Pas autant que nous. Bon, qui veut commencer ? Les enfants ?
- Non maman, c'est à toi que revient cet honneur. Noémie et moi, on attendra notre tour. Vas-y toi avec Virginie.
- Ok mes chéris, à tout de suite !
- Oui M'man. Allez, filez, qu'est-ce-que vous attendez ? »


L'enthousiasme de cette superbe nouvelle passé, Virginie et Louise, le cœur battant, ouvrent la porte et entrent à pas feutrés. Elles distinguent, dans la pénombre de la pièce, le majordome inerte, mais conscient. Il ne faut que quelques fractions de seconde à Xavier pour tourner la tête vers ses visiteuses et leur décocher un sourire faible, certes, mais franc et empreint d'une joie indescriptible.


« Ma... Madame !
- Xavier, mon bon Xavier. Qu'il est bon de vous retrouver ! Comment vous sentez-vous ?
- Je suis en pleine forme ! Plaisante Xavier. Prêt à courir le marathon ! Puis, voyant des larmes rouler sur les joues d'une Louise profondément émue, il rajoute. Hey, Madame, j'espère que ce sont des larmes de joie que je vois là.
- Les deux mon bon Xavier, les deux.
- Je ne prends que la joie en compte. Vous savez, murmure-t-il, je vous ai vues, vous et Virginie, si tristes pour moi que j'en ai été profondément attristé.
- Comment ça ? »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mer 10 Avr - 10:36

“Je ne sais comment l'expliquer.. Mais ce que je peux dire, c'est que je vous ai vus pleurer, Mademoiselle, les enfants et vous.. et je n'ai pas aimé car vous souffriez à cause de moi..
- La seule fautive ici, c'est moi!
- Je ne suis pas d'accord Madame.
- C'est moi qui étais visée..
- Je sais, mais .. je .. suis toujours là.
- Grâce à Dieu, merci..
- Et aussi à cet excellent médecin..
- Mais, vous ne l'avez jamais vu.
- Comme je vous vois vous. J'ai tout vu, tout entendu.
- Vous voulez dire que..
- Oui, répond Xavier sourire aux lèvres et au regard infiniment serein.
- C'est une expérience infiniment merveilleuse, j'ai vécu la même chose, intervient Virginie, sous le regard médusé de Louise.
- Oh, alors, nous allons avoir largement de quoi papoter sur nos expériences de EMP.
- Quand vous serez remis Xavier. Mais pour le moment, vous devez vous reposer.
- Je n'ai.. Je n'ai jamais été en si grande forme. Plaisante Xavier.
- Votre esprit bouillonne, mais votre corps lui, bat pavillon blanc. Vous devez dormir.
- Je le ferai, lorsque j'aurai dit bonjour aux petits. Laissez moi leur faire un petit coucou et après, j'exécuterai cet ordre avec grand plaisir.
- Entendu Xavier. Que je suis heureuse de vous savoir parmis nous!
- Ce plaisir est partagé.”


Louise se penche sur son majordome et l'embrasse tendrement sur la joue, imitée par Virginie. Les deux femmes quittent la chambre et font signe aux enfants que Xavier les attend. Nathan et Noémie ne se le font pas dire une seconde fois et entendent très brièvement les recommandations que leur donne leur mère, tant leur impatience de retrouver Xavier est grande.


“ EMP ? C'est quoi une EMP? Et .. et.. et tu m'avais caché ça!
- Ho ho, chaque chose en son temps ma chérie! Sourit Virginie.
- Tu en as dit trop, ou pas assez! Je veux savoir lui dit Louise avec de grands yeux d'enfant.
- EMP. C'est une abréviation pour désigner le terme d'expérience de mort provisoire. Depuis peu, ce terme est utilisé pour décrire ce qu'on nommait avant, EMR : expérience de mort rapprochée.
- Quelle est la différence?
- Tu comprendras mieux quand Xavier t'expliquera. Ce que je peux te dire, en gros, c'est que des personnes ont vu tout ce qui se passait autour d'eux alors que leur encéphalogramme était complètement plat, en état de mort cérébrale quoi. Auquel cas, le cerveau n'est pas sensé fonctionner, ils étaient morts. Et pourtant, ces gens ont été capables de décrire tout ce qui se passait dans la pièce où ils se trouvaient, les gestes du personnel soignant, le jargon médical auquel ils étaient totalement étrangers. Grâce aux techniques de réanimation pointues que l'on connaît, on arrache à la mort des personnes qui auraient du mourir il y a de cela quelques années à peine.
- C'est pour cela que le terme de mort provisoire a remplacé celui de mort rapprochée. Rajoute, cordialement le docteur Kramer qui a entendu et se mêle volontiers la conversation.
- Vous y croyez vous docteur? Vous êtes un scientifique, vous êtes sensé avoir un esprit cartésien.
- Détrompez-vous, Louise. De nombreux médecins comme moi, assistent à ces phénomènes plus courants qu'on ne le croit. Il n'y pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.
- Je ne comprends pas.. Si le cerveau est mort, comment le défunt.. enfin, le patient peut-il être conscient de ce qu'il vit ?
- Parce-que la conscience siège ailleurs que dans le cerveau.
- Mais où alors? Et si, au moment du passage, notre cerveau produisait des substances qui nous font voir des choses, ces espèces d'êtres de lumière, ces anges, enfin, des personnes disparues..
- Ce que vous dites est contradictoire Louise. D'une part, nous serions tous victimes d'une hallucination collective mais ça n'est pas logique car il existe aussi de mauvaises expériences. D'autre part, le voyage hors du corps ne se produit pas uniquement en état de mort clinique. On peut provoquer le phénomène. Je vous passerai quelques documents et videos. Vous verrez, dans une, il y a deux témoignages frappants : le premier, notre bonhomme est “mort” sur la table d'opération, mais il a pu voir la marque de ladite table sur une étiquette verte collée en dessous. Le second “mort” a eu la riche idée d'aller se promener sur le toit de l'hôpital où il a trouvé une basket rouge.. On l'a pris pour un fou, mais un des médecins est allé y faire un tour, manière de.. et a trouvé la basket..
- ….
- J'ai vu ces documentaires chérie.. Tu devrais en faire autant. Crois-moi.
- Et toi, tu as vécu ça aussi tu m'as dit?
- Tout à fait.
- Mais tu m'en as jamais parlé.
- Je connais tes réticences face à ces trucs. J'ai vu comment tu réagissais quand on en parlait avec Jeanne et Françoise.. Tu nous prenais pour des barges En fait, moi, ça c'est produit quand j'avais 8 ans. Péritonite..septicémie..mais je n'ai pas été plus loin que la salle d'op. Mais j'ai vu mes arrières-grands parents par contre..
- Oh, vous me foutez la trouille tous les deux!
- C'est le genre de réaction que l'on a, en effet, face à l'inconnu. Répond le docteur Kramer. Ecoutez donc ce qu'aura à vous raconter Xavier quand il ira mieux. Vous verrez, en plus, quelque chose aura changé en lui..”


A cet instant, Nathan et Noémie quittent la chambre, tout sourire et de belles larmes de liesses roulant sur leurs joues empourprées d'émotion. Comme de jeunes enfants, ils viennent partager cet instant en s'approchant de leur mère avant de la serrer très fort contre leur coeur.


De l'autre côté du mur de verre, un homme a les yeux rivés sur le petit groupe et dans son regard se lit un bonheur insondable.


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mer 17 Avr - 19:41

“ Alors Lemoux, tu te sens mieux? Ho oui, tu vas beaucoup mieux mon grand. Héhé, je reconnaitrais ce regard entre mille. Plane mon grand, oh oui, tu planes un max. Je t'avais dit que c'était de la bonne.. J'vends pas de la merde mec.”
Hulk, observe son compagnon de cellule, déjà loin dans le paradis artificiel où il vient de l'expédier, sachant que ce ne sera certainement pas le dernier. Sourire aux lèvres, il savoure avec un sadisme avéré, ce nouvel instant de victoire sur l'autre. Et non pas des moindres. Lemoux est une figure, un visage qu'il tient à présent à sa botte et qu'il n'est pas prêt de lâcher car il représente la clé de très grands bénéfices.


L'avocat pourri gît sur son lit, affalé, immobile, les bras ballants, cuisses écartées, la tête contre la paroi froide de la cellule. Le regard vague mais fixe, sourire aux lèvres lui aussi, il s'envole vers ce monde qu'il prise tant. Dans son cerveau en délire, Lemoux songe à ces garces qu'il aime bafouer, humilier et traiter comme de vulgaires jouets. Il les sent à ses côtés, sent leur chaleur et leur odeur...
“ Oh mec, tu bandes! Tu bandes sec mon salaud!
- Une chatte putain, je veux une chatte..
- T'es raide comme un passe lacet..
- Elles sont.. si belles ces salopes..j'veux toutes les baiser..
- Mec, calme toi..
- J'veux baiser merde.. Besoin d'une chatte bien mouillée et de la défoncer jusqu'à ce que j'ai les couilles qui explosent.
- T'es complètement défoncé mec.. rit Hulk.
- Ah, mais c'est si bon !”


A ses mots, sa main descend lentement le long de son ventre légèrement bedonnant et vient se positionner sur l'objet du délit. Impudiquement, et dans le cirage le plus complet, il défait la braguette de son pantalon et se met à se caresser sans retenue sous le regard goguenard du géant qui part dans un bel état de rire.
“ hey mec, tu sais que t'es bien monté.. Tu ferais le plus grand bonheur de quelques uns ici!
- Ta gueule connard, n'y pense même pas!
- Que j'aimerais voir leur tête s'ils voyaient ta bite mec.. C'est dommage, tu sais pas à côté de quoi tu passes. Ah, pour sûr, ils s'en occuperaient comme il faut!
- Fous moi la paix trou duc.
- T'es sûr? Tu veux pas essayer?
- Va te faire foutre j't'ai dit
- ah ah.. j'ai déjà donné. Ton beau petit cul tout neuf ne tiendra pas longtemps avec ces morfales.
- Je croyais que t'y avais pas goûté.
- J'ai été un nouveau prisonnier comme toi, tu sais. Et j'ai pas gardé ma virginité bien longtemps. A la première douche, j'y ai eu droit.
- Et alors?
- Un peu douloureux, mais le plaisir est arrivé très vite.
- Tu dois chier à l'aise maintenant.
- Et je peux te dire que c'est bon mec. Ta femme, elle s'est pas amusée avec ton petit trou de balle?
- Ni cette salope, ni même toutes les greluches que je me suis farcies. Mon trou de balle est intact et je tiens à le conserver tel quel.
- Alors, va falloir que tu protèges tes arrières gardes mec.
- Tain, tu fais chier Hulk.. tu viens de me couper dans mes envies .. rétorque mollement Jeff dont la main se lance dans une ultime tentative de réanimation.
- Oh, tu chanteras bien vite et tu en redemanderas.”




“ Je suis venu aussi vite que j'ai pu Walter. - C'est pas assez rapide. J'ai cru que j'allais devoir me galfer cette grosse conne d'avocate impossible à soudoyer.
- Bon, ok, maintenant, je suis là, tout va bien aller. De quoi as-tu besoin?
- Je veux savoir pourquoi mon plan a foiré et pourquoi je me suis fait avoir comme un bleu.
- Ca, c'est pas difficile à deviner. Ton pote s'est fait resquiller. Trop confiance en lui, il a rien vu venir. Tu as ta propre idée je parie.
- Justement non. Ce connard a trop de relations et j'ai pu me faire avoir par n'importe qui. On oublie Thierry puisqu'il bouffe les pissenlits par les racines. Putain, Max, j'avais tout prévu de A à Z. Qui pouvait bien être assez proche pour avoir accés à toutes les informations?
- Les putes?
- J'y ai pensé, et je n'en écarte pas la possibilité
- Ses potes, aussi pourris que lui..
- C'est pas ce qui manque, effectivement. Jeff est devenu influent dans le milieu et ses clients plus nombreux. Il peut s'être laissé aller dans ses délires et avoir vendu la mèche.
- Ca colle pas Walter. Ce con a reçu des informations via le net et sur son portable.. Ca ne peut pas être n'importe qui. Toutes les informations étaient non seulement cryptées, mais encore expédiées au compte goutte. Il faut qu'il ait été suivi à la trace et de très très près.
- Tu penses à Berthomieux? Après tout, ils arrêtent pas de se tirer dans les pattes. Elle peut très bien avoir eu accès aux infos et foutre la merde.
- C'est plausible, mais je n'y crois pas trop. Elle en a assez pour le faire plonger dans les dossiers et de la tentative de meurtre dont elle a fait l'objet.
- Ce con n'a même pas été fichu de choisir correctement son homme de main pour la descendre. C'est vraiment une larve, un bon à rien. Je lui faisais une confiance aveugle, on a été sur de bons coups, il promettait bordel. Trouve moi ce qui a cloché.
- C'est lui la source de tes soucis Walter, personne d'autre. Ce con a pété plus haut que son cul. Grisé par le fric et le pouvoir, il n'a pas vu qu'il nourrissait une vipère dans son nid..
- Oh putain, Max, t'es un génie.
- Quoi, qu'est-ce-que j'ai dit?
- La voilà la solution.. C'est elle! C'est Corinne! Ca ne peut-être qu'elle..
- Quoi, cette idiote?
- Une idiote bien insoupçonnable. J'aurais du y penser avant. Ou plutôt non, j'y avais pensé mais j'ai pas creusé plus loin. Cette pute a bien caché son jeu. Et Jeff y a vu que du feu. Elle seule pouvait avoir accès aux infos. Je ne vois que ça. Elle était là quand on est allés à Venise. Y'a qu'elle qui a pu nous suivre jusqu'au boulevard des allongés. Notre rencontre a été décidée au dernier moment. Si les flics nous voulaient ensemble, ils pouvaient nous pincer là-bas. J'en déduis qu'il était trop tard pour eux de mettre sur pied une opération de grande envergure...
- Et l'occasion tant attendue s'est présentée à Paris. Voilà pourquoi ton rideau de fumée n'a pas fonctionné Walter. C'est pas plus compliqué que ça.
- Je veux que cette pute crève Max. Trouve la et bute la.
- Walter, cette nana a opéré sous un faux nom, a témoigné sous X chez les flics. A l'heure qu'il est, elle s'est déjà envolée pour une autre mission ou s'est camouflée dans les rangs. Ce que tu me demandes est impossible.
- T'as pourtant des taupes chez les flics non?
- Oui ! Mais putain Walter, tu ramollis du cerveau! La soif de vengeance t'aveugle! Tu sais aussi bien que moi qu'il sera impossible de la retrouver. Un agent infiltré a toujours une couverture, un faux nom, change d'apparence physique, et même de vie.
- J'aime pas ça Max, j'aime pas ça du tout.
- Par contre, on sait toi et moi où est cette loque de Lemoux. Et après tout, c'est lui le responsable de tout ça...
- Ouais, ouais, je sais, je sais ! Tu es mon ami et tu ne m'as jamais déçu Max. Trouve moi cette pute et bute la.C'est pas une femme qui aura ma peau. Je veux pouvoir aller cracher sur sa tombe quand je sortirai d'ici..et sur celle de Lemoux aussi.
- Reçu cinq sur cinq Walter.
- Je savais que je pouvais compter sur toi mon ami.
- Y'a pas de raison pour que ça change.
- Si tu y parviens, j'ai des projets pour toi mon gars.
- Ah, et tu es attendu chez le juge sous quinzaine. Il y a de nouveaux faits qui sont tombés dans le dossier.
- Ok »


Le sourire aux lèvre, Max salut son ami de toujours et se dirige vers la sortie. Au passage, il donne discrètement au gardien une épaisse enveloppe que l'homme a vite fait de cacher au regard de tous.










Le retour au manoir se fait sans encombre malgré une nouvelle récidive de la neige. Virginie, Louise et les enfants, le cœur léger et heureux pénètrent dans la vaste demeure dont ils apprécient la chaleur accueillante.


« Ah que ça fait du bien de se mettre au chaud ! Ras le bol de cette neige à la fin !
- Vous disiez pourtant pas ça il y a quelques jours où vous vous êtes amusés comme des petits fous dans le parc !
- Oui, mais la donne a changé Maman. Rien n'était encore arrivé jusqu'alors. Et là.. bein y'en a marre quoi.
- Je te comprends chéri. Ne t'en fais pas. » Puis s'adressant à Virginie.
- Quelle heure est-il mon cœur ?
- 18h30 mon ange.
- Ca vous dit une soirée pizza ? Si tant est que le livreur puisse encore livrer !
- Le meilleur moyen de le savoir est de les appeler M'man intervient malicieusement et logiquement Noémie.
- Ok, tu te charges de ça ma puce. Charité bien ordonnée commence par soi-même, ça sera une 6 fromages.
- Ok, M'man et vous autres ?
- La même pour moi répond Virginie.
- Je vais tenter celle au magret.. Depuis le temps que j'en parle !
- Une margarita pour moi et une grande ! J'ai une faim de loup.
- Allez, c'est parti, j'appelle , dit Noémie
- En attendant, je crois qu'une bonne douche s'impose, vous ne croyez pas ?
- J'ai l'impression de sentir le renard dit Virginie.
- Ah, c'est donc ça l'odeur que j'ai remarqué ? Je me demandais d'où ça venait.. bah, alors, file vite à la douche ma puce..
- Tes désirs sont des ordres ! Répond Virginie dans un clignement d'oeil bien discret, et sous le regard indiscret des enfants. Mais avant que Nathan ait formulé sa petite réflexion assassine, Louise le coupe net dans son élan.
- Et toi, mon chéri, je te dirai qu'on va mettre un certain moment Virginie et moi. »


Nathan reste sur sa faim, la bouche ouverte, l'index suspendu dans les airs. Son visage empourpré dans la seconde qui suit offre un spectacle qui fait rire la petite assemblée.


« Bonsoir Xavier !
- Bonsoir docteur.
- Comment vous sentez-vous ce soir ?
- J'ai juste l'impression d'être passé sous un rouleau compresseur, mais je me sens de mieux en mieux.
- Vous m'en voyez ravi. Vous nous avez fait peur le savez-vous ?
- Oui, comment l'oublier d'ailleurs ? Plaisante le majordome dont les yeux croisent pour la première fois ceux du charmant docteur Kramer. On me l'a assez répété et je l'ai aussi vu.
- C'est ce que j'ai cru comprendre. Alors, sur ce point de vue là, quelle est votre impression ?
- Je ne sais si je dois vous en parler docteur, vous allez me prendre pour un fou.
- Détrompez-vous très cher ! Enfin, vous savez que vous pouvez me parler si vous en avez envie. Mais pour le moment, vous devez surtout songer à vous reposer.
- Oh, mais ça va docteur, je me sens de mieux en mieux chaque seconde.
- Certes, certes, mais vous ne courrez pas encore le marathon. Plaisante le docteur Kramer en décochant son sourire ultra bright.
- Mais je vous assure, je me sens en pleine forme. Entièrement ressourcé de l'intérieur. Je Je.. je.. bagaye Xavier.. je ..je vous assure.
- Mais je vous crois cher Xavier. Allez, je vous laisse vous reposer. Vous aurez besoin de forces demain pour affronter les questionnements de votre patronne.
- J'ai tant à dire, à raconter.. je pense qu'on ne sera pas trop de deux pour l'affronter.
- Je me prêterai volontiers à ce jeu. J'y mettrai même mon grain de sel. Vous verrez, on va y arriver.
- Merci Docteur.
- Reposez-vous bien, passez une bonne soirée, et une bonne nuit »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Dim 21 Avr - 20:58

« Tain, sont vachement bonnes ces pizzas !
- J'avoue, elles sont délicieuses.
- Tu sais maman, on a beau dire, les choses les plus simples sont souvent les meilleures ! On est habitués à une nourriture raffinée avec Xavier, et là, tu vois, on se régale tout autant. Tu me fais marrer, on dirait que tu viens de faire une sacrée découverte. Tiens, essuie toi la bouche, tu t'es mis plein de sauce tomate.
- Hum, oui ! Faudra se faire une soirée comme ça plus souvent !
- Surtout que Xavier ne va pas reprendre le travail de si tôt. Le livreur de pizza va vite nous connaître.
- Laissons lui tout le temps de se remettre. Je vais lui accorder une longue, très longue convalescence.
- Je doute qu'il soit d'accord M'man. Tu le connais, il peut pas tenir plus de cinq minutes sans rien faire.
- Je sais. Et il risque de se fâcher tout rouge si je lui interdis de faire quoique ce soit. En fait, je ne sais pas si je dois le dire, mais par chance ou par malheur, ce qui vient de lui arriver tombe quelque part à point nommé. Xavier vient de fêter ses 65 ans et il ne pourra plus bientôt être en mesure d'accomplir la totalité des tâches qui lui incombaient jusqu'à aujourd'hui. Et encore moins depuis qu'on lui a tiré dessus.
- C'est on ne peut plus clair ! Intervient Virginie. Xavier doit penser à lui à présent. Tu proposes quoi chérie ?
- Pour l'instant, Xavier doit récupérer et on va se le bichonner. Je vais éplucher les petites annonces dès demain et trouver quelqu'un pour le remplacer.
- M'man, tu peux pas te débarrasser de Xavier comme ça !
- Je sais bien. Mais je reste néanmoins sa patronne et il n'aura pas le choix que de faire ce que je lui impose. A savoir, se faire bichonner et finir ses vieux jours avec nous, enfin, s'il le désire.
- N'empêche qu'il faudra lui trouver une occupation.
- T'inquiète pas pour ça mon chéri. Il ne se sentira jamais inutile, si c'est de ça que tu veux parler.
- C'est ça. En fait, c'est tout trouvé M'man. Il a une culture phénoménale, a touché à tout ! Vois, toi même tu lui as demandé tout plein de fois son avis sur des cas épineux et il a toujours eu un regard éclairé sur tout.
- J'en conviens. Il aurait fait un très bon précepteur. Il est calé en tout en fait. Il aurait fait un excellent avocat, un excellent flic, enfin tout quoi. Vous suivre dans vos études, quatre bricoles par ci par là, lui laisser surtout l'entretien du parc et des plantes de la serre. Y'a tout le matériel qu'il faut ! Ca ne le fatiguera pas et ça l'occupera pas mal. Et on continuera de le solliciter comme nous l'avons toujours fait.
- Il viendra s'installer au manoir ?
- Le temps de sa convalescence, s'il le désire, sinon, il pourra rester dans son bungalow. Xavier n'est pas qu'un simple majordome. Il fait partie de la famille.
- Je suis de votre avis sur toute la ligne, sauf qu'il n'acceptera jamais de se sentir diminué. Je veux dire, qu'il voudra continuer de faire ce qu'il faisait avant.. Intervient Noémie après coup
- Mouais.. Bon... et bien, on coupe la poire en deux alors. Il continuera ce qu'il faisait, mais il sera secondé, et puis c'est tout.
- Reste plus qu'à le lui dire. Qui va s'en charger ? Questionne Nathan.
- Le moment venu mon chéri.
- Si tu me permets mon cœur, intervient Virginie. Xavier est sage et plein de bon sens. Je pense que ça devrait le faire. T'a-t-il une seule fois contredite ou contrecarrée dans tes plans ?
- Plus souvent que tu ne le crois mon ange. Mais il l'a toujours fait à bon escient.
- Il le fera encore. Après tout, tu ne lui enlèves rien, il sera juste secondé, c'est tout. »...Puis, avec un petit clin d'oeil qui en dit long « Et si tu embauchais un homme ? »
- Oh, mais je vois où tu veux en venir toi... Petite maligne.
- Bein quoi ? Qu'est-ce-que que j'ai dit de mal ? Pourquoi pas après tout ?
- Non, je pense que je vais laisser à Xavier cette responsabilité. Il a son mot à dire je pense. Et il décidera lui-même des qualités à attendre de son ou sa future partenaire. Tu en penses quoi bébé ?
- Tu n'as pas tort. Et vous, les enfants, vous en dites quoi ?
- Ca paraît logique et ça confortera Xavier sur son importance au manoir.
- Tout à fait.. Mon dieu, j'ai l'impression de manipuler à fond là.
- C'est exactement ce que tu fais chérie. Mais ne te sens pas coupable, ça n'est que pour son bien. Dit Virginie.
- Je sais, je sais chérie. Mais j'ai vraiment l'impression de comploter !
- Moi j'ai plutôt l'impression que nous sommes en train de faire notre premier conseil de famille, et je trouve ça génial ! Coupe Nathan. »


La remarque du jeune homme semble mettre tout le monde d'accord et met fin à la discussion. Louise se dirige vers le frigo et s'adresse à tout le monde, sur un ton impérial.


« Alors, ces messieurs dames prendront bien un dessert ? Alors, je vous propose, au choix : yaourt, yaourt, ou.... yaourt. Putain, on a même pas rempli le frigo..
- ho, quel choix royal ! Plaisante Virginie. Je prendrais volontiers un yaourt, mais je laisse à nos jeunes convives le droit de choisir en premier !
- Ho, merci Virginie ! Yaourt ! Et toi Nathan ?
- Oh, j'hésitais, mais tu m'as décidé soeurette. Ce sera un yaourt pour moi aussi ! »


Nathan, Noémie, Virginie et Louise partent dans un bel éclat de rire. Chacun, en son for intérieur, savoure cet instant singulier qui vient panser la plaie d'un bonheur profondément meurtri.




« Ha, qu'il fait bon enfin s'allonger ! J'ai eu un mal fou à traîner mes fesses dans ces escaliers. J'ai mangé trop de pizza !
- C'était un plaisir de te voir manger ainsi mon ange. Et question propreté, tu as fait concurrence aux gamins de 4 ans..
- A ce point ?
- Oui.
- Tu crois que pour Xavier, on a pris la bonne décision chérie ?
- Je le pense, en effet. Et puis faut qu'il pense à lui. Il a consacré sa vie à ce manoir, à votre famille. A nous à présent de nous occuper de lui.
- Les enfants le considèrent quelque part comme le père qu'ils n'ont jamais eu. C'est homme est un amour.
- Et, il n'a jamais rencontré quelqu'un d'autre depuis Bertrand ?
- Des aventures sans lendemain.. et encore.
- Et, tu trouves pas que le Docteur Kramer est aux petits soins pour lui ?
- Il est charmant cet homme mais je n'ai pas remarqué un comportement particulier vis à vis de Xavier. Il aime son métier, tout simplement. Il ne traite pas ses patients comme des numéros, mais comme des êtres humains. Et ça, ça devient rare.
- C'est vrai.. N'empêche que....
- Roooo, toi et tes sous entendus !
- Je suis persuadée que Xavier a un ticket avec lui. Combien tu paris chérie ?
- Tout ce que tu voudras mon cœur, répond Louise, le regard malicieux.
- Et puis, tu sais, tu ferais mieux de t'occuper de toi, avant de t'occuper des autres.
- Hein ? Demande Louise, le regard interdit, la bouche en cœur devant cette réflexion qui tombe de façon plutôt incongrue. Pourquoi me dis-tu ça ?
- Je disais, chère Madame, que vous la foutez mal pour quelqu'un de votre enseigne, toujours tirée à quatre épingles mais pas fichue de manger correctement.
- Quoi, qu'est-ce-qu'il y a ?
- Il y a tout simplement que tu as encore de la sauce tomate, juste là au coin.. »


Joignant le geste à la parole, Virginie, du bout du pouce, entreprend de retirer la minuscule tâche rouge un peu séchée à la commissure des lèvres de sa compagne. Feignant de n'y parvenir avec son appendice, elle approche tendrement son visage près de celui de Louise, sur lequel elle dépose un baiser délicat du bout des lèvres avant de redescendre sur le coin de sa bouche et de l'embrasser à nouveau. Du bout de sa langue, elle vient savourer le goût sucré salé de l'ourlet de sa bouche avant de goûter pleinement au fruit qui s'offre à elle.


Le regard de Louise se baisse sur le décolleté du déshabillé de Virginie qu'elle regarde dans une infinie tendresse avant de lui sourire et répondre à son baiser et de le rendre plus profond et passionné, signifiant à sa blonde maîtresse une envie grandissante.


Assises au bord de la couche, leurs bouches toujours scellées, les mains des deux femmes caressent leurs épaules respectives avant de faire glisser lentement les bretelles de leur déshabillé, arrachant à l'une comme à l'autre des frissons annonciateurs du plaisir qu'elles vont s'offrir.


Sans attendre, Louise invite Virginie à s'allonger sur le lit avant de venir la couvrir de son corps en ébullition. Répondant à l'invite de sa maîtresse, elle s'abandonne dans un tourbillon d'amour et de tendresse, offrant sans retenue sa bouche pulpeuse aux lèvres gourmandes de Louise, ainsi qu'à ses mains expertes qui commencent une lente et minutieuse exploration de son corps. Virginie, pliant sous les assauts langoureux de Louise, décide de lui rendre toute sa tendresse en lui prodiguant les mêmes caresses mais se trouve soudain interrompue dans son élan par une main qui vient emprisonner ses poignets au dessus de sa tête.


Se détachant légèrement de sa blonde femme, Louise pose ensuite l'autre main sur son doux visage, l'empêchant ainsi d'émettre le moindre son, l'invitant ainsi, à se rendre complice des desseins qu'elle vient d'imaginer pour elle. Louise se lève alors doucement, laissant allongée sur le lit sa compagne déjà en transe. Elle décroche doucement du lit à baldaquin pans d'étoffe légère avant de les rouler sur eux mêmes et de feindre de les nouer autour des poignets de Virginie, agréablement surprise de cette petite mise en scène.



Louise entreprend ensuite de les nouer symboliquement aux montants en tek de la couche avant de revenir à pas feutrés auprès de sa maîtresse et de s'agenouiller à ses côtés. Une fois passée sa lourde et ondoyante chevelure brune derrière son cou gracile, Louise se penche sur Virginie et, avec une infinie patience et tendresse, sème des baisers de feu sur tout son corps avant de se concentrer sur des zones plus sensibles.
Elle remonte jusque dans son cou sur lequel sa langue trace des sillons humides avant de remonter le long de la carotide où elle sent le pouls de Virginie s'accélérer sensiblement et d'investir le lobe de son oreille alors que sa main vient se placer sur son ventre et l'honore.
« Je t'aime mon amour, susurre Louise dans l'oreille de la blonde. Laisse moi moi t'aimer, laisse moi rattraper le temps perdu. Abandonne toi à moi mon ange. Ton plaisir est le mien et j'en ai tant à t'offrir.
- Je suis à toi chérie... J'aime sentir tes mains sur moi. Tes caresses sont de douces tortures.
- Je suis ton bourreau, tu es ma suppliciée..
- J'aime mon bourreau
- J'aime ma victime..
- Bourreau, fais ton devoir..
- A vos ordres Madame.. Une dernière volonté ?
- Fais moi l'amour bourreau. »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Lun 22 Avr - 22:19

Louise rapproche son visage de celui de Virginie et, du bout des lèvres, souffle un air chaud sur sa bouche avant de lui délivrer un baiser magistral. Elle continue son souffle léger dans le cou de sa maîtresse, descendant lentement au niveau des clavicules, puis dans la vallée de ses seins, arrachant déjà à Virginie les prémices de l'impatience. Elle continue quelques instants cette délicieuse torture, naviguant de la naissance de son cou à celle de ses magnifiques globes de chair déjà dressés par le plaisir et l'envie.




La main de Louise se rapproche peu à peu et entame un ballet délicat sur le ventre de Virginie avant de s'immiscer sous le fin tissu de satin et de savourer le grain de sa peau chaude et laiteuse. Ce simple contact met en émoi tout le corps de la jeune blonde qui frissonne de rechef, encourageant Louise à pousser plus loin ses investigations. Cette dernière remonte lentement sur le ventre de Virginie. De ses mains ardentes, elle caresse les flancs, redescend sur le ventre parfaitement plat de Virginie, puis encore un peu plus bas, frôlant son mont de Vénus.





Elle parcours ensuite le chemin en sens inverse, plaçant sa main droite sous son sein, qu'elle caresse doucement avant de prendre à pleine paume et de l'investir avec un peu plus d'ardeur. Virginie frémit et Louise vient cueillir sur ses lèvres le fruit de ses émotions avant de redescendre rejoindre sa main et d'embrasser son sein dont la pointe darde fièrement sous la légère étole. Après avoir embrassé à maintes reprises le petit bout de chair durci, elle entreprend de le pincer du bout de ses lèvres et de le titiller de sa langue, humidifiant le tissu et faisant apparaître une aréole brune fort qu'elle délivre de sa prison avant de la savourer à pleine bouche.




Elle passe d'un globe à l'autre avec de plus en plus de frénésie alors que sa main devient de plus en plus ardente et précise dans son entreprise, vagabondant sur sa cuisse fine, descendant par l'extérieur, et remontant à l'intérieur, se rapprochant à chaque passage de l'objet de ses désirs.
L'impatience de Virginie grandit, au grand plaisir de Louise qui se complaît à prolonger ses douces tortures, aussi savantes que lancinantes, augmentant de façon empirique un plaisir que Louise aime à cultiver.




L'avocate stoppe quelques instants ses investigations, le temps de chevaucher sa compagne et de la débarrasser entièrement des derniers bastions de tissu, derniers remparts à ses desseins, après avoir pris soin de la libérer de ses liens symboliques. Virginie en profite pour enlacer sa compagne et la plaquer contre elle, mais Louise réagit et l'invite dans un sourire coquin à repositionner ses bras dans leur position originelle. La blonde se plie malicieusement aux ordres de sa belle mais se contorsionne, l'emprisonnant ainsi de ses jambes.




D'un coup de rein calculé, Virginie oblige sa compagne à se caler au plus près de son corps, contre son intimité avide de sensations et de caresses plus précises. Louise feint de perdre l'équilibre et vient couvrir le corps de son amante qui se met à onduler, lui signifiant d'aller plus loin dans ses investigations, ce que Louise ne tarde pas à faire en insérant une de ses mains entre leurs bas ventre, à la recherche de l'antre humide et chaud qui s'offre à elle.




Sa main, puis ses doigts, peu à peu, entrent en contact avec les chairs molles et détrempées avant de fouiller un peu plus loin et de découvrir un bourgeon dur et fier qu'elle se met à caresser doucement. Appuyant de son bassin, elle fait entrer dans la danse un mouvement de hanches calculé dont le rythme les entraîne toutes deux dans un tourbillon de volupté. Les doigts de Louise s'immiscent dans la fente offerte de Virginie, glissant sans problème et roulant sur son clitoris affamé de caresses. Virginie gémit, Virginie ondule, Louise n'en a pas fini. Elle glisse peu à peu le long du corps de sa belle, parsemant sa peau de centaines de baisers brûlants sans cesser l'exploration de ses mains gourmandes. Elle arrive à hauteur du bas ventre de Virginie, le caresse de son nez, de ses joues, de sa bouche, prolonge un instant encore et glisse sa tête entre ses cuisses généreusement ouvertes.
Louise embrasse l'intérieur des jambes musclées et fermes de sa compagne, là où la peau se fait fine et sensible, là où naissent les premiers frissons, là où l'envie devient intenable. Pendant quelques instants, Louise se délecte des effets que produisent ses lèvres sur sa compagne, jouissant de ses pleins pouvoirs sur elle. Virginie ondule, tangue, cherche la bouche de sa partenaire qui la fuit, se jouant encore de son impatience grandissante.




Puis, Virginie, n'y tenant plus, enserre sa compagne entre ses cuisses et d'un coup de rein savant, l'invite à investir au plus vite son intimité. Louise, dans une lenteur calculée cède alors aux désirs de Virginie dont le râle rauque et profond traduit la satisfaction alors que sa bouche vient goûter à son fruit défendu.
La langue de Louise sort de sa cachette et se met à laper, lentement d'abord, puis sans vergogne, le petit coquin sorti de sa cachette. Virginie ferme les yeux, Virginie se tord de plaisir, Louise lèche et titille sans retenue le clitoris de sa belle, retient sur sa langue, chaque goutte du précieux et généreux nectar de sa jeune maîtresse. Le bassin de la blonde secrétaire se marie au rythme de plus en plus cadencé de la tête de l'avocate qui s'affaire sans relâche entre ses cuisses jusqu'à ce qu'une puissante vague de fond s'empare de tout son corps qui finit par se tendre et se cambrer dans une jouissance extrême.


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Jeu 2 Mai - 18:49

« Alors, Max, quoi de neuf ?
- J'ai mis tous mes contacts sur le coup Walter. Mais comme je t'ai dit, trouver cette garce est mission impossible.
- Rien à foutre, tu te démerdes, je veux sa tête tu m'entends ?
- Je sais bien. Comme tu sais tout aussi bien que moi que les chances de réussite sont vraiment faibles, pour pas dire inexistantes. Cette nana est une anguille. Combien de fois va-t-il falloir que je te le répète ? A quoi ça sert de s'acharner sur elle alors que tout est de la faute de ce gros con de Jeff ?
- Tu me gonfles Max. Tu connais ma devise. Rien ne doit m'empêcher de faire mon business et si cette pute n'avait pas été là, je serais tranquille au soleil de Californie à l'heure qu'il est et pas en train de croupir dans ce trou à rats au milieu de ces minables.
- Tu vas vite sortir d'ici. A toi de jouer maintenant. Es-tu sûr de ton coup ?
- Je tiens plus ici. Faut que je sorte, tu m'entends ? Je dois reprendre le business et redorer mon blason avec les Colombiens avant de me faire descendre à mon tour, tu comprends ?
- Je veux juste que tu sois sûr de ton coup.
- Je te paie pour faire ce que je dis. Le reste ça me regarde, ok ? Alors, me fais pas chier Max, s'il te plait.
- Ok, ok, je m'inquiète pour toi, c'est tout.
- Tu t'inquiètes plutôt pour ton compte en banque Max, me raconte pas de salade.
- Putain, Walter, tu me connais, on bosse depuis combien de temps ensemble ?
- Assez pour savoir que si je te payais pas ce que je te paye, tu m'aurais déjà planté un poignard dans le dos. Sous tes airs de ne pas y toucher, tu es le pire des salauds, mais c'est pour ça que je t'ai choisi.
- Je suis touché du compliment mais pour autant que je sache, t'as jamais été déçu de mes services.
- Si c'était pas le cas, tu boufferais déjà les pissenlits par les racines. Et j'espère que t'as pas une idée derrière la tête pour te débarrasser de moi.
- Arrête ta parano Walter. Tout est prêt comme tu me l'as dit. Le reste ne tient qu'à toi. Et j'espère que tu es sûr de ton coup. C'est très risqué ce que tu t'apprêtes à faire et c'est même pas sûr que ça réussisse.
- Plutôt crever que de rester ici, tu m'entends ?
- C'est toi qui vois. Mais si tu y restes, oui, je m'inquiète, je deviens quoi dans l'histoire ?
- Je me fais pas de souci pour toi Max. Une ordure de ton espèce va vite se recaser. Le seul souci est, est-ce-que tu seras aussi bien payé que ce que je te paye moi.. Hein Max, c'est ça, le vrai problème car tu sais que tu trouveras du taff sans problème.
- Je persiste en disant que ce que tu projettes de faire est pure folie.
- Je rêve, Max, toi, tu as du cœur ? Tu éprouves de la compassion pour moi ?
- Tu ne dois pas prendre ton cas pour une généralité Walter. Et ne pense pas que ce qui fait défaut chez toi, fait systématiquement défaut chez les autres. Alors oui, tu me payes bien, oui, je suis le pire des salauds, mais tu es devenu un ami et je ne veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit. Mais ça, c'est quelque chose que tu ne comprends pas, visiblement.
- J'ai bien envie de te croire Max.
- Va te faire foutre Walter. Tu penses ce que tu veux, j'en ai rien à foutre. Tu m'emmerdes. Sache que tout est prêt comme tu l'as exigé. La bagnole, l'avion, les semeurs et les nettoyeurs. Pour le reste, ça ne dépend que de toi. »








Le docteur Kramer pénètre dans la chambre de son patient favori et le salut de son sourire imparable. Xavier, du fond de son lit, encore affaibli, lui rend son sourire.
« Bonjour Docteur, ça va ?
- C'est à moi de vous poser cette question Xavier, et non l'inverse ! Répond Kramer un ton enjoué.
- Ca fait cinq fois depuis ce matin que vous venez. Je ne compte pas la nuit, ni même les jours où vous êtes supposé être en congé.
- Vous connaissez ma devise cher Xavier. Le travail et les patients, c'est ma vie.
- Vous ne vous reposez donc jamais ?
- Si si, je vous rassure.
- Vous n'avez personne, enfin, je veux dire, vous n'avez pas de famille en Allemagne ?
- Si, mes parents.
- Vous ne les voyez jamais ?
- Je les ai vus la dernière fois il y a plus de trente ans.
- Pourquoi, comment ça ? Pourquoi depuis si longtemps ?
- Mes parents m'ont renié quand ils ont eu vent de mon orientation sexuelle. Un pédé dans la famille, ça le fait pas.
- Je comprends ce que vous voulez dire. J'ai eu le même souci, on ne m'a jamais accepté. Il n'y a que les parents de Louise qui ont su me comprendre et qui ne m'ont pas jugé.
- Ca fait longtemps que vous travaillez pour eux ?
- Quarante ans. J'ai vu Louise grandir, je l'ai vue se marier, vu ses enfants naître et je l'ai vue aussi souffrir à cause de ce.....
- L'avocat pourri. Je me demande comment elle a fait pour aimer un tel salaud.
- C'est la question que je me pose aussi. Mais elle est heureuse à présent avec Virginie.
- Vous n'avez jamais eu quelqu'un qui a partagé votre vie ?
- Si, mais il est décédé depuis longtemps. Louise m'a soutenu, elle m'a été d'un grand secours quand Serge est tombé malade. Nous l'avons accompagné jusqu'au bout de la maladie.
- Oh, je suis désolé. Et vous n'avez jamais songé à refaire votre vie depuis ?
- Non. En fait, je n'ai pas trouvé..Je n'ai pas trop cherché non plus. Et puis, il y avait le travail au manoir, et Nathan et Noémie.
- Ces enfants ont l'air de vous aimer .. comme si vous étiez leur propre père.
- C'est vrai et j'en suis fier. Leur père n'a jamais été aimant avec eux, préférant s'occuper de ses sales affaires. Même Louise, elle en a souffert. Alors, j'ai essayé de combler le vide comme j'ai pu.
- Vous semblez y avoir parfaitement réussi. Il est clair que ces gosses vous adorent.
- Oui.. et je les aime comme mes propres enfants. Si Louise veut encore de moi après ce qui vient de se passer, je veux finir ma vie au manoir. Je ne suis plus bon à rien à présent.
- Comment vous parlez de vous cher Xavier !? Vous avez failli mourir, mais vous vous êtes battu comme un chef, vous êtes costaud et voyez, vous êtes en pleine forme. Certes, il vous faudra vous modérer. Oh, pas seulement à cause de ce qu'il vous est arrivé, mais aussi parce-qu'il est temps de penser un peu à vous, vous ne croyez pas ?
- Je ne sais rien faire d'autre que m'occuper du manoir et de Louise, et des enfants !
- Loin de moi l'idée de vous couper de tout ça Xavier ! Ce que je veux vous dire, c'est que vous devez sortir, voir du monde, voyager..
- Je suis seul. Je ne vois pas l'intérêt.
- Vous êtes costaud, mais vous êtes aussi une tête de mule ! Ce que je vous dis de faire, ce que je vais vous marquer sur une ordonnance spéciale, c'est de vivre, tout simplement.
- Avec ce que j'ai vu de l'autre côté, je pense que j'ai fait le voyage le plus extraordinaire qu'il soit possible de faire dans une vie.
- Je vous l'accorde. Mais j'aimerais en savoir plus sur ce voyage de l'autre côté du voile Xavier. Mais je ne veux pas vous importuner ici même alors que vous récupérez. J'ai envie de recueillir votre témoignage.
- Ce qui veut dire ?
- Que l'on pourrait se voir en dehors de ces murs. Parler de tout ça devant une bonne bière ou un bon repas. Vous en pensez quoi ? Et puis, ça vous changerait un peu les idées, plutôt que de rester toujours enfermé au manoir.
- Mais j'aime mon manoir !
- Je n'en doute pas une seconde Xavier. Vous êtes un indécrottable. Si vous ne voulez pas quitter le manoir, alors, accordez moi au moins l'autorisation de venir vous y rendre visite !
- Je n'y vois aucun inconvénient, mais il faudra que j'an parle à Louise.
- Ah, mais c'est déjà fait mon cher. Je me suis permis de le lui demander et elle a gentiment accepté. J'ai appris que vous aviez votre maison individuelle ?
- Oui, un petit pavillon bien à moi.
- Vous êtes comme un pacha dites-moi ! Plaisante Kramer.
- Je n'ai pas à me plaindre.. Mais comment se fait-il que j'ai l'impression que l'on complote dans mon dos docteur ?
- Hans, appelez moi Hans. Et pour répondre à votre question, c'est peut etre parce que vous me plaisez, dans tous les sens du terme ou, que vous êtes un cas intéressant, scientifiquement parlant.. Mais peut-être refusez-vous tout simplement ma compagnie ou de partager votre expérience, ce que je peux fort bien comprendre et je ne m'en offenserai pas. Même si j'éprouverai un regret certain.
- Non, non, je n'ai pas dit cela doc.. Hans. Je veux bien répondre à toutes les questions que vous me poserez. Mais en revanche, vous serez aussi ma bête curieuse. Votre compagnie est très agréable et j'ai envie d'en apprendre plus sur vous.
- Je n'en attendais pas moins Xavier. Et je me réjouis déjà de nos futures rencontres. Ca égaiera nos vies, à tous les deux. Sur ce, je cesse de vous importuner. Je continue ma ronde. Je repasse vous voir un peu plus tard, enfin, si vous le permettez.
- En tant que médecin, ou en tant qu'ami ? Questionne Xavier dont un large sourire éclaire le visage.
- Je crois que vous connaissez déjà la réponse Xavier. Mais je vais vous le dire quand même. C'est en ami, dorénavant que je viendrai vous visiter. »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Sam 4 Mai - 22:00

Les douches sont étrangement désertes et cela n'est pas pour déplaire à Lemoux qui déteste se montrer aux autres codétenus. Il glisse le long des murs pavés de carrelage blanc, aussi blafard que les luminaires qui l'éclairent. Le silence de l'endroit, pesant est déchiré par les sarcasmes et les boutades bien grasses des autres prisonniers restés dans leurs cellules.



Lemoux arrive sous la première douche qui se présente à lui et prend soin de se dévêtir, tranquillement. Il range soigneusement sa tenue sur un des bancs placés à cet effet. Lentement, il se retourne et se positionne sous le pommeau de douche d'où sort un jet d'eau chaude apaisant et bienfaiteur. Sa nuit, plutôt agitée et plongée dans des rêves de luxure et de richesses qu'il ne connaîtra probablement plus jamais, lui ont laissé un goût amer au réveil, au retour brutal à la réalité des choses.


Le liquide brûlant se répand en milliers de cristaux que viennent titiller les rais de lumière de la pièce, donnant à son corps légèrement bedonnant, les éclats d'une armure scintillante.



Son réveil se fait tout en douceur, il savoure chaque seconde de ce moment unique, isolé de ce monde carcéral qu'il exècre, un monde qu'il a évité de nombreuses années durant à bon nombre de ses clients et dont il n'est pas sûr de pouvoir se sortir lui-même un jour. Ses rêves de toute puissance se sont effondrés le jour où le commissaire Gavoilhe et ses hommes lui ont passé les menottes aux poignets, pris en flagrant délit comme un jeune débutant, et, enfin, Corinne, la superbe fausse sotte qui l'a doublé en beauté qu'il rêve d'étrangler de ses propres mains. Le coup de pied envoyé à son animal de compagnie lui arrache un léger sourire mais apporte une légère consolation à son désir de vengeance. Il se tient la promesse de la retrouver coûte que coûte, peu importe le temps que cela prendra et ce que cela lui coûtera. Avec un peu de chance, il aura la possibilité de contacter son ami de toujours, Walter. Et à tout prendre, peut-être que son avocat, Max, pourrait l'aider à se sortir de ce mauvais pas. Il n'y en a pas deux comme lui dans le milieu pour sauver les cas désespérés comme le sien.


Le bruit assourdissant de l'eau qui tombe abondamment sur lui, il n'entend pas les petits bruits et les pas qui se rapprochent de lui. Soudain, il sent une main puissante s'agripper à son bras et qui le tire brutalement hors du rideau d'eau.
« Que....
- Alors joli petit avocat, t'as pas peur de prendre une douche tout seul ?
- Quoi, qu'est-ce-que vous me voulez ?
- Tout seul, et tout nu, personne aux alentours, tu aimes vraiment le risque mon mignon.
- Fous moi la paix avorton.
-Hoho, maman, j'ai peur..
- Tu peux, crois moi, tu sais pas à qui tu as en face de toi !
- Ho mais si mais si ! L'avocat pourri qui se fait pincer les poches pleines de dope et dont la femme se paye une bonne tranche en se faisant brouter le minou.
- Espèce de salaud.. je..
- Quoi, quoi, tu crois faire quoi ici, espèce de minable ? Tu ne fais plus la loi ici mon grand. T'es rien, tu m'entends, t'es plus rien ici !
- Quand je vais sortir d'ici, tu verras de quel bois je me chauffe connard !
- Oh le bouffon, il croit qu'il va sortir.. Mais tu rêves ma poule ! T'es fini, grillé, calciné. T'es mort ! Hey, les gars, vous avez vu ça ? Le petit, il sort les crocs !
- Yep, on a entendu man, répondent à l'unisson, deux autres codétenus surgis des vapeurs de la douche.
- Alors, ça te fait quoi d'être cocu par une gouine mec ?
- Rien à foutre, c'est plus ma femme..
- Oh, le macho fait queue basse ! Ne me dis pas que ça te fout pas les boules, je te crois pas. Ta réputation t'a précédé. Mais je vais te faire changer d'avis sur les hommes mec. Ton petit cul va en prendre pour son grade. Tu m'en redemanderas même, tu pourras plus te passer de ma bite.
- Dégage espèce de pédé, ou je te tue..
- Je crois que t'es pas en position de lutter mon gars ! Répond le grand black en défaisant sa braguette sous laquelle apparaît une bosse significative.. Puis, s'adressant à ses acolytes. Hey les mecs, tenez le bien, je vais lui défoncer le cul jusqu'aux amygdales.
- Défoule toi Doctoré, on te le tient ton petit poulet. Il pourra pas s'échapper.
- Putain, lâchez moi enfoirés, lâchez moi ou je vous bute l'un après l'autre.
- Allez, sois gentil, prête moi ton cul.. répond celui qu'on a surnommé Doctoré à cause de sa ressemblance avec l'acteur Peter Marsha dans Spartacus. Tu le regretteras pas.. dit-il dans un sourire sarcastique.
- Me touchez pas ! Lance dans un cri de désespoir l'avocat, dont les efforts pour se défaire des griffes de ses agresseurs est à présent réduit à néant.
- Laisse toi faire mon mignon. Ca sert à rien de te débattre, tu vas passer à la casserole de toute façon.
- Noooooooon »





Dans un dernier effort dérisoire, Lemoux tente de se libérer de l'emprise des deux hommes de main de Doctoré et ne réussit qu'à grimacer de douleur tant il est fortement maintenu.


« Collez le contre le mur les gars et maintenez le fermement.. »


Dégageant entièrement son impressionnant pieu noir de son pantalon, Doctoré se rapproche de sa victime, un sourire aux lèvres, écumant de plaisir et de sadisme.
Un cri de douleur et d'effroi s'élève alors dans la salle des douches alors que Doctoré savoure son plaisir sans vergogne dans des va et vient de plus en plus rapides et brutaux.
Quelques brefs instants plus tard, qui paraissent une éternité à Jeff, le grand Noir se sépare de sa victime dans un mouvement de satisfaction extrême avant de remballer l'objet du délit et de prendre le chemin de la sortie. Il s'adresse à Lemoux dans un souffle à peine audible, mais avec un regard aussi noir que sa peau.


« Tu vas vite t'en remettre l'avocat. Je suis sûr que tu as aimé. A bientôt et merci. T'es un super coup, je reviendrai »


A ces mots, un puissant sourire sort de sa gorge, un sourire qui fait frissonner Lemoux qui s'est laissé glisser le long de la paroi et gît à même le sol, blessé dans le corps et dans l'âme. Ses bourreaux disparaissent aussi soudainement qu'ils sont apparus, totalement indifférents au sort de leur victime.


Lemoux reprend ses esprits quelques instants plus tard. Rassemblant ces forces, il parvient à se redresser et à se mettre sur ses jambes encore tremblantes de stupeur et de rancoeur. Il se promet de faire payer à ces trois là, le calvaire qu'ils viennent de lui faire subir, et de le leur faire payer très cher.












« Ton mari fait encore parler de lui !
- Ah, ils disent quoi cette fois-ci ?
- Rien de plus qu'on ne sait déjà mon cœur, mais ce qui m'amuse, c'est le petit encart qu'ils ont mis juste en dessous de l'article.
- Ah bon ? Et c'est quoi ?
- Je me marre toute seule. Il a fait passer par son avocat un article concernant les conditions de détention..
- Bah, le sujet habituel quoi !
- Non, mais lui, c'est pas la bouffe ou la surpopulation dont il souffre, mais la fréquentation qu'on peut faire en prison.. Attends... Ah oui, Monsieur se plaint que sa cellule est trop petite pour quelqu'un comme lui, qu'il n'y a aucune intimité etc etc..
- J'hallucine.. Il pensait qu'il allait se retrouver au Ritz ou quoi ? Répond Louise dans un bel éclat de rire. Il a eu le palace qu'il méritait et je déplore une chose : Que cela ne se soit pas produit bien avant. J'aurais jamais du aider ce fumier. Ce que j'ai pu être naïve.
- Non ma chérie, tu étais juste amoureuse..
- Peut-être, mais en tout cas, pas de la même personne. Ce que je peux regretter..
- Tu n'as rien à regretter ma puce, tu as agi suivant ton cœur.. et puis, tu as eu deux enfants adorables.
- C'est la seule chose de bien qu'il aura faite. Et encore, c'est moi qui ai pris la décision pour nous deux car il n'était pas chaud. Je comprends maintenant pourquoi. Ces gosses n'ont jamais eu de père, il ne s'est jamais préoccupé d'eux ! La seule chose dont il a été capable, c'est de signer les chèques.. Tu parles d'un exploit.
- Arrête de te morfondre chérie. Nathan et Noémie sont des enfants adorables. Ils ont vite pigé le truc et se sont rabattus sur la personne la plus importante à leurs yeux, celle qui a su les écouter, les chérir, répondre présente quand ça n'allait pas, qui a su prendre soin d'eux, les épauler, les aider... toi mon ange..
- Et Xavier, tu oublies Xavier..
- Oh non, je ne l'ai pas oublié ce cher homme. Ce type est une vraie perle, c'est lui que tu aurais du épouser !
- A un détail près.. Intervient Louise
- Oui, je sais bien et pas des moindres. Je pense que c'est le seul mec que j'apprécie dans ce bas monde en fait.
- Comme moi. Quand je pense qu'on a failli le perdre..
- Mais ça n'est pas le cas mon amour. Il est costaud et se remet doucement, mais sûrement.
- Grâce aux bons soins du docteur Kramer. Lui aussi c'est un mec bien. D'ailleurs, comme j'ai vu que Xavier lui plaisait, je lui ai dit qu'il pouvait passer à l'occasion pour le visiter..
- Petite maligne.. tu joues les marieuses en plus !
- Bah, il est clair que ces deux là se plaisent ! J'ai juste voulu donner un petit coup de pouce au destin.
- Et je vais t'aider.
- Encore une fois, j'ai pas un peu l'impression qu'on manipule tu vois.. sourit Louise.
- Ah tu trouves ? Moi je trouve pas ! S'esclaffe Virginie qui se prête volontiers au jeu.
- Ohhhhh, si, un petit peu quand même..
- Alors juste un peu..
- Donc, ca revient à dire absolument rien..
- Exactement ! Continue Virginie qui a du mal à se retenir un fou rire grandissant.
- Bon, tu es prête mon cœur ?
- Je te signale que ça fait un moment que je le suis ! Je n'attendais plus que toi chérie.
- Ah non, je l'étais avant toi !
- Tu en es sûre !
- Sûre de chez sûre !
- Et dis moi chérie, tu as l'intention de partir comme ça au bureau ?
- Bein quoi, qu'est-ce-qu'il y a ?
- Je doute que tes mules rose pétard soient très assorties à ton tailleur mon ange ! A moins que tu aies envie de lancer une nouvelle mode !
- Oh mon dieu !
- Remarque, je te trouve très sexy comme ça ! Dit Virginie qui s'approche d'elle avant de lui donner un baiser.
- Mmm, ma foi, je pourrais essayer, mais ça ne sera pas pour aujourd'hui chérie. Il fait toujours aussi froid et ya toujours autant de neige dehors. Et j'ai pas envie d'abîmer ces petits bijoux. Ah, où j'ai laissé mon manteau ? Ca se voit que Xavier n'est pas là, ce manoir va finir par ressembler à un vrai foutoir.
- Tu exagères chérie. Je trouve qu'on s'en sort super bien, au contraire. Et puis ton manteau, il est juste là où tu l'as mis il y a deux secondes pour passer tes escarpins.
- J'aurais du embaucher quelqu'un..
- Mais qu'est-ce-que tu racontes, tu as déjà passé une annonce !
- Je veux dire, que j'aurais du le faire plus tôt. On en serait pas là.
- Et Xavier, je sais pas s'il l'aurait bien pris.
- Et bien si justement et le pauvre n'aurait pas eu le choix. Il est sur un lit d'hôpital et nous n'avons guère le choix que de mettre la main à la pâte.
- Ca ne dure que depuis quelques jours chérie et Nathan et Noémie assurent un max sur ce coup là.
- Certes, mais ils ont leurs devoirs à finir.
- Bon, j'espère juste que quelqu'un se présentera très vite.
- Je l'espère aussi.. Bon ça y est, on est parées, on y go ? J'ai hâte de retrouver Jeanne et Françoise !
- Je pense que l'inverse est valable aussi.
- Les pauvres doivent être submergées de travail.
- Sans aucun doute mon ange... Allez, en route !
- Oui chef ! Bien chef ! A vos ordres chef ! »




Au même instant, dans une autre ville non loin de la capitale, deux hommes discutent tranquillement dans un restaurant huppé devant un repas frugal. L'ambiance est tamisée , des tables rondes placées en quinconce donne à chacune l'impression d'être isolée des autres, préservant ainsi une intimité certaine. Le maître d'hôtel supervise sa brigade du coin de l'oeil et, bon professionnel, ne manque pas de répondre à chaque désir des convives avant même qu'ils en aient formulé le souhait. Dans la salle, les serveurs, nombreux évoluent dans un ballet réglé à la perfection, mêlant discrétion et professionnalisme.


« Bon, tu es sûr de toi ?
- On a tout fait Max. J'ai alerté tous mes contacts. Sans exception. Indics, flics, agents, même les juges.. Les fureteurs n'ont absolument pas trouvé la moindre trace de ta Corinne.
- Ils ont bien préparé leur coup mais je me doutais du résultat. Je n'ai de cesse de dire à Walter que retrouver cette gonzesse est peine perdue, mais il ne veut rien entendre et veut qu'on lui apporte sa tête.
- De là où il est, ton Walter, il peut pas tout gérer.
- Détrompe toi, il est absolument au courant de tout. Je ne suis pas le seul contact qu'il a à l'extérieur. Il a des antennes partout, il sait absolument tout. Je suis mort si on fait pas ce qu'il a demandé. On est tous morts.
- On peut sauver notre tête Max.
- J'ai bien peur que non. On a plus le temps d'agir, il est trop tard pour la retrouver avant qu'il soit dehors Fred.
- J'en conviens. Mais puisqu'il est au courant de tout, on peut faire courir le bruit qu'on l'a eue, c'est pas plus compliqué que ça !
- Et si Walter veut voir le cadavre ?
- Les hôpitaux sont remplis de gens qui ont donné leur corps à la science et je connais plein de monde dans les hôpitaux. Voler une tête n'est pas bien difficile. Ton Walter, il sait à quoi elle ressemble ?
- Non, il ne l'a jamais vu.
- Alors, ça roule ma poule. Annonce lui que tu as buté ta pute, je m'occupe du reste.
- Et combien ça va me coûter ?
- On est dans le même bateau Max. Alors, je te fais un prix d'amis. Tu me files 50 000 pour moi et 5 000 pour mon pote de l'hôpital qui sera heureux d'arrondir ses fins de mois.
- Il est sûr ton mec ?
- Absolument. Il m'a déjà arrangé des petits boulots du genre et j'ai toujours été content de ses services. Il se contente d'obéir aux ordres et ne pose aucune question.
- Ok, de toute façon, je n'ai pas d'autre choix que de te faire confiance. Mais comment ce mec va-t-il s'y prendre pour sortir un macchabée ? Ils vont s'en rendre compte, forcément !
- Il n'est pas un simple sous fifre.
- Ok...ok, ok. Max avale d'un trait son Pétrus, sans en savourer le bouquet. Et pour mardi alors ?
- No souci, je t'ai déjà dit que tout était en place. Reste qu'à ton bonhomme d'être sûr de son coup.
- Tes gars ont touché l'avance ?
- Oui, t'inquiète, sinon, je t'en aurais déjà parlé.
- La voiture, les hommes ?
- Mais oui je te dis ! Détends toi bon sang ?
- Je voulais juste que tu me confirmes.
- Alors, je confirme Max. Allez, un autre petit verre ! Merde, on a déjà sifflé la bouteille ! Sommelier, s'il vous plaît ! Allez, putain, ce que tu peux être tendu du string.. relax Max, tout va bien se passer !
- J'espère bien. C'est la première fois que je lui mens !
- Hé bein, faut un début à tout mon pote ! »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mar 14 Mai - 20:50

Max, rassuré mais mal à l'aise de devoir monter un tel bobard à son boss, retourne dans son appartement du XVI arrondissement qu'il a acheté à prix d'or et qu'il n'occupe que quelques jours dans l'année, préférant la douceur des côtes espagnoles. Walter, il le connaît depuis douze longues années. Très apprécié dans le milieu, les malfrats se sont disputés ses services jusqu'à ce qu'il rentre dans les rangs du clan du Belge, empochant des honoraires exorbitants contre ses talents exceptionnels.
Douze longues années à couvrir les activités crapuleuses de son patron, à réparer ses erreurs par des manipulations dignes d'un magicien, surnom, d'ailleurs dont on l'a affublé dans le milieu. Il est, pour Walter, un élément irremplaçable, le pilier de la réussite de ses sombres agissements, en allant du simple délit jusqu'au meurtre.
Il est pourtant rompu à tout genre de manœuvre douteuse mais le vol d'un macchabée, il le sait, n'est pas chose aisée car la France est un des pays, si ce n'est le pays le plus contrôlé en matière de manipulation de cadavres et l'entreprise que lui a proposée son collègue Fred est loin d'être sans risque. Se faire pincer pour vol de macchabée ou se faire tuer par Walter ? Il n'a pas le choix, il le sait et n'a aucune autre alternative que de s'en remettre à Fred.


Fred ne l'a jamais déçu, mais il ne peut s'empêcher d'être inquiet. Alors, il se saisit de la bouteille de sa boisson favorite, la vodka et s'en sert une triple dose, qu'il avale cul sec avant de se resservir. Dans peu de temps, son sort sera joué. De grosses gouttes de sueur perlent sur son front dégarni, ses joues s'empourprent, la vodka agit déjà sur son système nerveux qui garde néanmoins toute sa lucidité. Il desserre sa cravate de cachemire que l'ouvrier qui l'a fabriquée mettrait des mois à s'offrir, dégrafe le bouton du col de sa chemise en soie pure et se laisse tomber sur l'imposant fauteuil de cuir de son immense salon. De sa place, son regard se pose sur la fenêtre et, observe les lueurs des quelques véhicules qui roulent dans les rues vides de la capitale à cette de la nuit déjà bien avancée.





A l'heure qu'il est, les hommes de Fred sont déjà à pied d'oeuvre afin de mettre leur plan glauque à exécution. Dans les prochaines trente six heures, Walter sera conduit devant le juge, ses hommes prêts à suivre les consignes du Belge à la lettre malgré le mystère qui plane sur ses chances de réussite. Mais chacun se garde d'émettre la moindre réflexion car, finalement, le Belge ne connaît pas la signification du mot « échec » et sait donc ce qu'il fait. Et Max espère sincèrement que Fred sait aussi ce qu'il fait.




« Qu'y a-t-il mon ange ? Questionne Virginie. - Oh, pardon bébé, je t'ai réveillée..
- En fait, je ne me suis jamais endormie. Je te sens nerveuse. T'arrêtes pas de remuer depuis tout à l'heure. Je te sens inquiète chérie. Tu veux en parler ? Qu'est-ce-qui te tiraille ?
- Xavier.
- Xavier ? Quoi Xavier ?
- Son truc. Je regrette de ne pas avoir été là quand vous en avez parlé tous les deux.
- C'est ça qui te travaille ?
- La mort, tout ça quoi.
- Je croyais que tu ne voulais pas en entendre parler. Une cartésienne comme toi.
- Je ne le suis pas tant que ça, tu sais.
- Et bien alors.
- En fait.. voilà.. en fait, je crois que j'ai peur de l'inconnu. Je n'aime pas m'aventurer sur quelque chose que je connais pas.
- Pourtant, ce type d'expérience est bien plus courant qu'il n'y paraît chérie. Kramer te l'a lui même confirmé.
- Alors, pourquoi n'en parle-t-on pas ?
- On ne parle que de ça mon ange ! Partout ! La télé, les livres, les témoignages. D'ailleurs, à ce sujet, j'en ai pas mal, je pourrai les visionner avec toi si tu veux.
- En fait, ce qui m'intrigue, c'est de savoir si le phénomène décrit reste le même pour les personnes qui décèdent pour de bon.. La décorporation et tout ça quoi.. Est-ce-qu'une personne peut se manifester à ceux qui lui survivent ?
- Tu parles de revenants là chérie.
- Oui.
- Et c'est ça qui te fait peur ?
- Peur oui, car je n'ai pas de réponse à la question que je me pose depuis des années.
- Et cette question, tu ne l'as jamais posée de peur qu'on te prenne pour une illuminée, je présume.
- C'est exactement ça. Et puis, je sais que tu en connais un rayon, alors, je me suis dit que.. ça me travaille depuis des années en fait. Je dois en avoir le cœur net.
- Dis moi mon ange, parle. Peut-être que je pourrai t'éclairer.
- Ne te moque pas de moi hein.
- Promis chérie. Et y'a pas de raison que je me moque de toi. Qui est ton fantôme bébé ?
- Papa.
- Oui, et... questionne doucement Virginie qui accueille la tête de sa douce au creux de son épaule.
- As-tu déjà remarqué un truc de spécial dans le manoir ?
- Tu veux parler de la décoration, la différence entre partout et le bureau de ton père, je présume.
- Exactement.
- Tu n'as jamais voulu qu'il change..
- Oui, c'est vrai. Mais j'ai voulu procéder à la restauration de certaines vieilles toiles sans valeur auxquelles il tenait énormément. Tu as vu dans quel état de décrépitudes elles sont...
- C'est vrai qu'elles ne respirent pas particulièrement la pleine forme.
- Eh bien, aucune tentative de restauration, même la plus petit, je te dis bien aucune n'a pris.
- C'est à dire ?
- Que le lendemain de chaque restauration, les retouches avaient disparu..
- Tu veux dire que...
- Que je retrouvai les toiles dans leur état originel.. A croire que quelqu'un passait la nuit et défaisait le travail accompli.
- Et je parie que tu penses que c'est ton père le responsable.
- Oui, c'est dingue hein.. Je n'ai jamais voulu en parler pour pas passer pour une folle.
- Tu n'es pas folle ma chérie.. Il y a eu d'autres manifestations ?
- Oui..
- Comme quoi par exemple ?
- Je... heu.. et bien, quand je suis dans le bureau.. parfois, je sens l'odeur du tabac de sa pipe.. Au début, je flippais, mais je m'y suis faite. J'ai l'impression qu'il est là..
- Il l'est. Je parie que tu aimais cette odeur, je me trompe ?
- C'est exact. Depuis gamine j'adorais cette odeur et restais dans le bureau avec papa, rien que pour en profiter. Ca veut dire quoi tout ça ?
- Qu'il est toujours là chérie et qu'il continue, par delà la mort de te chérir..Mais par contre, il n'a pas l'air de céder, quant à la restauration des tableaux... »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mer 22 Mai - 21:36

« C'est le message qu'il veut me transmettre, c'est ça ?
- Oui, pour les tableaux, mais pour l'odeur de la pipe, je crois tout simplement qu'il veut te faire comprendre qu'il est toujours là, mais dans un autre niveau de vie, une autre dimension. Même de l'autre côté du voile, il continue et continuera de veiller sur toi.
- Mais pourquoi ?
- Et bien, je pense que ton cher Papa restera là tant que tu auras des soucis. Je parle de Jeff, de ton divorce.. et jusqu'à ce que tu sois heureuse. Enfin, c'est mon ressenti..
- Mais je suis heureuse ma chérie..et grâce à toi ! Dit Louise, un son suave sur les lèvres avant de déposer un délicat baiser dans le cou de Virginie. Puis elle reprend :
- Je suis une grande fille, je gagne bien ma vie, j'ai deux enfants formidables et une femme merveilleuse. Que demander de plus ?
- A mon avis, il a peur pour toi. Je ne te parle pas de ce qui s'est passé, mais de ce qui pourrait arriver.
- Qu'est-ce-que tu sous entends par là amour ?
- Tu as échappé de peu à une tentative d'assassinat ma chérie. Jeff est en prison, certes. Son comparse aussi et c'est pas un petit poisson. Tu as pensé aux représailles ?
- Tu penses que mon mari veut encore ma mort ?
- Chérie, tu es aveugle ou quoi ? Tu sais aussi bien que moi que les prisons sont de vrais gruyères, que tout circule en toute liberté.. les vigiles pourris.. les téléphones, la dope... tout quoi.
- Donc, tu penses que Jeff veut encore ma peau.
- Oui.
- Il a tout perdu mais me voir morte serait l'ultime satisfaction. Ca ne me surprend pas de lui, il a toujours voulu avoir le dernier mot. Et pour répondre à ta question plus haut.. Oui, je suis aveuglée.. totalement.. mais par toi ma chérie. Avec mes enfants, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée. Je ne demande plus rien à la vie si ce n'est de vous rendre heureux, Nathan, Noémie et toi.
- Il en est de même pour moi mon ange... » Puis, fronçant les yeux.. « Hoho.. c'est quoi cette main ?
- Quelle main ? Questionne malicieusement Louise.
- Celle qui vient de se poser sur mon sein et qui fait mumuse avec le téton...
- Ah, celle-là ? Désolée ma chérie. C'est une main incorrigible. Toujours à se balader sans que je lui en ai donné la permission. J'ai beau la sermonner mais rien n'y fait, elle est toujours aussi baladeuse.
- Ca ira pour cette fois, sourit Virginie. Je la laisse pacager en paix. Et puis, je la trouve mimi moi cette main.. câline, douce et surtout très adroite.. A vrai dire, je l'adore moi cette mimine.. Sa sœur est aussi dans les parages ?
- Vi, elle attend son feu vert pour la rejoindre..
- Bein alors, qu'est-ce-qu'elle attend pour le lui donner ?
- C'est un appel ça, ou je m'y connais pas ?
- Je dirais.. un appel par procuration.. Ou.. un appel subliminal lancé par ta main baladeuse.. qui m'a terriblement donné envie de ma femme. C'est pas une main baladeuse, c'est une main magique..et j'adore la magie.
- Abracadabra.. soeurette amène toi... Abracadabra, sur ce corps balade toi.. abracadabra.... »






Louise ne termine pas sa phrase, sa bouche de braise venant à l'encontre de celle de Virginie. Leurs lèvres s'unissent immédiatement en un baiser profond et langoureux, leurs langues se livrant bataille sans aucune retenue. Des bruits humides et sucrés s'échappent dans la sombre et profonde.


Louise, dans une douce violence, vient couvrir de son corps celui de sa jeune compagne, qui savoure quelques instants cette domination jouissive avant de déséquilibrer l'avocate et de se positionner à califourchon sur ses hanches. D'un geste lent et avec une force feinte, elle se saisit des poignets de Louise et les positionne de chaque côté de sa tête avant de faire danser son bassin sur le sien dans un mouvement calculé. Louise feint de se débattre quelques secondes, Virginie feint de résister et toutes deux se laissent entraîner dans le ballet langoureux de leurs corps en ébullition.



Peu à peu, alors, Virginie descend son visage vers celui de Louise avant de venir jouer avec ses lèvres, la dardant de micro baisers, frôlant à peine sa bouche gourmande de la sienne, ou la titillant du bout de sa langue avec laquelle elle en dessine le contour, rendant Louise folle d'impatience.


Enfin, leurs lèvres se soudent, Virginie libère les poignets de sa douce, laissant ses mains s'unir à celles de Louise. Leurs doigts se marient, leurs lèvres se séparent et se retrouvent toujours plus ardemment. Les hanches de Virginie ont interrompu leur danse et ses mains quittent lentement celles de Louise avant que la blonde secrétaire ne se redresse et que ses doigts n'investissent le buste de Louise dans une danse torride et enfiévrée.



Les yeux fermés, Louise s'abandonne sans peine aux caresses expertes de sa femme. Se mordillant la lèvre inférieure sous un plaisir grandissant, elle rend à Virginie toute sa douceur et toute sa tendresse.
Toujours à califourchon sur l'avocate, les mains de Virginie abandonnent un court instant Louise et agrippent fébrilement le léger tissu qui couvre son corps de nimbe, avant de l'envoyer valdinguer sur le sol de la chambre. Elle invite ensuite sa brune maîtresse à s'asseoir et l'aide à en faire de même avant de l'aider à se rallonger et de recouvrir sa peau satinée de baisers sulfureux.



Elle quitte sa position cavalière pour couvrir de son corps celui de Louise dont les frémissements s'accentuent de façon empirique au fur et à mesure de ses caresses.
Quelques secondes plus tard, les deux femmes roulent sur le lit immense, bras et jambes mêlés, cheveux mélangés, bouches soudées, jusqu'à ce que Virginie les arrêtent dans leur course et s'immobilise au dessus de Louise à qui elle offre un regard de braise, un regard profond où se lit un amour sans borne.
« Je t'aime mon amour... Je t'aime tellement ! - Je t'aime tout autant ma chérie. Merci d'être là. Merci d'être ma femme »






A ces mots, Louise tire la tête vers celle de Virginie et vient cueillir ses lèvres avant de l'enserrer dans ses bras et la plaquer tout contre elle. Les bras de la jeune femme en font tout autant et les deux femmes partent dans une étreinte et un baisers sans fin. Quand leurs lèvres décident de se séparer enfin, Louise et Virginie se fixent du regard alors que leurs mains se mettent à explorer frénétiquement leurs corps respectifs. Gourmandes et impatientes, elles prennent le chemin du plaisir le plus court.




Allongées ensuite l'une à côté de l'autre, ou plutôt enlacées l'une à côté de l'autre, chacune part à la découverte de l'autre, immisce sa main dans l'entrejambe de l'autre, trouvant un endroit humide, chaud et accueillant.


Leurs mains s'affairent, leurs doigts caressent, titillent, énervent, glissent et disparaissent entre les chairs molles, avant de reparaître et disparaître à nouveau, dans un ballet magique dont le rythme s'accentue au fur et à mesure que le plaisir des deux femmes augmente.


Les gémissements se transforment en râles, les râles se transforment en cris. Les corps se tendent et se cabrent, avant de retomber l'un à côté de l'autre. Des baisers s'échangent pour continuer de savourer les derniers frissons de plaisir avant de savourer un moment de plénitude.




« Alors Lemoux, t'as pas trop mal au cul ?
- Bande d'enfoirés ! Allez vous faire foutre ! Salauds ! Pourritures ! Sales tarlouzes !
- Ho ho ho, que de gros mots l'avocat ! Tu plaidais de la même façon pour tes clients ?
- Allez vous faire foutre ordures ! J'aurais votre peau, vous m'entendez !?
- Pour le moment, c'est toi qui t'es fait foutre mon grand, et bien profond. Doctoré est très content. Je t'avais dit que ton petit cul plaisait !
- Tu vas le payer Hulk..
- Ah, mais j'y peux rien moi ! Je fais que rendre service à mes potes dès que j'en ai l'occasion !
- Et combien mon cul t'a rapporté salopard ?
- Secret d'état Lemoux.. Tu crois pas que je vais te donner mes petits secrets..
- Toi et Doctoré, vous allez le payer.. très cher !
- Tu me fais peur. Je dois te rappeler ici, que tu fais pas la loi, que la loi c'est moi et que je fais ce que je veux avec qui je veux et quand je veux. Si on me paye bien, je sais aussi être agréable et prévenant.
- Combien tu veux pour ma tranquillité salopard ?
- Je sais pas trop encore. Je dois y réfléchir. Donc, en attendant que je me décide, je vais laisser Doctoré jouer avec ton petit cul. Car vois-tu, lui aussi, il m'a payé.. et cher. Toi, tu devras payer encore plus cher.. quand je l'aurai décidé.
- Enflure.. t'en as pas assez avec la dope ? Il t'en faut toujours plus hein.
- Je crois que dans ce domaine, tu me surpasses. Combien de pauvres types dans mon genre tu as grugés ? Combien pourrissent ici à cause de ton incompétence ? Combien de richards tu as déplumés ?
- C'est pas pareil connard !
- Oh mais si ! Tu as fait ton business, je fais le mien mec et tout comme toi, y'a que le résultat qui compte. Tu t'en es mis plein les fouilles, je fais de même..y'a juste la méthode qui change. Tu piges ?
- J'vais aller chercher ma dope ailleurs, t'es qu'un sale enculé ! T'es aussi pédé que les autres ici. Va te faire sucer, tu dois aimer ça hein..
- Ferme la ou je te pète ta sale tronche d'enfoiré d'avocat de mes deux..
- Haha, j'ai vu juste, t'es qu'une tarlouze sale con !
- Toi, t'as pas l'air d'avoir pigé.. C'est parti pour la leçon numéro deux ! »






A ces mots, Hulk lève sa gigantesque carcasse et fond tel un aigle sur sa proie. D'un geste rapide, il se saisit du col de chemise de l'avocat pourri et le tire violemment hors du lit où il aspirait à un peu de repos avant que le molosse qui partage sa cellule vienne troubler sa tranquillité.



Le mouvement est si brutal que la tête de l'avocat heurte violemment le montant du lit de Hulk. Il n'a pas le temps de porter sa main sur sa blessure qu'une main énorme, telle un battoir s'abat de tout son plat sur sa joue. Une demie seconde plus tard, une douleur atroce se manifeste au niveau de son plexus et une autre encore dans le bas de ses reins. Hulk lâche sa proie qui s'écroule au sol, le souffle coupé, un éclat de stupeur dans le regard.


« Alors mon gars, t'as pigé la leçon numéro deux ? Tu l'as bien dans le crâne ?
- Va te faire foutre connard. Même pas mal !
- Très bien mec ! Je vais répéter une dernière fois et si tu captes pas, t'es un homme mort ! »






Joignant le geste à la parole, alors que Lemoux est plié de douleur à terre, Hulk prend un pas d'élan avant d'envoyer un coup de pied magistral dans le ventre de sa victime. De la bouche de Lemoux, dont le souffle est coupé net, aucun son ne sort. Seul un trou béant et une grimace atroce se dessinent sur son faciès. Mais Lemoux n'en a pas terminé avec son lot de souffrance et dans la seconde qui suit, le pied qui l'a frappé à l'abdomen, vient s'abattre lourdement sur son visage.


Sa sale besogne terminée, Hulk retourne paisiblement sur sa couche, un sourire sadique aux lèvres, laissant son compagnon de cellule presque sans connaissance à même le sol, le nez et la bouche pissant le sang.


« Et là, t'as pigé ?
-....
- Je prends ça pour un oui. T'as pas le choix mec. C'est ça ou tu crèves.
- Je.. ça.. ai.. pigé, murmure Lemoux ; ses lèvres ont déjà pris des proportions démesurées et bleuissent à vue d'oeil.
- Vaut mieux pour toi. » Le géant daigne quitter sa carcasse et s'approche de l'avocat avant de l'attraper par le poignet et le soulever sans précaution aucune et de le jeter violemment sur son lit.
- Et n'oublie pas, tu as glissé sur le sol mouillé et a percuté le montant de ton lit.. Regarde, y'a des traces là. Si tu t'amuses à raconter ce qui s'est passé, tu risques d'avoir de plus grands ennuis encore. Ici, les gardiens, je les ai dans ma poche. Tu as une chance sur trois de tomber sur un qui se fera un plaisir de tout me raconter en détails.
- T'es qu'un enculé, je te pisse à la raie.
- Tout ce que tu veux mon gars, tant que tu craches rose. Si tu es sage, je te dirai vite combien te coûtera ta tranquillité.
- Ce qui veut dire que je vais encore me faire enfiler par ce sale nègre.
- Que veux-tu, il a payé pour ton cul. Et il doit en avoir pour son argent lui aussi. Ceci dit, c'est à moi de décider quand le manège s'arrêtera. C'est toi qui vois !
- Il te faut quoi de plus enfin merde !
- Rien.. En fait, je crois que ça me plaît de te voir souffrir.
- T'es qu'un malade, ta place est en HP connard !
- Oui, c'est ce qu'a tenté de faire mon avocat mais ce merdeux a foiré son coup et je suis ici pour perpete.
- En gros, je paie pour lui quoi..
- Moui, c'est un peu ça.. mais tu vois, je suis pas trop rancunier. Tiens, attrape. Tu vas en avoir bientôt besoin. Cadeau de la maison. »


Le grand balaise fouille ses poches et en sort un petit sachet rempli de poudre blanche et le jette au visage à présent difforme de Jean-François Lemoux. Puis il regagne son lit dans un éclat de rire à glacer le sang.






Lundi .




A l'hôpital, un homme grand, élancé et plutôt bel homme, ne cesse de regarder sa montre bon marché. Une balafre barre sa joue, mettant en valeur ses yeux acier et sa peau cuivrée qu'auréolent des cheveux blonds taillés en brosse. Son visage dur mais superbe aurait volé la première pour un rôle d'officier du troisième Reich.


A tout prendre, il aurait pu également décrocher le rôle d'un médecin contribuant à faire progresser la science en faisant défiler sous ses mains maléfiques les pauvres cobayes Juifs. Pire encore, le rôle du Docteur Frankenstein dont le destin fut de recoller et rapiécer les cadavres et de leur redonner vie. Mais ce que cet homme s'apprête à faire n'est pas de ranimer un mort, mais d'en subtiliser un .


Le service de la morgue dans lequel il s'est introduit va bientôt fermer ses portes. Se laisser enfermer et dérober un cadavre sera un jeu d'enfants. Brouiller les pistes et échapper à l'enquête qui s'en suivra ne le sera pas autant.
Les derniers personnels affectés au service quittent les lieux, laissant place au service technique chargé de l'entretien des locaux.
Dehors, deux complices l'attendent, deux autres s'introduisent par l'escalier de service qu'il vient de déverrouiller afin de leur en donner l'accès. Furtivement, les trois hommes se faufilent le long des murs gris et froids qui mènent dans la pièce principale.


« Allez les mecs, on trouve une femme et on sort fissa lui faire faire un petit tour...
- Brrrr, cet endroit me file la chair de poules..
- Bah, c'est rien d'autre que de la viande froide.. C'est pas pire qu'une cuisse de bœuf..
- Je déteste ton humour.. N'empêche que je la sens pas cette histoire Jo.
- Ferme là Chris.. encore cinq minutes et on sera dehors. »




Le troisième larron se manifeste à ses compagnons en leur signifiant qu'il a trouvé ce qu'ils cherchent. Sans mot dire, ses deux comparses le rejoignent et l'aide à sortir du tiroir le cadavre d'une femme d'une trentaine d'années. Le crâne ouvert, le visage et le corps atrocement mutilés, elle est la « Corinne » par excellence.




« Dis, elle est salement amochée la nana.. qu'est-ce-qu'elle a eu d'après vous les gars ?
- Tu crois que c'est le moment de poser ce type de question ?
- N'empêche qu'elle a du être jolie !
- C' est exactement ce qu'il faut pour le boss.. et pour nous aussi par la même occase. S'il tombe, on tombe. Alors, boucle là ok ? Allez, on se magne les gars. On a pas que ça, la nuit va être longue ! »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mer 29 Mai - 11:34

Les trois hommes déposent le corps de la jeune morte dans une housse mortuaire qu'ils prennent soin de fermer doucement, le bruit du zip étant démultiplié dans le silence froid et glauque de la nuit. Chacun s'affaire aussi vite qu'il le peut, préférant quitter l'endroit au plus vite et évitant à tout prix de se faire surprendre.
« Tain, qu'est-ce-que tu fous ?
- Attends, le zip est coincé.
- On a plus le temps, allez, on prend le sac et on se barre !
- On voit que c'est pas toi qui est à la tête ! T'as vu sa tronche ? Ca me fiche des frissons !
- C'est rien comparé à ce qui l'attend..
- N'empêche que si on se fait prendre, on est mûrs pour le cabanon ! C'est même pas dit que le Belge marche dans la combine ! Je me demande si ça vaut vraiment la peine !
- On a pas le choix. On sort ce macchab' d'ici ou c'est nous qu'on se fait buter par le patron, ok ? Alors, maintenant tu fermes ta gueule et on débarrasse le plancher. Tu fais chier merde ! »






La lourde porte coupe-feu de la morgue s'ouvre lentement, laissant apparaître une tête discrète. S'assurant que la voie est libre, l'un des trois hommes fait ensuite signe à ses comparses que les couloirs sont déserts et qu'ils peuvent enfin quitter l'endroit.


Il ne faut que quelques mètres pour parvenir à l'escalier de service, qui paraissent une éternité. Le cadavre leur semble soudainement plus lourd, leurs pas lents et mal assurés, les secondes s'égrènent telles des heures. Alors qu'ils arrivent à destination, une autre porte, celle du service celle-là, s'ouvrent dans un fracas épouvantable. Les trois hommes accélèrent le pas tout en s'assurant de n'émettre aucun son. A peine la porte de l'escalier de secours fermée sur eux, un homme et une femme d'une quarantaine d'années passent juste devant, ne remarquant pas dans leur élan que la porte finit de se refermer. Trop occupés à s'embrasser et à se donner des caresses éhontées en plein couloir, ils n'entendent pas le bruit sourd qui monte de l'escalier emprunté par les trois intrus. L'un des trois hommes a perdu l'équilibre sur les marches en métal et a tapé dans la housse mortuaire alors qu'il chutait, entraînant avec lui le cadavre. Ses deux comparses, surpris, n'ont pu éviter l'incident de se produire et n'ont pu qu'aider à modérer le bruit de la chute.

S'arrêtant à tout mouvement quelques secondes durant, ils réalisent que les deux membres du personnel n'ont rien remarqué de suspect. Soulagés, ils reprennent leur évasion folle, leur cadavre à bout de bras, direction la sortie où un quatrième comparse les attend dans l'ombre de la nuit.


Les portes sont ouvertes, le cadavre est balancé rapidement à l'arrière de la fourgonnette qui s'éloigne, tout feu éteint, de l'établissement hospitalier.


« Je suis pas mécontent de partir d'ici !
- Putain, tu peux pas faire attention ? On aurait pu se faire prendre !
- Ho, connard, j'aurais voulu t'y voir à ma place ! J'avais tout le poids du corps ! Vous vous l'êtes fait facile tous les deux, aux pieds ! Un seul y aurait suffit et l'autre aurait pu me soulager à la tête, en se mettant devant avec moi. Tout seul, c'était presque mission impossible ! T'aurais fait mieux peut-être ?
- Bah, t'es costaud mec.. Et pis, râle pas hein, on s'en est bien sortis.
- Alors, ferme ta gueule tu veux ? Et toi, dépêche toi de rouler, hâte qu'on en finisse !
- C'est ça, tu veux que je me fasse remarquer par la famille poulaga aussi ?
- Non, mais rouler à 30 km/h à 3h du mat, ça aussi, ils peuvent le remarquer..
- Putain, mais quelle mouche t'a piqué toi ?
- Y'en a que j'en ai ras le cul de ces missions improvisées !
- Hoho, et le jackpot improvisé aussi, t'en as ras le cul ? Putain mec, maman a pas voulu se faire sauter ou quoi ?
- Va te faire foutre. C'est que je la sens pas cette histoire, c'est tout.
- Tu t'en tapes le coquillard. On finit ce qu'on a à faire et ciao ciao.. Le reste nous regarde plus.
- T'es bien naïf tout d'un coup.. L'enquête finira par remonter jusqu'à nous..
- Peut-être bien, mais nous, on sera loin et ce qui arrive au boss, c'est son problème. On exécute les ordres après, chacun sa route. Ils pourront pas remonter jusqu'à nous, quoiqu'il arrive.
- Sauf si on se fait pincer avant ! Regarde devant !
- Tain, c'est quoi ce bordel ! Putain, les flics !
- Merde, merde, merde... Non, c'est pas pour nous les mecs, on se calme. On vient de sortir de l'hôpital.. Non, y'a autre chose..
- Un accident ! C'est un putain d'accident !
- Fais demi-tour !
- Certainement pas. A 3 heures du mat, le seul véhicule que les flics vont voir faire demi tour, tu crois toi que ça va pas leur paraître louche ? On a pas le choix, on avance.
- On a des chances de se faire pincer !
- Moins que si on fait demi tour sous leur nez, tu piges ? »





N'écoutant pas la réponse de son acolyte, le conducteur continue sa route, à vitesse raisonnable, se rapprochant inéluctablement des gyrophares bleus qui trouent la nuit glaciale.
Au fur et à mesure qu'ils approchent, les trois hommes apprécient l'ampleur du site d'un rapide coup d'oeil. A une cinquantaine de mètres avant l'accident, un gendarme, armé d'un témoin lumineux, se met à remuer son bras à l'approche de la fourgonnette, dans le but d'attirer l'attention du conducteur, l'invitant à la prudence et ainsi éviter le sur accident.


Dans l'habitacle, le silence est palpable et les cœurs des trois hommes ratent un battement alors que le véhicule arrive à hauteur de l'agent qui leur fait signe de stopper leur lente progression avant de s'adresser au conducteur qui baisse sa vitre à sa demande.


« Bonsoir Messieurs..
- Bonsoir Monsieur l'agent ! Répond le blond balafré. Qu'est-ce-qui se passe ?
- Un accident.. mortel, malheureusement.. mais il y a aussi des blessés. Avancez au pas, le chantier est important. Les pompiers et leurs véhicules occupent beaucoup d'espace... »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mar 2 Juil - 15:19

Puis le policier recule et leur fait signe de passer. Le blond balafré lui adresse un sourire affable et confiant. Les deux autres, vissés sur leur siège, visage pincé et petits yeux, fixent le noir qui les attend devant, cette obscurité synonyme de délivrance.La nuit masque les grosses perles de sueur qui se mettent à rouler sur leurs visages que l'agent de police ne remarque pas, l'esprit occupé par le spectacle désolant de l'accident.








Lentement, la fourgonnette démarre puis arrive au niveau du chantier où les soldats du feu oeuvrent au milieu des tôles froissées. Dans un des véhicules qui semble avoir été une puissante berline de marque allemande, ils aperçoivent un sauveteur et un médecin du SMUR penchés sur une victime alors que ses camarades préparent les cisailles et les écarteurs hydroliques avant de découper le toit de l'amas de la voiture et de retirer de l'horrible amas de ferraille, la victime à l'aide d'un plan dur posé à proximité et près duquel quatre secouristes attendent les ordres du médecin urgentiste.







« Mais grouille bordel, tu veux qu'on se fasse choper ?
- Eh, connard, c'est nous qui risquons de nous faire choper si on passe trop vite. Tu le fais exprès ou quoi ?
- Ce flic nous a maté d'un œil mauvais. Il a du sentir un sale coup.
- C'est toi le sale coup andouille ! Tu crois qu'il a pas autre chose à faire que de nous fouiller ? Et pourquoi d'ailleurs ? Y'a un blessé, un macchabée et les pompiers.. Réfléchis un peu bordel ! Non mais qu'est-ce-qui m'a fichu un abruti pareil ?
- N'empêche que je suis pas tranquille. Moi, la poulaille, ils me rendent nerveux.
- Bon, t'arrête ton caca nerveux ou c'est deux macchabées qu'il y aura sur le macadam ok ?
- On continue notre plan malgré tout ce bordel ? Demande le troisième malfrat.
- Et pourquoi on arrêterait ? On a encore une bonne heure de route avant d'arriver à notre point de chute et terminer notre boulot.
- N'empêche que c'est chaud. J'avoue que tu m'aurais foutu une olive dans le cul, j'en faisais de l'huile !
- Et tu auras encore plus chaud tout à l'heure, crois-moi !
- Pourquoi on nous fait toujours faire le sale boulot à nous hein ?
- Et pourquoi on te paye aussi bien abruti ? Répond, agacé l'homme à la cicatrice. Vous avez encore des questions stupides en stock ? Non, là, franchement, parce que vous commencez à me les briser menu menu. On dirait deux bleus, non, mais je rêve !
- Je le sens pas cette fois ci mec. Bosser si vite, sans préparation, j'le sens pas je te dis.
- Ah bon ? On a eu des soucis là ? Sans déconner ! Les deux chauds du cul à la morgue qui s'envoient en l'air au milieu des frigos, l'accident... non, tout va comme sur des roulettes ! Je dirais qu'on a même eu un petit coup de pouce du petit cornu !
- He bein qu'il continue !
- Bon, now, arrêtez vos conneries, et on y go »




Le temps passe comme au ralenti, l'espace est devenu immensément grand alors qu'ils continuent de traverser le chantier macabre. Au sol, sous une couverture, gît un corps, à une dizaine de mètres d'un second véhicule dont le pare-brise a volé en éclats. Sous les projecteurs, les trois hommes aperçoivent un pied dénudé, fin et de petite taille, celui d'une femme. Une chaînette brille à sa cheville.


« Tain, on en avait un là de macchab', on s'est fait chier pour rien !
- Ta gueule abruti, tu te crois drôle ?
- Oh, ça va, c'était pour mettre de l'ambiance
- Ouais, c'est raté. Fous toi ton humour où je pense et ferme la surtout, je veux plus t'entendre, ok ?
- Oh, ça va, ça va, putain, si on peut plus plaisanter
- Ton humour est à chier. Concentre toi plutôt à ce qui nous attend quand on sera arrivés »


La fourgonnette quitte enfin la place avant de disparaître dans la nuit froide et glaciale sous un ciel vierge de nimbes, constellée de milliards d'étoiles où irradie, plus majestueuse que jamais, la voie lactée. Dans la nuit, se découpent les silhouettes des vieux arbres dénudés dont les ombres se perdent dans les ténèbres.


La route est verglacée, la température largement négative. Le balafré en fait les frais alors qu'il aborde une courbe perdue au milieu des bois une heure plus tard, au milieu de nulle part. Le Mercedes s'arrête enfin, à un croisement que domine une immense croix. Soudain, deux lumières blanches trouent la nuit avant de disparaître et apparaître à plusieurs reprises.




« Hein, quoi ? Qu'est-ce-que... C'est quoi ce raffût ? Mais qu'est-ce-que tu fiches ? Questionne Louise qui sort brutalement de son sommeil alors qu'un bruit sourd se fait entendre dans la chambre.
- Ho désolée mon ange, je ne voulais pas te réveiller » Louise actionne l'interrupteur.
- Mais qu'est-ce-que tu fiches par terre ? Tu t'es fait mal mon cœur ? Qu'est-ce-qui s'est passé ?
- Une question à la fois Amour, laisse moi le temps de réaliser ce qui m'arrive veux-tu ? Répond Virginie, les yeux mi-clos, gênés par la clarté soudaine de la pièce.
- Mais pourquoi tu as pas allumé ?
- J'ai pas voulu te réveiller.
- Ah bein, j'ai une nouvelle, c'est raté, s'esclaffe Louise.
- J'en suis désolée ma chérie.
- Ah non, surtout pas, ne le sois pas. Il aurait été dommage de rater un tableau pareil!
- C'est ça, marre toi ! Proteste Virginie, un pied empêtré dans le tapis, les bretelles de son déshabillé tombées et les cheveux hirsutes.
- Désolée, mais c'est trop rigolo ! Et surtout, tu es divinement belle mon ange.
- Aide moi à me relever au moins au lieu de me faire du charme pour te faire pardonner ! », gronde faussement Virginie aussi hilare que sa compagne. Joignant le geste à la parole, elle tend mollement son bras à Louise qui répond à son geste et se glisse hors du lit, tout en gardant délicatement la main de sa compagne dans la sienne. « T'as pas fini de me faire du gringue ? » rajoute-t-elle avant de la faire chuter doucement à ses côtés.
- Traîtresse ! S'insurge Louise. C'est comme ça que tu traite ta sauveuse !
- Je traite ainsi tous ceux qui faillissent au respect de ma personne !
- Qu'est-ce-qu'il faut pas entendre ! Tu as pris un coup sur la tête toi, c'est pas possible !
- Et un énorme même ! Celui que tu m'as donné quand je t'ai rencontrée ma chérie. Sonnée, groggy, k.o.
- Oh, ça c'est gentil murmure Louise, dans un sourire qui en dit long avant de déposer un baiser tout aussi expressif, sur les lèvres de Virginie.
- Oh, mais je croyais que tu étais fatiguée, lui dit la belle blonde en reprenant son souffle.
- Je l'étais, mais tu es la meilleure des motivations chérie.
- Ce qui veut dire ? Questionne Virginie, les mains sur les hanches, jouant les charmantes idiotes.
- Ho ho … Je vois, je vois ! Il va falloir que je fasse une démonstration pour que tu comprennes mieux où je veux en venir alors... »


A peine ces mots dits, la brune avocate se rapproche de Virginie et ceint délicatement sa taille de son bras avant de se coller à elle et de lui offrir un second baiser du bout des lèvres et de descendre le long de la jugulaire où elle sent les battements de cœur s'accélérer au fur et à mesure de sa lente progression. Le souffle chaud et humide de Louise continue sa course jusqu'à l'épaule de Virginie avant de reprendre le chemin inverse alors, que déjà, de ses mains elle en explore le corps qui frissonne à leur contact.


Encouragée, Louise enchaîne avec des caresses un peu plus poussées et des baisers de plus en plus profonds auxquels Virginie répond volontiers, se laissant entraîner dans un tourbillon de volupté......


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Jeu 4 Juil - 16:55

D'un geste rapide et habile, Louise débarrasse sa jeune compagne de son déshabillé avant d'investir son corps à pleines mains et à grands renforts de baisers aussi brûlants les uns que les autres, la noyant dans un ballet de plus en plus torride.


Elle s'allonge ensuite sur elle, la couvrant de son corps en ébullition remuant légèrement son bassin entre ses cuisses, prise d'une frénésie incontrôlable de lui offrir un plaisir indicible, comme pour rattraper le temps perdu. Virginie, clouée, ne peut que subir les assauts de sa maîtresse avec ravissement, s'abandonnant totalement à elle. La jeune blonde s'ouvre d'avantage au corps de Louise dont elle sent les délicats mais non moins significatifs mouvement de hanches sur son pubis, l'invitant même à un contact encore plus intime et plus soutenu.




Louise perd sa charmante tête brune dans les cheveux blonds soyeux de Virginie, couvrant son cou et son visage de milliers de baisers fougueux, de longues minutes durant, évitant sciemment sa bouche affamée.



Alors que d'une main, l'avocate investit la poitrine offerte de sa compagne, elle explore sa cuisse de l'autre, la remontant sur ses propres hanches, désirant ne former qu'un seul corps avec elle et la transporter jusqu'à la limite du supportable. Virginie accompagne des ses propres mains les caresses de Louise qui, au bout d'une éternité vient couvrir sa bouche de la sienne et lui délivre un baiser magistral. A ce moment, les caresses et les ardeurs redoublent d'intensité et l'impatience arrive à son paroxysme.





Louise, satisfaite de cette mise en bouche, se décide à répondre aux attentes de sa jeune maîtresse. Elle se dégage légèrement afin de permettre à sa main de passer entre leurs deux corps et de parvenir entre les jambes de Virginie et de ses doigts découvre avec délice, le résultat de ses investigations. Elle se met à jouer avec les chairs molles de son antre détrempé avant d'agacer savamment son bouton gonflé de désir.




Puis, abandonnant sa tâche, elle descend lentement entre les cuisses largement ouvertes de Virginie et sa bouche prend le relais de ses doigts. Elle embrasse le fruit mur qui s'offre à elle et dont le nectar est si savoureux qu'il ne lui faut pas longtemps à en savourer le goût de sa langue. Elle se met à titiller, énerver et lécher avec passion le petit bout de chair fier et orgueilleux.


Virginie, qui refuse de laisser Louise maîtresse du navire, l'invite à se positionner au dessus de sa tête afin de lui rendre le plaisir qu'elle lui procure. Louise ne se fait pas prier et s'offre à la bouche de la jeune blonde qui se met à la goûter copieusement, sans retenue. Sa langue manœuvre avec maestria, alternant pression, caresses et petits cercles avant de pénétrer l'intimité de Louise pendant que son pouce continue de jouer avec son clitoris. Louise de son côté, explore les parois intimes de sa jeune maîtresse tout en la léchant sans relâche, imprimant de ses doigts, un va et vient régulier, toujours plus profond et plus dense.
Quelques instants plus tard, et en même temps, leurs corps se tendent comme des arcs, et crient leur jouissance.








Nathan ouvre un œil, puis un second, réveillé par un son qu'il ne peut définir, plongé encore dans les brumes d'un sommeil lourd et sans songes. Paresseusement, il attrape le téléphone portable posé sur la table de chevet et actionne la touche latérale. La lumière qui surgit soudain l'éblouit quelque peu. Le temps d'habituer ses yeux et il finit par lire l'heure qui s'affiche sur l'écran digital. Quatre heure du matin. Il repose l'appareil et laisse retomber son bras sur le lit, tout en soufflant et questionnant le vide, à voix haute.



« C'est quoi ce bordel ? » Il s'accorde quelques secondes, le temps que le brouillard de la nuit quitte définitivement son esprit avant de comprendre l'origine de ce son si mystérieux jusque là. Le sourire malicieux, il imagine alors les débats se déroulant dans l'autre aile du manoir.


« Elles font fort ce coup ci. Elles vont finir par ameuter tout le quartier ! » Sourit intérieurement le jeune homme tout en étant ravi de savoir sa mère enfin heureuse.



Il se retourne dans son lit, replace son bras bien au chaud sous la couette et referme les yeux. Viennent alors à son esprit des pensées inattendues. L'image de celui qui n'est son père que de nom apparaissent dans sa tête. Le visage d'un homme grand et corpulent qui passait le plus clair de son temps à le réprimander, lui, sa sœur et sa mère, un homme qui aimait les humilier devant sa propre famille et chaque visiteur, les écraser comme de vulgaires insectes afin d'affirmer son statut d'homme puissant et celui d'un père et mari autoritaire. Des larmes de douleur commencent à noyer ses yeux, mais, songeant au sort actuel de cet homme qu'il a toujours haï, il se ressaisit et pense au bonheur tout neuf d'une mère qu'il vénère.





En entendant du bruit de l'autre côté du mur de sa chambre, il devine que Noémie est elle aussi, réveillée. Alors, il attrape à nouveau son téléphone portable et ouvre l'option messagerie avant de saisir sur le clavier tactile un court message destiné à son attention. Mais à sa grande surprise, un texto s'affiche sur l'écran alors qu'il n'a pas terminé le sien et réalise qu'il s'agit de sa sœur.


Noémie : « « T'as entendu ? » »


Nathan : « « Oui, toi aussi on dirait » »


Noémie : « « Tu crois ce que je crois ? » »


Nathan : « « Affirmatif » »


Noémie : « « Elles ont jamais fait autant de bruit ! » »


Nathan :« « Certes, mais y'en a au moins deux qui s'envoient en l'air dans cette maison ! » »


Noémie :« « Roooo, t'es pas possible frangin » »


Nathan : « « Bein quoi !! » »


Noémie : « « T'as wistiti qui te démange ou quoi ? » »


Nathan : « « J'ai 19 ans, je crois que c'est normal et ne me dis pas que toi non plus, ça te donne pas envie » »


Noémie : « « Je vois Kevin demain, je survivrai jusque là ! Tu vois pas Marion toi ? » »


Nathan : « « Bien sûr que si ! » »


Noémie : « « Vous allez certainement pas parler du théorème de Pythagore ou de la loi de Newton ! A d'autres les exos de maths ! » »


Nathan : « « Et toi, tu vas encore faire de la batterie avec Kevin peut-être ! » »


Noémie : « « Bein si, justement !! » »


Nathan : « « C'est ça, et la clarinette, il te fait pas monter dans les aigus ? » »


Noémie : « « Mdr, bonjour l'image ! Oui, il joue très bien de la clarinette si tu veux savoir ! » »


Nathan : « « Ca je l'aurais deviné. Vous prenez vos précautions au moins ? » »


Noémie : « « Oui, t'inquiète frangin » »


Nathan : « « Ok, alors ça va. Maman est au courant ? » »


Noémie : « « Rien dit mais je crois qu'elle le sait quand même » »


Nathan : « « Ce mec est un mec bien, je l'adore » »


Noémie : « « C'est pour ça que je l'aime. Allez, on fait dodo ? » »


Nathan : « « Bonne idée soeurette. Bon dodo. Bisous je t'adore. A taleur » »


Noémie : « « Bonne nuit Nathan, je t'aime aussi » »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Sam 13 Juil - 21:39

Sept heures du matin, des pompiers finissent d'éteindre un feu de véhicule. De la voiture entièrement carbonisée, une seconde équipe des soldats du feu retire un corps ratatiné, noir et difforme, pratiquement réduit à l'état de squelette, mêlé à ce qui reste de chair. La brigade d'intervention estime à plus de 1500 degrés la chaleur dégagée pendant l'incendie et soupçonnent fortement l'emploi d'un produit accélérateur.


Le chef de la brigade d'intervention se dirige d'un pas décidé vers le responsable des forces de gendarmerie et s'empresse de lui transmettre cette information .


Le brigadier chef réagit immédiatement, faisant établir un périmètre de sécurité afin de préserver le site de pollution supplémentaire, risquant de détruire d'éventuels indices.


La voiture encastrée dans la gigantesque croix de béton, ainsi que le cadavre vont devenir le centre d'intérêt pourl'équipe scientifique appelée immédiatement.


Ce qui devient, au prime abord, le résultat d'un banal accident, devient une enquête criminelle.
Un des pompiers présents sur les lieux, retire son Appareil Respiratoire isolant et son casque avant de s'adresser à un de ses compagnons de feu.


« Pfiou, la vache, c'est bien la première fois que je vois ça !
- Bein ça ressemble ni plus ni moins à un pneu cramé..
- Pas dans cet état, c'est même plus un pneu.. c'est.. c'est.. ça n'a même pas de nom..
- C'est une horreur. Je sais pas qui se trouvait à bord de la bagnole, mais j'espère qu'il ou elle s'est pas vu partir.
- C'est du chaud bouillant. Vu le périmètre qu'ils sont en train d'installer, ça ressemble plus à un meurtre qu'à un banal accident.
- Un assassinat tu veux dire.
- Meurtre, assassinat, c'est du pareil au même !
- Erreur ! Un meurtre n'est pas prémédité alors qu'un assassinat, oui.
- Ok, alors, c'est un assassinat. En tout cas, c'est clair, c'est voulu puisque cet accident n'est qu'une mise en scène.
- Tu crois que c'était quoi, un mec, une femme ?
- J'en ai pas la moindre idée mais on finira par savoir. Ah, passe moi ta tricoise, j'ai laissé la mienne aux vestiaires.
- Tain, t'es con, c'est pas la première fois que tu fais le coup ! Si le chef s'en aperçoit, tu vas encore te faire allumer.
- Ecoute, ça fait plus de deux semaines que ma tricoise est niquée et que je lui en ai demandé une nouvelle. J'attends encore. Cet enfoiré de Jacques en a dans son stock et il me l'a toujours pas refilé alors, j'ai direct demandé au big boss.
- Mouais, en attendant, on est tenus d'avoir une tenue complète.
- Bon, tu me la files que je défasse ce fichu raccordement ?
- Attend, je vais le faire.
- Pas question, tu arrives à peine à te tenir droit. Tu aurais mieux fait de rester tranquillou chez toi bien au chaud au lieu de venir de cailler les miches ici. En plus, t'étais même pas de garde !
- Ho, tu me connais.. et puis, c'était un appel général.
- Tu vas finir par y laisser la coenne à force de jouer au con.
- J'y peux rien, je suis comme ça. Et tu peux me serrer la main, on est pareils toi et moi.
- A propos de rester au chaud, à mon avis, on est pas prêt d'y aller au chaud.
- Tu crois qu'on va nous interroger ?
- Bein y'a de fortes chances. On est arrivés les premiers sur les lieux de l'incendie. Je dirais même qu'on va nous poser des tas de questions.
- Bein on a pas le cul sorti des ronces. Et ça caille grave !
- On aurait du laisser cramer la voiture, au moins, on aurait pu continuer à se chauffer !
- Ohhhh, toi et ton humour, s'esclaffe l'autre collègue.
- C'est quand même bien triste de voir ça... finir comme ça, en barbecue..
- Et pourquoi dans ce coin perdu ?
- Oh, pas difficile à deviner : la tranquillité d'action et le feu pour annihiler toute chance d'indentification, le coup classique.
- Sauf qu'à la scientifique, ils sont rudement forts ! Ils arrivent à remonter à un assassin avec le moindre petit détail.
- Toi, tu regardes trop les experts !
- Non non.. On devine même pas ce qu'ils sont capables de faire ! C'est dingue !
- Au lieu d'en parler à la téloche, ils feraient mieux de la fermer parce que les criminels, ils savent après ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire pour pas se faire pincer.
- Mouais, c'est pas faux. En tout cas, on a pas fini d'en entendre parler de ce soir.
- Les gens auront au moins de quoi bavasser.... Vingt deux, v'là le chef... »




Les deux hommes cessent leur discussion à l'arrivée du gradé, un se chargeant de vider le restant d'eau dans le tuyau, le second, de ramener la division dans le puissant fourgon pompe tonne.


Quelques minutes plus tard, en rang d'oignon, les soldats du feu se mettent à la disposition de la gendarmerie pour les premiers interrogatoires alors, qu'au loin, l'on aperçoit les reflets d'un girophare bleu, annonçant l'arrivée de l'équipe scientifique.




« C'est fait ?
- Yes boss.
- Vous avez suivi mes consignes à la lettre ?
- Oui patron. Il va leur en falloir du temps pour chercher à l'identifier.. s'ils y arrivent. Il ne reste du cadavre qu'un amas de chair et d'os.
- Et les boucles d'oreilles, vous y avez pensé ?
- Oui chef, on a fait exactement comme tu as dit. On les a accrochées au cadavre avant d'y mettre le feu pour que ça brûle avec.
- Bien. Et à la morgue, tout s'est bien passé ?
- Comme sur des roulettes chef. On est sortis comme on est rentrés, ni vu ni connu j't'embrouille. J'ai une question chef.
- Je t'écoute.
- Pour les boucles d'oreilles, comment tu sais que c'est celles là qu'il fallait ? T'as jamais vu cette nana !
- Et les photos Ducon, ça existe ! Le Belge m'a toujours demandé d'avoir des clichés de partout où il allait, n'importe quand, n'importe où, donc, de toutes ses connaissances et de leurs amis. Tu piges ?
- Ok mais pourquoi toutes ces photos ?
- Bein pour une raison au moins. J'ai identifié Corinne et Lemoux sur l'une d'elles où elle porte les mêmes boucles que vous avez mis sur le macchabée.
- Tu crois que le Belge va y croire ?
- Il le faut de toute façon sinon, je suis un homme mort. Mais je pense que oui. Il va pas chercher à comprendre dans l'immédiat. Quand il aura découvert le pot aux roses, je serai bien loin et je vous conseille d'en faire autant car ne pensez pas qu'il se contentera de ça, des photos et de toute notre petite mise en scène. Eekhoud va toujours jusqu'au bout des choses. Il n'est pas né de la dernière pluie.
- Il sort demain, c'est ça ? Et comment compte-t-il se barrer ? Il n'a aucune chance !
- C'est bien mal le connaître. Il a connu des situations bien pires que celle là et rien n'arrête un rouleau compresseur comme lui.
- T'en as la trouille chef?
- Je bosse pour lui depuis des années, et je sais ce dont il est capable. Vous n'en avez même pas idée. On est des enfants de cœurs à côté de ce mec. Je vous conseille un truc, prenez votre fric et barrez vous loin d'ici ! »




A ces mots, Max plonge sa main boudinée et velue dans le tiroir qui se trouve à sa droite et en ressort trois enveloppes en kraft avant des les tendre, l'une après l'autre aux trois protagonistes.


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Mar 16 Juil - 20:18

Mardi :




« « hého, debout ! C'est l'heure de se réveiller ! .. Allez, debout ! Allez, du nerf.. hop hop hop.. Bon ça suffit maintenant hein.. il faut se lever » »




« Hmfffff, tain, faut que je change cette fichue sonnerie de reveil... » dit Nathan en grommelant. « Je vais finir par faire une attaque ! »


Le jeune garçon attrape mollement son téléphone portable et presse sur une touche, au hasard, afin de mettre fin à la torture matinale. Quelques longues secondes plus tard, c'est chose faite. Un silence pesant mais fort agréable règne à nouveau dans la pièce et Nathan laisse son corps s'enfouir dans le chaud douillet de sa couette avant de fermer les yeux et se laisser envahir par le sommeil. Ce sommeil qui a été plutôt dérangé durant le cours de la nuit par des cris étranges.


Et soudain, cette image, ou plutôt ces sons lui reviennent en mémoire. Il voit alors sa mère et Virginie se donnant l'une à l'autre sans retenue aucune, s'abandonnant totalement au plaisir. Un sourire malicieux se dessine alors sur ses lèvres et des pensées se mettent à fuser dans son cerveau jusque là plutôt ramolli. « Non, ce coup ci, faut pas passer à côté de ça » se dit-il. Au même instant, il perçoit une mélodie, de l'autre côté de la cloison, celle là même qui le sépare de la chambre de sa jeune sœur.



D'un bond, il se lève hors du lit malgré le froid de la pièce, enfile un pull au hasard et se dirige vers la porte de la chambre voisine avant de toquer.


« Noémie, t'es réveillée ?
- Oui
- Je peux entrer ?
- Bien sûr »


Le jeune homme pénètre dans la chambre dont les murs sont tapissés de vieilles affiches de cinéma. Noémie est une férue de vieuxnoir et blanc. Jean Gabin, Greta Garbo et autre Marlène Dietrich veillent sur son sommeil depuis toujours.




« Coucou soeurette, bien dormi ?
- Aussi bien que toi je suppose Nathan.
- Qu'est-ce-que tu veux ? Questionne la jeune fille. Puis, voyant les yeux pétillants de son grand frère, elle s'écrie.

« Oh, toi, tu penses à ce que je pense.
- Plutôt oui..
- La nuit agitée dans l'autre aile de la maison ? Dit-elle par bribes, large sourire aux lèvres.
- Exactement.
- Oui, et ... ?
- En fait, je voulais juste te parler de maman.
- Où tu veux en venir Nathan ?
- Elle était déjà géniale, mais là, depuis Virginie, elle est totalement épanouie. Répond le jeune homme
- Tu crois que maman a toujours été lesbienne ?
- Peut-être, peut-être pas. Là n'est pas le problème. Je crois surtout qu'elle est amoureuse d'une personne qui la comprend, qui l'aime, et la respecte. Maman reçoit au centuple l'amour qu'elle porte à Virginie et elle aime Virginie plus que tout. De l'autre con, elle n'a jamais rien eu si ce n'est humiliation et reproches.
- Oui et qui plus est, elle a tout fait pour lui et ce connard a failli ruiner, et le cabinet, et sa réputation. Ajoute Noémie.
- En attendant, la sienne est descendue en flammes. J'espère qu'il va pourrir derrière les barreaux ce salopard.
- Qu'il ne s'approche jamais plus de maman et de Virginie, c'est tout ce que je souhaite. Elles méritent d'être heureuses..
- Elles sont faites l'une pour l'autre, ça ne fait aucun doute.
- Dommage que maman ait mis tant de temps...
- Tu sais, je crois que les cris de cette nuit, c'est qu'elles rattrapent le temps perdu. S'esclaffe Nathan
- Idiot ! S'esclaffe à son tour la jeune fille.. Et si on allait petit déjeuner ? Avec un peu de chance, on sera les premiers debout.
- Et si on leur apportait leur p'tit dej au lit ? Interroge Nathan.
- Bonne idée, mais t'as pas l'impression qu'on va taper l'incruste là ?
- Bah non.. Après tout, Xavier lui prépare bien le p'tit déj tous les matins..
- Sauf que maman n'a jamais voulu se le faire servir en chambre. Répond du tac au tac Noémie.
- Bah, justement, les choses ont changé. Xavier est pas là, donc, c'est les enfants chéris de leur maman qui vont lui porter son petit déjeuner !
- Elles doivent être sûrement fatiguées après le marathon de cette nuit... ça roule, elles apprécieront sûrement.. Et tu sais quoi ?
- Quoi ?
- Tu m'enlèveras pas de l'esprit que tu as une idée derrière la tête..
- Qui sait..... »





Tranquillement, et à pas feutrés, dans l'espoir de ne pas réveiller les deux amoureuses, les deux jeunes descendent les escaliers avant de se diriger vers la cuisine où ils vont préparer un copieux petit déjeuner à l'attention des deux femmes, semeuses de troubles nocturnes.


Alors qu'ils arrivent devant la porte et que Nathan se saisit de la poignée, les deux jeunes gens aperçoivent un rai de lumière filtrer sous la porte..




« Zut, elles sont déjà debout ! Chuchote Noémie
- C'est raté pour l'effet surprise ! Rétorque Nathan, un air désolé sur le visage.
- Finalement, c'est nous qui allons créer la surprise de nous être levés aussi tôt.
- Bon, on fait quoi... on retourne au dodo ou on va les rejoindre ? Questionne le jeune homme.
- On a cours dans trois heures et le réveil aurait du sonner que dans une heure.. je me demande si ça vaut le coup de se remettre au pieu..
- Et j'y pense.. finalement, on a programmé tous les deux nos réveils une heure plus tôt.. Pourquoi on a fait ça ?
- Heu, moi, c'était pour revoir mes maths.. Mais finalement j'ai laissé tomber, notre projet était bien plus intéressant.. et toi ?
- Heu, bein justement, je les ai entendues et j'ai décidé de leur porter le petit déj au lit..
- Ouais, c'est ça.. allez, rentrons et allons déjeuner, j'ai la dalle.. »




Obeissant à sa jeune sœur, Nathan tourne la poignée et ouvre la porte sur deux femmes amoureuses, collées l'une à l'autre, en train de se dévorer le visage sans retenue. Nathan et Noémie restent plantés devant ce spectacle auquel ils ne s'attendaient aucunement, se questionnant du regard, doivent-ils rester ou ressortir et laisser tranquilles les deux femmes ?
Soudain, Virginie et Louise, sentant une présence dans la pièces, cessent leur étreinte avant de diriger leur regard sur les deux enfants penauds.


« On vous a pas appris à frapper avant d'entrer ?
- heu ... désolés, on pouvait pas savoir.. répond Nathan dont les joues s'empourprent à vue d'oeil. -Est-ce-que je ferme la porte de la cuisine habituellement ? Questionne Louise, le regard malicieux et moqueur devant la gêne de ses enfants.
- Non, c'est vrai.. En fait, on voulait vous faire une surprise Noémie et moi.
- Quel genre de surprise ?
- Heu, vous porter le petit déjeuner au lit.
- Et en quel honneur ? Interroge Louise.
- C'était juste une idée .. Heu, Noémie et moi, on a pensé que ça vous ferait plaisir..
- Ho, comme c'est chou ! Intervient Virginie. Quelle délicate attention..
- Du coup, on se retrouve tout cons là..On est arrivés comme un chien dans un jeu de quilles. On va vous laisser finir de petit déjeuner tranquilles.. On reviendra plus tard.
- Mais il n'en est pas question s'insurge faussement Virginie. Café, chocolat ? Leur demande-t-elle joyeusement en se levant d'un bond.
- Eh bien, tu es en forme Virginie après une nuit pareille ! Intervient Noémie restée silencieuse jusque là.
- Comment ça, « après une nuit pareille » demande Louise, fronçant du sourcil ?
- Que s'est-il passé cette nuit ? reprend Virginie. Y'a eu du raffut ? Du bruit ? J'ai rien entendu moi..
- Heu, pas vraiment répond Nathan.. En fait, oui et non.. Du raffut il y a eu, oui, et non, vous ne pouviez pas l'entendre.
- Je comprends rien ! Rétorque Louise. Explique toi Noémie.. La jeune fille reste silencieuse, le feu aux joues, ses lèvres tremblantes ayant du mal à réprimer à la fois la honte, et un fou rire grandissant. Voyant que sa fille se refuse à toute réponse, Louise interroge son garçon du regard.
- Non, mais c'est quoi ce complot ? Questionne Louise.. Qu'est-ce-qui vous prend ? On dirait deux gamins pris en flagrant délit de je ne sais quoi...
- A tout dire maman, reprend Nathan prenant une puissante goulée d'air pour se donner du courage, on vous a entendues cette nuit, Noémie et moi. »






A cet instant, les visages de Louise et Virginie jouent les caméléons et prennent la même teinte que ceux des deux jeunes gens. Le regard des deux femmes devient fuyant, cherche soudainement une nouvelle direction. On se demande à ce moment qui, des quatre protagonistes, se sent le plus gêné . Un silence de plomb règne alors dans la pièce, soudainement interrompu par le gargouillis de la cafetière où s'écoulent les dernières gouttes d'un arabica à l'arôme subtil. Il n'en faut pas plus pour que tout ce petit monde parte dans un éclat de rire incontrôlé.








Walter Eekhoud s'est endormi, l'esprit serein et sûr de lui. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se retrouver au royaume de Morphée, où, même les voyous et salopards de son envergure, ont leur place. Le doux rêve d'une liberté très prochaine a rendu son sommeil paisible et profond.


Mais deux heures plus tard, ses yeux s'ouvrent sur les ténèbres de la nuit, prélude à une activité cérébrale intense sur sa liberté dans les prochaines heures et à sa vie paisible au soleil dans un pays d'Amérique du Sud, là où ses complices l'attendent et où il pourra continuer son ignoble trafic en toute impunité.


Pour l'heure, sa première satisfaction, et non des moindres, est celle de voir le cadavre de celle par qui tout est arrivé, Corinne. Il fixe la nuit noire et savoure le silence et se concentre à nouveau sur les événements à venir. Dans quelques heures, il sera transféré au bureau du juge...


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Dim 28 Juil - 21:24

« Alors Xavier, comment te sens-tu ce matin ?
- C'est la pleine forme ! Je n'ai plus mal et je respire tout seul comme un grand.. C'est simple, j'ai l'impression d'avoir retrouvé un second souffle !
- Tu ne pouvais pas choisir meilleure comparaison mon cher.. je suis ravi de te voir en si belle forme.
- Quand c'est que je vais sortir ?
- Ho ho, ne mets pas la charrue avant les bœufs veux-tu ? Tu reviens à peine de chez les morts que tu veux déjà aller danser la carmaniole !
- C'est que j'ai un boulot qui m'attend.. Dieu seul sait dans quel état je vais retrouver le manoir. Il va me falloir mettre les bouchées doubles !
- Du lit au fauteuil et du fauteuil au lit.. Tu as une belle convalescence qui t'attend. Tu crois pas que tu vas te mettre au boulot dès que tu rentreras, c'est hors de question !
- Mais...
- Xavier, c'est non seulement ton toubib qui te parle, mais aussi ton ami. Tu as failli passer de l'autre côté, ne l'oublie pas. Tu te sens en pleine forme mais tu n'es pas encore opérationnel. Il te faut te reposer. Je m'occuperai de te bichonner. Avec Louise, Virginie et les enfants, tu vas être comme un pacha.
- C'est cela que je redoute Hans. J'ai horreur de l'oisiveté.
- Mais tu n'as pas le choix !
- J'aime être utile.
- Mais quin cap de bourre ! Tu seras utile quand tu seras ok. Le manoir a besoin d'un homme en pleine santé. Donc, pour le moment pense à toi, un peu. » Puis voyant Xavier grimacer de rire :
- Ah, tu vois que tu as mal ! Et puis, pourquoi tu ris d'ailleurs ?
- Un Allemand qui cause le Patois, j'aurais tout vu ! Et je te signale que je ne suis pas plus tête de mule que toi.
- Tu le comprends toi aussi ?
- Bien sûr, je suis originaire des Pyrénées. Je suis arrivé à Paris j'avais même pas dix ans.
- J'adore le sud-ouest. J'y vais dès que je le peux.
- Même si elles sont dans mon cœur, mes montagnes me manquent. Cela fait une éternité que je n'ai pas vu le Vignemale ou le Pic du Midi, ou encore la brèche de Roland.
- Et si tu venais avec moi quand tu seras sorti ? Tu pourrais te reposer et revoir tes montagnes si le cœur t'en dit !
- Rien ne me ferait plus plaisir Hans, mais je ne sais pas si Louise serait d'accord et qui plus est, je n'ai pas les moyens de m'offrir l'hôtel...
- Tu le fais exprès ou quoi ? Je vais t'aider à le lâcher ce manoir moi tu vas voir ! Et d'un, je ne pense pas que Louise s'opposera à un convalescence dans les Pyrénées et de deux, tu n'as pas d'hôtel à payer pour la bonne raison que j'ai une maison là-bas.. et toc ! T'es coincé mon gars ! » Au visage de Xavier qui traduit une moue significative, le Docteur Kramer ne peut s'empêcher de s'esclaffer.
- Et t'es content hein, lui répond Xavier. D'ailleurs, je suis certain que tout ça est déjà planifié avec Louise.
- Pour les Pyrénées non, mais pour ta convalescence forcée, oui.
- Je sais pas pourquoi, mais j'ai comme l'impression de m'être fait piéger là.
- En effet. Tu es fait comme un rat et tu n'as pas d'autre choix que d'accepter.
- Ok, je m'incline. Mais je te préviens, je suis un malade insupportable.
- N'oublie pas que tu as devant toi un médecin. J'en ai maté de bien plus coriaces que toi.
- Alors, je sors quand ? Que je les revoie enfin mes montagnes !
- Vu le rythme auquel tu récupères, très vite !»

Le lourd fourgon pénètre lentement dans la cour avant de stopper net devant la porte d'entrée. Cinq hommes encagoulés en descendent, armés jusqu'aux dents. Dans un silence pesant, et entourant un homme menotté, ils scrutent la zone d'un œil averti avant de pénétrer dans le bâtiment.

Les hommes du GIPN sont positionnés de façon stratégique afin de prévenir un éventuel assaut visant à libérer, ou, au contraire, assassiner le prévenu. Un homme de chaque côté, un devant lui,ouvrant le chemin et deux dans son dos afin de surveiller ses arrières, Eekhoud avance lentement, tête baissée. Dans quelques instants, il va se trouver devant le juge pour répondre de ses actes.

De nombreux éléments à charge pesant contre lui, il ne connaît que trop bien la nature de cette confrontation avec le magistrat et les conséquences qui vont en découler. C'est ce à quoi il n'a eu de cesse de réfléchir de longues nuits durant avec une conclusion unique : Il n'est pas homme à passer le restant de sa vie derrière les barreaux, refusant l'échec et l'humiliation vis à vis de ces « associés ».

Le petit groupe, toujours en formation, traverse les longs couloirs sombres et ternes qui vont le conduire jusqu'au juge. Les murs de l'ancienne bâtisse sont chargés des souvenirs des histoires criminelles ayant défrayé la chronique durant le demi siècle passé. Juste au dessous du haut plafond, de vieilles fenêtres alignées, aux peintures défraîchies, laissent filtrer la faible lueur du soleil de l'hiver. A tout prendre, cet endroit triste et froid fait penser à la prison de laquelle il vient de sortir. Les sculptures boisées qui courent le long du couloir font penser à celles d'une église poussiéreuse à l'odeur d'encens et de renfermé. Ce mélange donne à Eekhoud une nausée telle, qu'elle le conforte dans sa décision de fuir cet endroit au plus vite.

Au bout de quelques minutes qui paraissent interminables, le petit groupe s'arrête enfin devant une porte, celle du juge.

Deux hommes en uniforme font le guet, d'autres sont en poste dans le couloir. Eekhoud fait vite le compte, ils sont une quinzaine à peu près.

« Entrez Monsier Eekhoud, annonce une voix sombre et ténébreuse. »


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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Sam 3 Aoû - 4:28

Cette histoire me laisse totalement rêveuse Wink tu sais déjà ce que j'en pense Smile

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MessageSujet: Re: LOUISE OU LA VRAIE VIE    Sam 10 Aoû - 20:18

Oui mon ange ;)je sais ;)Et voilà une petite suite ...

« Non, pas toi, fous moi la paix ! Dit une voix pâteuse.
- Ah non mon mignon, ton cul, c'est une bombe ! Tenez le bien les gars ! »



A ces mots, Lemoux est assailli et solidement maintenu par les sbires de « Doctoré ». Planant dans les sphères artificielles dans lesquelles il a pénétré quelques minutes plus tôt, l'avocat pourri ne réagit pas de façon aussi virulente qu'il aurait pu le faire dans un état sobre, même si des mains s'agrippent un peu partout sur lui afin de l'immobiliser, mais il aurait au moins gardé sa dignité d'homme.



A plat ventre sur sa couchette, un genou plaqué entre ses omoplates, il voit dans le flou que la porte de sa cellule est grande ouverte. Il est peut-être trois heures du matin mais son cerveau embrumé fonctionne assez bien pour lui faire comprendre que seule, la complicité d'un des gardiens a pu permettre une telle intrusion dans sa cellule. Hulk lui-même est de mèche. D'ailleurs, alors qu'on lui retire violemment son pantalon, il l'aperçoit dans le coin de la pièce, appréciant le spectacle qui s'offre à lui, tout en comptant les billets que l'on vient fraîchement de lui remettre. Doctoré, lui, calmement, se défait de son pantalon sous lequel Lemoux, devine, horrifié, le degré d'excitation de son bourreau.


« Ho, mon petit lapin est tout calme. Tu vas voir mon grand, je vais t'envoyer au septième ciel. Ton trip et ma bite dans ton beau petit cul, ça va être l'extase mec ! »


Les fesses à l'air, les complices de Doctoré le positionnent afin de faciliter au grand noir ses agissements. Lemoux, tel un pantin désarticulé, impuissant n'a autre choix que de se résigner et d'accepter. Il sent s'immiscer lentement en lui le pieu gigantesque du black.



Saisi par la nausée, il ferme les yeux, pince ses lèvres et laisse son bourreau accomplir son acte odieux. Il le sent aller et venir en lui avec une douceur qu'il n'a pas connue la fois dernière. Il se dit alors que le narcotique qu'il vient d'assimiler dans son organisme altère la perception des choses. Le Noir qui évolue sur lui se met à gémir, Lemoux ouvre les yeux. Le rythme de Doctoré s'accélère, Lemoux referme les yeux. De plaisir. Ses principes et ses convictions s'estompent dans les vapeurs artificielles de la drogue et finissent par disparaître dans la vague de volupté qui envahit son corps tout entier.


Quand Doctoré quitte la pièce, Lemoux se recroqueville sur lui-même, partagé entre le plaisir et la honte. Hulk, qui n'a pas perdu une seule seconde du spectacle qui s'est déroulé devant lui, remonte sa braguette, les yeux en proie à une extase indicible.
« Alors, tu vois que ça t'a plu ! Je savais bien que ça finirait par te plaire. Personne ne résiste à la bite de Doctoré et lui, il est ravi. Tout le monde est toujours ravi de mes services.
- Et toi, tu te remplis les poches fumier.. Ah, tu as bien calculé ton coup. Tu es une ordure de la pire espèce. Attendre que je sois shooté pour faire venir ce nègre.
- T'es blanc comme neige toi peut-être ! Ca fait quel effet de se retrouver à la place de celui qui se fait baiser ?
- Je n'ai jamais violé quelqu'un pour autant que je sache, enflure !
- Mais les manigances, les coups tordus et j'en passe, ça oui. Tu connais que trop bien. Chacun son tour Ducon. La roue a tourné. A toi de te faire avoir.
- T'es un homme mort..
- Hoho.. des menaces.. s'esclaffe Hulk. Maman, j'ai peur.
- Quand je serai dehors, je m'occuperai de ton cas..
- Le Belge, c'est ça ? Tu vas demander à ton pote le Belge de me dessouder ? Mais il en a rien à foutre de toi ton pote mon grand ! Tu me déçois beaucoup l'avocat. Ce que tu peux être naïf ! Ton gars, il en a pour des années et s'il se barre, et je pense que c'est ce qu'il va tenter de faire, il va te laisser sur le carreau. Non, mais tu crois toi quoi ? Il s'est bien servi de toi mais puisque t'as pas été capable de chier droit, il va te laisser moisir ici, crois moi. T'es fini mec.. fini.
- J'ai une réputation à entretenir connard..
- Ha... c'est donc ça ! Tu veux que personne ne sache que tu t'es fait embrocher.. hahahaha, je rêve. Tu descends de plus en plus dans mon estime l'avocat. Comme si tu savais pas ce qui se passait dans les prisons ! Tu sais, des pédés, y'en a partout et tout le monde s'en fout que tu es bouffé de la queue.
- Ta gueule sale con !
- Héhé.. Tu aimes ça, avoue
- Je t'ai dit de la fermer connard !
- Sinon quoi ?
- Mon poing dans la gueule pour commencer..
- Bein vas-y, défoule toi ! Allez, viens, viens, je t'attends ! » La montagne de graisse se met soudain à se lever et à se mettre sur la défensive avec une rapidité et une agilité auxquelles Lemoux ne s'attendait pas. Avant qu'il n'ait pu esquisser le moindre geste, Hulk assène sur son estomac un coup de poing énorme qui lui coupe le souffle.
- T'en veux encore ou t'en as pas assez ? T'es vraiment qu'un sale con l'Avocat. Tu n'es pas en force pour jouer les durs ici, je croyais que tu l'avais compris.
- Peut-être ici, mais dehors, tu ne pourras rien contre moi Hulk. Et je te jure, ça va être ta fête.
- C'est pas demain la veille... »




Eekhoud, encadré par les hommes encagoulés du GIPN entre, penaud, à l'invite du magistrat. Malgré qu'il soit assis, on devine chez l'homme d'une cinquantaine d'années, une stature imposante et atlétique. Visage sévère auréolé d'une coupe en brosse grisonnante, et percé de deux yeux gris très clair qui clouent sur place ses vis à vis et forcent le respect. Le magistrat lance son regard d'acier au dessus des petites lunettes à fine monture qu'il a chaussées alors qu'il se saisissait de l'épais dossier Eekhoud.



Le regard gris croise le regard ténébreux du Belge. Les deux hommes se fixent sans que chacun ne baisse sa garde l'espace de quelques longues secondes. Me Lethellier n'est pas homme à se laisser impressionner. Habitué aux affaires de grand banditisme, il a vu défiler devant lui les plus grands criminels et les plus grands truands.


Eekhoud ne pipe pas mot à l'énoncé du juge penché à présent sur son dossier. Derrière le juge et son lourd bureau, une porte fenêtre encadrée de lourdes tentures aussi vieilles que la pièce dans laquelle il se trouve. Un balcon et en bas, la rue dont il entend le vacarme. Ce vacarme qui lui fait tant défaut derrière les barreaux, ce vacarme au doux parfum de liberté et d'aventure. Par la porte fenêtre légèrement entrouverte, il sent par moment la bise de l'hiver mordre son visage. Comment peut-on ouvrir une fenêtre à une température négative au lieu de savourer la chaleur comme tout un chacun ?



L'énoncé du juge est interminable et Eekhoud, à chaque fait exposé, se remémore parfaitement le contexte de chacun ainsi que le moindre détail dont lui seul à connaissance. Il sourit intérieurement, se laissant caresser par ces moments de gloire, son succès dans les affaires et auprès des femmes, ses virées avec ses amis et la luxure dans laquelle il aime à se vautrer. Il songe également à ce que la justice ignore, notamment au cadavre de Corinne et à Jean-François.


Il sursaute légèrement lorsque Lethellier referme, un peu brutalement, le lourd dossier. Les douces rêveries laissent place à la réalité..


Dernière édition par mielpops09 le Ven 15 Nov - 22:53, édité 1 fois
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